ORGANES GÉNITAUX DES CRUSTACÉS
certains auteurs, transitoires et analogues à des pseudopodes amiboïdes suivant Grobben et Owsjanikoff.
Organes génitaux des Crustacés. — Les deux sexes chez les Crustacés sont construits très généralement sur le même plan. La glande génitale elle-même est en général formée de deux parties symétriques présentant chacune un canal excréteur spécial.
Tantôt ces deux parties sont complètement séparées l'une de l'autre et forment deux glandes distinctes {Phyllopodes, Cladocères, Edriophthalmes). Tantôt elles sont unies sur la ligne médiane par une travée transversale qui peut elle-même constituer unlobe impair
\kAL~?n fT ff "'^ 'Ecrevisse. - A, organes mâles : tb, lobe Zl, ?ô .i^t*^^^"^, du testicule; cdf, canal déférent; pa,, ^oxo- B nrln f'^^'n'^"'' P^"e abdominale portant les orifices mâles. fe'mcîfes ^ °' "^^'^«^^ oviductes ; og, orifices génitaux
(fig. 231) {Décapodes). Tantôt enfin elles se fusionnent complètement dans le milieu du corps en une glande impaire, mais tout en conservant leurs conduits àh\:mc\.^[Copépodes, Sclnzopodes\ L'organe est logé généralement dans le thorax, et ce n'est qu'exceptionnellement qu'il est relégué dans l'abdomen. Quant à sa forme eue est trop variable pour que nous puissions nous y arrêter Sr-^'\ inférieures, c'est un tube simple
LT(-r^Z''\'''' ramifié, terminé en cœcum à son
rhn?i^ r ^^"^^""^nt directement par le conduit déférent; es au !nT' notamment chez les Décapodc:,
Les conduits génitaux sont souvent, surtout chez les Entomos-
tracés, de simples tubes plus ou moins contournés, débouchant au dehors dans le voisinage de la séparation du thorax et de l'abdomen. C'est encore le cas pour les Décapodes, qui nous serviront aussi d'exemple pour montrer les variations que présentent les deux sexes h cet égard (fig. 2S1). Tandis que l'oviducte est court et large et débouche dans l'article basilaire de la troisième paire de pattes, le canal déférent du testicule est un tube d'une grande longueur, recourbé un grand nombre de fois, et débouchant à la base de la cinquième paire de pattes.
Dans un très grand nombre de cas, les conduits efférents se dilatent en certains points pour former chez le mâle une vésicule séminale, chez la femelle un utérus, où séjournent les produits sexuels.
Ce n'est que dans des cas assez rares que l'appareil génital ne présente qu'un seul orifice, soit par disparition de l'un des conduits (quelques Copépodes), soit par réunion des deux canaux en un orifice médian {Stomatopodes).
Il n'existe pas en général de glande accessoire difi'érenciée ; dans les Copépodes, où les œufs sont agglutinés entre eux de façon à former deux paquets que la femelle porte attachés à elle, ce sont les parois mêmes de l'oviducte qui sont glandulaires, et sécrètent la substance agglutinante.
Les Cirripèdes, qui sont pour le plus grand nombre hermaphrodites, méritent ici une mention particulière. Les testicules et les ovaires sont des tubes très ramifiés qui ne se distinguent que par leur position ; les premiers sont logés dans la cavité générale, près des parois de l'intestin, tandis que les seconds sont relégués dans le manteau {Balanus) ou dans le pied [Lepas). Les orifices mâles sont placés à l'extrémité du postabdomen, tandis que les organes femelles débouchent dans la paroi du manteau.
Malgré cet hermaphrodisme, Darwin a décrit chez quelques Cirripèdes {Scalpellum) des individus mâles complémentaires lixés en parasites sur le corps des individus hermaphrodites. Ils sont très ditîérents de ceux-ci, et peuvent se dégrader au pomt de perdre tout appendice et même le tube digestif.
On a décrit également chez les Cymothoë un hermaphrodisme, mais d'un genre tout spécial; l'individu présente dans sa jeunesse les deux sortes d'organes, mais plus tard les glandes femelles se développent aux dépens des mâles, et l'animal devient simplement
une femelle. .
Il n'y a généralement pas d'accouplement interne chez les Crustacés. Les mâles déposent simplement leurs produits dans le voisinage des orifices génitaux femelles.
