DÉFINITION DE LA TÊTE
Le Brancheliion est le seul genre de ce groupe où la partie antérieure d„ corps so.t différenciée. Ses anneaux sont'dépourvus d'appendiSs eUm étranglement la sépare de la région suivante, dont les s^gmenS portent des appendices branchiaux foliacés. -^gmcm!, portent
koGéphyriens La tête est tout à fait indistincte chez les Géphyriens Le corps des Gcphynens armés se prolonge en avant par une expansion considérât e, connue sous le nom de trompe Mais ce nom est mal choisi caî ces expansions n'ont aucun rapport avec le tube digestif : la bouche ■ouvre
Fig. 281. — Appendice postérieur ù' Ileteronereis r»r..cw,est divisé en deux portions. Dans li nnnL 1 f ' ~ I^aPPendice >namelon sétigère, l deux rames ét^'eJ paTeU s f^'^^^r' «• I^-. mêmes organeTse reS" ?i!•?„^*.^.i
on distingue : un natatoires, bc\ un inférieure : ^7, 7 eo^^^— ^ ^^^^^
des lobes
œsophagien. Ces lobes ne proviennent 0.^,^^^ ^"'^'''"^ ««"ier
Ils apparaissent très tardivement ^ directement de la trochosphère ;
Chez VEcliiure et la Tliulastpmn \r.^.^ ai.,avant. Chez la DoneUie (ïg" 80 s l re fonsl^u m* """P'^' en antérieurement en deux expansions latémLs '''''^''"^"* ^' «° divise
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VERS CILIÉS
Il existe aussi une trompe chez les Géphyrietis inermes; mais elle a une toute autre signification : c'est simplement un prolongement exsertile et rétractile du tube digestif. La partie antérieure du corps, chez ces animaux, présente une couronne de tentacules, tantôt continue, tantôt interrompue sur la face ventrale. Les organes sensoriels font généralement défaut; cependant, chez les Phascolosomes, il existe deux taches pigmentaires sur les ganglions cérébroïdes.
Appendices des Polïchètes. — La têle et les divers segmenls du corps portent, chez les Polychètes, de nombreux appendices, auxquels les auteurs ont donné des dénominations si variables
que la plus grande confusion règne sur ce sujet. Nousadopterons ici la nomenclature de Viguier.
Chez les Annélides errantes, chaque segment porte normalement un parapode aj'ant la forme d'un mamelon où s'attachent les soies locomotrices, ou d'une rame élargie en palette natatoire ; il peut rester simple ou se diviser en deux parties, l'une dorsale, l'autre ventrale (fig.
281). Chacune d'elles porte un appendice, le cirre; il existe donc un cvre dorsal [a] et un ciîTe ventral [f]- Le cirre est généralement filiforme, mais il peut s'élargir et s'aplatir [Phyllodoce), ou même se transformer en larges élytres qui recouvrent une grande partie de la face dorsale de l'animal [Aphroditidés) (fig. 282). Il peut aussi se transformer en branchie d'une forme quelconque.
Les cirres peuvent également s'atrophier plus ou moins complètement, ou se réduire en longueur, et devenir des organes sensoriels spéciaux, comme chez les Capiiellidés.
Ils peuvent quelquefois devenir indépendants des parapodes, et s'attacher aux parois mêmes du segment. Ils peuvent subsister, même quand les parapodes disparaissent.
• 11 résulte de ce qui précède que, même en l'absence de mêla-
APPENDICES CÉPHALIOUES.
mérisalion externe, on peut compter les segments, en comptant les rangées transversales d'appendices.
Appendices céphaliques. — Cette règle n'est pas applicable ^ux deux segments extrêmes, à la tête et au pygidium, qui possèdent parfois un nombre considérable d'appendices, sans aucun rapport avec la métamérisation.
Leur nombre est très variable, et sert à caractériser les genres et les espèces.
