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DIMORPIIISME SEXUEL ET ORGANES GÉNITAUX DES ROTIFÈRES

est accolé un petit ganglion qui envoie un nerf à l'organe sensoriel que nous allons décrire. D'autres nerfs très grêles se rendent aux bourrelets de l'organe cilié. Les autres filets nerveux sont mal connus.

Chez les Bryozoaires (fig. 276, iv), on trouve un ganglion sphérique entre la bouche et l'anus, à la base de l'épistome. Il envoie des filets à l'épistome, aux tentacules [x) et à l'œsophage [xj). Dans le Loxosome, chaque nerf tentaculaire se renfle en un petit ganglion à la base du tentacule. Les Pliylactolèmes ont un collier œsophagien.

Organes des sens. — Les Bryozoaires sont dépourvus d'organes sensoriels proprement dits. Des cellules nerveuses, disposées surtout sur les tentacules, terminent les filets nerveux. Elles portent vers l'extérieur une soie sensorielle.

Les Rotifères sont mieux partagés sous le rapport des organes des sens. 11 existe, en général, un œil, consistant en une tache pigmentaire rouge, accolée au bord postérieur du cerveau [Brachionus). 11 y en a deux chez les Philodinus, trois chez le Triophthalmiis, quatre chez la Squamella. La présence de ces yeux est fondamentale, car ces organes existent déjà à l'état embryonnaire et ne disparaissent que secondairement dans les formes fixées. Ils font toujours défaut chez lesBi/dadna. Près de l'œil, se voit un petit sac clos sur la nature duquel on n'est pas fixé. Il existe enfin un luk'seiJsUifU'èR constant, formé de trois parties qui peuvent s'emboîter comme les articles d'une lunette, et rendent l'organe mobile et rélractile. A son extrémité est un bouquet de soies rigides, et dans son intérieur se voit un nerf volumineux. C'est là bien évidemment un organe tactile.

Enfin, dans plusieurs types, on a décrit en connexion avec le ganglion une masse de granules calcaires, globulaires ou réniformes, qui constitue peut-être un organe sensoriel.

DlMORPRISME sexuel ET ORGANES GÉNITAUX DES ROTIFÈRES. — Il

existe en général chez les Rotifères un remarquable dimorphisme sexuel. Dans le seul genre Seison, le mâle ne difl'ère de la femelle que par une taille un peu moindre.

En général, le mâle est beaucoup plus petit et plus simplement organisé que la femelle, à laquelle seule se rapportent les descriptions données précédemment. L'intestin est remplacé |)ar un cordon cellulaire plein, au moins au moment de la maturité sexuelle {Apodoides, Euchlanis). La carapace manque, le disque rotateur est très simplifié. Enfin l'organe tactile est réduit à son bouquet de cils terminaux. Dans quelques espèces, le mâle est inconnu.

VERS CILIÉS

Les organes génitaux sont extrêmement simples. Le testicule, unique, est un large sac ovoïde, très musculaire, se continuant en arrière par un fort pénis, dont le canal central est revêtu de cils -vibratiles. Chez le Bi^achionus^ une paire de glandes accessoires débouche au dehors, tout près de l'oriOce génital.

L'ovaire, simple, sauf chez le Seison et chez les Philodina, est situé sur la face ventrale de l'intestin. 11 se recourbe souventà droiteet à gauche de cet organe. 11 est constitué par une masse granuleuse, au milieu de laquelle se trouvent de nombreux ovules. Il existe, sauf chez les Philodina, un oviducte, qui s'ouvre dans le cloaque.

Les œufs sont de deux sortes : pendant tout l'été, ils ont une coque mince et restent attachés au corps de la mère jusqu'à complet développement. A cette époque, il n'existe pas de mâle; il est donc probable que ces œufs d'été se développent parthénogénétiquement. A la fin de l'été, se forment des œufs beaucoup plus petits. C'est de ceux-là que naissent les mâles. L'accouplement a sans doute lieu alors, bien qu'il n'ait jamais été réellement observé, et les œufs qui en résultent sont couverts d'une coque dure, rigide, hérissée de pointes. Ils tombent au fond de l'eau et ne se développent qu'au printemps suivant. Ce sont les œufs d'hiver, d'où sortent exclusivement des femelles.

Organes génitaux des bryozoaires. — Sauf chez les Fnloprocies, les PhylacloVenies et quelques Gymnolèmes, les sexes sont séparés chez les Bryozoaires. Les éléments reproducteurs se développent sur le funicule, cordon allongé qui s'attache d'une part à l'extrémité de l'estomac et de l'autre au fond de la loge. Les divers funicules d'une colonie sont tous en relation les uns avec les autres. Ce sont eux qu'on a pris naguère pour un système nerveux colonial. Cet organe est inerte, dépourvu de fibres contractiles. Il est plein d'une substance granuleuse, où l'on n'a pu mettre en évidence aucun noyau, et revêtu d'un épithélium plat.

Les œufs ou les sacs à spermatozoïdes se forment aux dépens de cette substance, et s'entourent d'une portion de la gaine épithéliale formant follicule. Dans les sacs à spermatozoïdes, apparaissent des cellules rondes, à noyaux très visibles, et, quand les sacs crèvent, il en sort une nuée de spermatozoïdes qui s'échappent au dehors par une voie encore inconnue. Quant aux œufs, ils nagent dans la cavité génitale et passent de là dans les oécies qui les enveloppent de toute part [Alcyonella). Il arrive parfois que les œufs se développent non sur le funicule, mais sur l'endocyste près de l'entrée de la loge.

Joliet pense que, même chez les espèces hermaphrodites, l'intervention des produits de deux loges différentes est nécessaire

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