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TÉGUMENTS

sont dépourvues. Chez le Saccocirrus,i\ n'existe encore de chaque côt('i qu'une seule rangée de parapodes et par suite une seule rangée de soies. Mais tous les autres Polychètes ont deux rangées de soies de chaque côté. D'une manière générale, chez les Tubicoles, les soies ventrales ont la forme de courts hameçons disposés en rangées transversales.

Parmi les Géphyriens, les Siponculidés, les Phascolosomidés et les Priapulidés n'ont aucune espèce d'appendice chitineux. Ce sont les Géphyriens inermes. Les Géphyriens armés ont au contraire deux fortes soies à la partie postérieure du corps [Thalassema, Bonellia, Echiurus). Dans ce dernier genre, apparaissent de plus deux couronnes de soies, en arrière des deux grandes soies abdominales. 11 est à remarquer que c'est précisément l'Echiure qui, par son organisation et son développement, se rapproche le plus des Chétopodes. Il est probable que les deux couronnes de soies, qui d'ailleurs apparaissent fort tard, sont morphologiquement homologues des soies des autres Annélides : ces appendices, dont la présence est liée à la métamérisation du corps, disparaissent dans les autres genres.

§ 3. — Téguments, cœlome.

TÉGUMENTS. — La couche ectodermique des Annélides est souvent désignée sous le nom impropre d'hypoderme. Ce nom lui vient de ce qu'elle est surmontée par une cuticule, très résistante, continue sur tout le corps et présentant seulement de petits pores qui donnent issue à de petites glandes unicellulaires chargées de la sécrétion du mucus. Cette production peut se diviser en couches successives ; elle présente assez souvent de fines stries entrecroisées, qui donnent au tégument les irisations caractéristiques des réseaux optiques. Il est rare que le corps soit recouvert de cils vibraliles {Chsetoplerus), mais les cils sont toujours abondants sur les cirres et les branchies.

Lescellules de l'ectoderme se présentent fréquemment sous l'aspect de cellules épithéliales typiques (Hirudinées, Spirograpkis). Ce sont des éléments allongés, très granuleux, séparés les uns des autres, sauf au niveau des plateaux.

En général la structure typique de l'épithélium cylindrique est masquée par deux causes principales : 1° les cellules épithéliales ordinaires sont entremêlées de grosses cellules à mucus, bien visibles sur les animaux fixés au sublimé, mais qui se vident sur les individus mal préparés ; l'épiderme semble alors avoir une structure alvéolaire (Soulier, thèse de doctorat, 1891); 2" il peut éga-

VERS CILIÉS

lement se produire un mélange avec les élénnenls de la couche conjonctive sous-jacente. L'ectoderme devient alors plus ou moins fibrillaire et perd sa membrane basale.

Les éléments glandulaires du tégument sont très abondants ; ce sont des cellules à mucus, de grandes dimensions, dont le produit s'échappe par des pores de la cuticule. Elles peuvent être situées plus ou moins profondément. Les Hirudinées ont aussi de , nombreuses glandes unicellulaires, qui s'enfoncent plus ou moins profondément dans le derme et sécrètent la substance visqueuse qui couvre le corps. Les tubes de la plupart des Annélides sédentaires sont en général eux-mêmes des productions cuticulaires, formées par les glandes cutanées. Parfois cependant elles sont produites par des organes segmentaires différenciés.

Musculature. — La disposition des muscles tégumentaires est constante chez presque toutes les Annélides. Il existe une couche externe, continue, de fibres circulaires, et une couche interne de fibres longitudinales, disposées en plusieurs faisceaux distincts. Les lignes de séparation de ces faisceaux se voient en général sur la ligne médiane, du côté dorsal et du côté ventral, et au niveau des parapodes (Pl. III, C, vil). Les muscles rétracteurs de la trompe chez les Géphyriens ne sont autre chose que des muscles tégumentaires longitudinaux.

Entre la couche annulaire et la couche longitudinale, s'interpose chez les Géphyriens une troisième couche de fibres obliques. Les Hirudinées ont, outre les deux couches typiques, des faisceaux de muscles radiaux, circonscrivant les amas de muscles longitudinaux. Leur rôle est de diminuer l'épaisseur du corps suivant une direction déterminée.

Cavité générale. — La cavité générale des Annélides est toujours un schizocèle, produit par la délamination du mésoblaste. Sa formation est assez constante chez les Ghétopodes et les Hirudinées. Le mésoblaste apparaît d'abord sous forme de deux masses symétriques, situées à la partie postérieure de la larve. Elles s'accroissent d'arrière en avant, en formant deux bandes de chaque côté du tube digestif, et finissent par se diviser chacune en une série de petites masses cubiques, creuses à leur intérieur. Chaque paire de masses correspond à un somite, et chaque cavité à une portion du cœlome. Par suite de l'accroissement du mésoblaste, le tube digestif finit par être complètement entouré par lui. A ce moment, le cœlome est formé d'une double série de chambres. Les parois transversales adjacentes des somites voisins s'accolent et forment les dissépiments ; les parois adjacentes des deux moitiés d'un même somite s'accolent également sur la

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