MORPHOLOGIE EXTÉRIEURE DES BRYOZOAIRES
aussi fréquemment chez les larves; c'est la plus variable. Elle ne manque que clans des cas fort rares, par suite d'un phénomène de régression, au moment du passage à l'état adulte [Balatro, Apsilus). D'une manière générale, il est constitué par un épaississement céphalique, longuement cilié, qui sert à la fois à la locomotion de l'animal et à l'appel des matières alimentaires vers la bouche. Dans les cas les plus simples [Hydatina) c'est une simple couronne de cils, un peu ondulée; plus souvent cette couronne est profondément bilobée [Brachionus] et divisée en deux zones. Dans la Floscularia, l'appareil rotateur se divise en cinq lobes, qui, chez les Stepkanoceros, s'allongent en forme de bras. Enfin, dans les Philodinu, la partie centrale de l'appareil est exsertile et fonctionne comme une ventouse, qui permet à l'animal de ramper à la façon des sangsues. L'appareil est fort réduit chez les Rotifères parasites [Alberlia, Nolommala), et, chez les Paraseison également fixés, il est réduit à deux buissons de cils.
Morphologie extérieure des Bryozoaires. — Sauf le genre Loxosoma, tous les Bryozoaires forment des colonies; tantôt les individus naissent sur des stolons ramifiés, tantôt ils bourgeonnent à côté les uns des autres, de manière à couvrir des surfaces continues. Tous sont fixés, sauf la Cristatella, dont la colonie est rampante (fîg. 274).
On a considéré chaque individu comme se composant de deux parties : une loge [zoécie ou cellule), et un polypite, qui peut se retirer dans la loge ou en sortir plus ou moins complètement.
Au point de vue anatomique, cette distinction n'a aucune raison d'être; la loge n'est autre chose que l'enveloppe extérieure du corps, l'ensemble des téguments, tandis que le polypite est l'ensemble des organes internes ; il est formé essentiellement par le tube digestif, recourbé en U, et relié au fond de la loge par un cordon nommé funicule (fig. 271, d), qui va se relier au funicule des autres individus de la colonie. La zoécie et le polypite ne doivent donc pas plus être séparés que les viscères et les téguments d'un animal quelconque. Nous verrons que cette nomenclature a été inspirée à Joliet par le processus curieux de rénovation que montrent les Bryozoaires.
La partie antérieure se termine par un disque tantôt circulaire, tantôt en forme de fer à cheval : le lophopàore. Sur ce disque s'insère une couronne de tentacules au centre de laquelle est la bouche. La position de l'anus par rapport au cercle des tentacules sert à distinguer les deux grandes subdivisions des Bryozoaires. Dans les Entoproctes, Vanas est à l'intérieur du cercle tentaculaire (fig. 272). Chez les Ectoprocles, il est à l'extérieur.
Fig. 271. — Un individu très grossi de Plutnalellarfipens, L., avec le polj-pc épanoui, — a, endocyste ; h. ectorysle ; c [le trait doit être prolongé un peu plus vers la gauche], partie rénéchie de l'endocyste ; l', gaine propre des tentacules; f, œsophage; g, partie antérieure de l'iuteslin stomacal; ) g', sa partie cœcale; //, rectum ; i, anus; A-, lophophore ; 7i, muscles rétrac- » teurs; o, rélracteurs accessoires; p, rétracteurs du lophophore; s, /.muscles pariéto-Yogiuaux antérieurs et postérieurs; v, muscles pariétaux; w, ganglion nerveux; z, slatoblaste; il, fuuicule (Allmann).