Nous considérons avec Viguier trois sortes d'appendices céphaliques :
1° Les 'palpes, partant des coins mêmes de la bouche. Ils peuvent rester tentaculiformes, et alors la bouche est subterminale; mais, chez un certain nombre de types, ils se soudent et se prolongent en avant de la tête en une sorte de mufle, qui semble former un anneau additionnel en avant de la bouche. Dans quelques cas {Oclontosyllis), il prend d'énormes proportions;
2° Des organes sensoriels spéciaux, lobes ciliés, etc. ;
3° Les antennes, qui Constituent tous les autres appendices ; elles peuvent être paires ou impaires, et leur nombre est extrêmement variable. Les divers auteurs les ont désignées sous les noms les plus divers.
Les appendices des premiers segments postcéphaliques, souvent fort différents des autres ont ete parfois considérés comme des dépendances de la tête sous le nom de tentacules, cirres tentaculaires, etc. Ce sont des cirres ordmaires modifiés.
Chez les Annélides tubicoles, les parapodes persistent, mais sont, en gênerai, moins développés que dans les Errantes. Jamais Us ne sont transformés en rames. Les modiPications les plus profondes portent sur les cirres. Dans certains cas [Dorsibranches) ils persistent sur tous les segments ou seulement sur les moyens (Arénicole), et s'y transforment en branchies. Dans les Annélides cephalobranches, ils disparaissent, au contraire, tandis que sur la tete et sur la région céphalique, se développent des branchies
Chez les Archiannélides, la disposition est beaucoup pUis
Fig. -28.3. — Tête de Nereis mnrgaritacea. — a, antennes médianes ou petites antennes ; 6, palpes; c, antennes externes ou grandes antennes; d, grandes dents (de Quatrefages).
486 VERS CILIÉS
simple : il n'existe ni soies, ni parapodes, ni cirres, et les appendices se réduisent aux antennes.
Une réduction analogue se manifeste chez quelques Capitellidés.
Soies des Chétopodes. — La locomotion s'effectue, chez les Chétopodes, grâce h des soies implantées dans les téguments, et s'attachant comme des crochets aux corps extérieurs. Ce sont des productions chitineuses, comparables à la cuticule qui recouvre tout le corps de l'animal; chacune d'elles est sécrétée par une glande unicellulaire, et peut se décomposer en fibrilles parallèles.
Rien n'est plus variable que la forme de ces soies chez les Polychètes. Les différences, faciles à observer, sont d'une grande utihté pour la détermination. On distingue des soies simples, c'est-à-dire formées d'une seule pièce chitineuse, et des soies composées, formées de deux pièces articulées. Les soies simples peuvent être linéaires, recourbées à leur extrémité en forme d'hameçon, ou encore aplaties. Les soies linéaires peuvent avoir la forme d'aiguille, de couteau, de lancette; elles sont lisses ou dentées, ou pourvues de poils. Dans les soies composées, le segment hbre est en forme d'aiguille, de flèche, de fer de lance, de balai, etc. La forme des soies peut varier dans les diverses régions d'un même individu (Aremco/a, Terebella, etc.).
Très souvent, il existe un filament chitineux, bien plus considérable que les autres soies, qui pénètre profondément dans le parapode, auquel il sert de soutien. On l'appelle acicule (fig. 281, e, i).
Il faut rapprocher des soies les longs filaments qui, chez les Aphrodites, forment, au-dessus du corps, un épais feutrage destiné à protéger les élytres; ce sont encore des productions cuticulaires sécrétées par des cellules spéciales.
La disposition des soies est très constante dans chacun des grands groupes, et permet de reconnaître immédiatement à quel ordre on a affaire. Tout appendice de ce genre manque chez les HiRUDiNÉES, sauf dans le genre Acanthobdella. Les Oligochèles ont quatre paires de soies par anneau : on trouve de chaque côté deux soies ventrales et deux soies dorsales. Il y a exception pour les Anachsela, où les soies font défaut, quoique les glandes sécrétrices soient bien représentées, et pour les Perichxlidés, où les soies sont très nombreuses et disposées en cercles sur les segments.
Les soies des Polychètes sont très nombreuses et groupées par larges faisceaux sur les parapodes dorsaux et ventraux. Quelques AnnéUdes inférieures {Polygordius, Protodrilus, Tomopleris) en