ORGANES GÉNITAUX DES ARACONIDES. 425 Mais il existe toujours cependant chez les mcàles des appendices différenciés en vue de maintenir la femelle pendant la copulation, ou de conduire les produits aux points où ils doivent être placés. Chez certains, ce rôle est même rempli par un organe autonome, qui constitue ce que l'on appelle un 'pénis, malgré i'absènce de copulation proprement dite. Tel est l'appendice cirriforme que portent les Cirripèdes à l'extrémité de l'abdomen. Telles sont encore les tiges éjaculatrices des Brachyures, au sommet desquelles s'ouvrent les orifices génitaux.
De même, chez les femelles, existent des sortes de chambres destinées h loger les œufs fécondés, en voie de développement. Ces chambres incubatrices sont quelquefois formées tout naturellement lorsqu'il existe une carapace bivalve ou des replis cutanés quelconques, comme dans les Cirripèdes, les Cladocères et les Ostracodes.
Dans le cas contraire, certains des appendices se transforment en lamelles foliacées, et recouvrent les œufs qui sont ainsi placés entre ces lamelles et la paroi ventrale du corps (flg. 232).
Enfin dans d'autres types, chez l'Ecrevisse par exemple, les œufs ^ sont simplement attachés aux pattes p. ^ abdominales, sansêtreprotégéspar ''&,^7A^^^^^^^^ aucune expansion tégumentaire. 'y*) = P> pattes abdominales ;
Organes génitaux des Arachni- ^'^^^ lamelle iucubatrice. '
1711^ ~7 r^^"'' ^'"^^^"^ paraissent avoir
gardé que que chose de la métamérisation primitive. Ils sont formes chez la femelle de cinq tubes transversaux, correspondant au^< anneaux de l'abdomen et réunis sur les côt s et surkltne se :r nrolo"" T'' ^-^^^-clinaux. Les deux extrêm noneé ^ '^""^ "^^rus peu pro-
Hi^fn f^'.' ^^"'^^"'^ divisés en deux parties
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parallèles distinct. De nT i ''''''' '''''' ^^"^ ^"^es
en arrière, arde l'du Sb '"'"^^"^^"^^''^"^^^ cul-de-oac transverse, et s'y terminent en
(I) BenrKAu. A. N., t. U, |875.
Dans les deux sexes, les canaux vecteurs se réunissent en une seule ouverture commune placée sur le premier somite abdommal .
Le mâle seul possède, comme partie accessoire, deux poches attachées à chaque conduit déférent et servant de vésicules se-
minales. t- i
La même disposition peut se retrouver dans les Limules; mais elle est cachée par la complication qui résulte de la ramification et de l'anastomose des tubes primitifs. Les conduits déférents s y ouvrent par des orifices séparés.
La forme annulaire des glandes génitales persiste dans les Acariens et les Phalangides ; mais la partie fertile est restreinte a une plus ou moins grande portion de l'anneau, le reste fonctionnant simplement comme canaux efférents. Chez Linguatules, tout l'anneau est réduit à ce rôle conducteur, la partie fertile étant représentée par deux appendices en formes de tubes allonges débouchant dans la partie distale par un canal commun. Les deux extrémités de l'anneau peuvent s'ouvrir séparément à l'extérieur {Linguatules), ou se réunir en un canal long et contourne, débouchant sur la ligne médiane.
La forme annulaire est encore très nette chez les Pycnogonides mâles, mais l'anneau envoie dans les pattes des appendices qui sont également fertiles. Chez les femelles, ces dernières parties seules persistent ; le reste disparaît et les œufs s'échappent dans le corps, d'où ils sortent par des ouvertures placées sur toutes les pattes, ou d'autres fois sur une seule.
Chez les Solifuges et {Q^Aranéides, la forme annulaire disparaît complètement, sauf chez quelques-uns de ces derniers, et les glandes génitales sont paires. EUle peuvent se déduire d ailleurs des glandes mâles du Scorpion en supprimant seulement les tubes transverses pour les Galéodes, et en même temps l'un des tubes longitudinaux pour les Araignées. Chez celles-ci en effet les glandes sont de simples tubes où se produisent les éléments sexuels, dans la cavité même, ou à l'intérieur de chambres appen-
diculaires. , j-.
Les Tardigrades, les seuls Arachnides hermaphrodites, ont aussi des glandes tubulaires, une glande femelle impaire, et deux testicules, débouchant avec le rectum dans un même cloaque.
Il existe presque toujours des parties accessoires: les unes sont des glandes dont la sécrétion contribue à former le sperme (Scorpions, Phalangides); les autres servent chez le mâle de vésicule séminale, ou chez la femelle de réceptacle séminal, destine à recevoir le sperme au moment de l'accouplement et à 1 emmagasiner, jusqu'à la maturité des œufs. Les réceptacles existent tou-