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APPAREIL CIRCULATOIRE DES OLIGOCIIÈTES

reçoivent un Vcaisseau de chaque réseau parapodial. Les branchies sont irriguées par le réseau des parapodes dorsaux.

L'appareil se modifie (fig. 289) par trois causes principales :

1° Par l'apparition de nouvelles parties accessoires : branches allant aux divers organes (branchies, néphridies, intestin, etc.); dédoublement du vaisseau dorsal ou du vaisseau ventral {Hermella, Eimicidés, Térébellidés); vaisseaux longitudinaux accessoires (inteslino-latéraux des Arénicoles, vaisseaux nerviens de beaucoup de Polychètes).

2° Par l'apparition d'organes contractiles spéciaux. En général, le vaisseau dorsal tout entier est contractile (la plupart des Errantes). Mais, chez les Sédentaires, la contraclilité tend à se localiser dans la partie antérieure de ce vaisseau. Il se forme un véritable cœur {Ter ebe lia). Chez V Arénicole, le cœur reçoit le sang de trois vaisseaux, vaisseau dorsal et vaisseaux intestino-latéraux ; ces derniers se renflent avant leur arrivée au cœur, et il se constitue ainsi une véritable oreillette.

3" Enfin, dans quelques types, l'appareil circulatoire offre de remarquables preuves de dégradation. Chez les Ch^ratulidés, le vaisseau dorsal n'est bien développé que dans la région branchiale. En arriére, il se continue par une série de lacunes creusées dans les parois de l'intestin, et représentant aussi le réseau péri-intestinal. Les Serpuiidés, les Ariciidés et les Chsetoptéridés présentent le même fait, mais comme les branchies sont céphaliques, le réseau lacunaire occupe à peu près toute l'étendue de l'intestin.

Enfin les Capilellidés et les Ghjcéindés sont dépourvus de vrais vaisseaux et même de sinus lacunaires; le sang se confond avec le liquide de la cavité générale (Eisig).

Appareil cu^culatoire des oligochètes. — On retrouve chez les Oligochètes les deux vaisseaux longitudinaux dorsal et ventral des Polychètes. Ils existent seuls chez les Limicoles, où ils sont réunis : 1° en avant et en arrière par un réseau capillaire périintestinal ; 2" dans chaque segment par un nombre variant de deux k cinq paires d'anses latérales, les unes flottant dans la cavité générale, les autres appliquées contre l'intestin, auquel elles fournissent un réseau vasculaire.

Chez les Lnmbricidés (Pl. 1I[, A et B), il s'y ajoute deux autres vaisseaux également médians, placés l'un dans le typhlosolis(ys2), l'autre au-dessous de la chaîne nerveuse (?;sn) (ce dernier manque chez les Ponlodrilus). Les connexions des quatre vaisseaux varient dans les divers genres; voici toutefois leur disposition générale.

H. Perhieh. — Anat. comp. 32

VERS CILIÉS

A. — Le vaisseau dorsal donne, dans la région moyenne et poslérieure :

1° Des vaisseaux qui se divisent en plusieurs branches : les uns {vti) se rendent directement au vaisseau sous-nervien, les autres, après s'être ramifiés dans les téguments, et avoir joué le rôle de vaisseaux respiratoires, se rendent au vaisseau sus-nervien (vaisseau ventral) et aux organes (Pl. III, B).

2° Des branches intestinales, qui se répandent en un réseau très riche dans la paroi du tube digestif.

B. — Les deux vaisseaux nerviens sont unis par des branches vasculaires latérales.

C. — Dans la région œsophagienne, le vaisseau du typhlosolis devient superficiel, et il émet des branches qui vont se jeter dans le réseau émané du vaisseau dorsal.

D. — Des branches venues du vaisseau dorsal descendent transversalement sur les côtés de l'œsophage et présentent sur leur trajet des dilatations ampullaires. Ce sont les ccewrs. Il y en a cinq ou six chez le Lombric, trois chez les Urochxla. Quelquefois les cœurs reçoivent aussi des branches du vaisseau du typhlosolis.

En général, chez les Limicoles, le vaisseau dorsal est seul contractile. Toutefois chez le Tubifex et le Limnodrilus, quelquesunes des anses antérieures le sont aussi. Elles le sont toutes chez le Stylodrilus, et il en est de même, chez le Nemodrilus, de l'extrémité antérieure du vaisseau ventral. Enfin dans le Limnodrilm Udekemianus, les anses latérales des huitième et neuvième segments sont contractiles et dilatées en cœurs latéraux, passage intéressant aux Terricoles.

Appareil circulatoire des nmuDiNÉES. — L'appareil vasculaire des Hirudinées présente une différence essentielle avec celui des Chétopodes : il est toujours incomplètement clos, il se trouve en communication avec la cavité générale et les espaces endigués qui en dépendent. Le cœlome est en effet, dans tous les types^ envahi par un parenchyme conjonctif variable. Toutefois il en reste toujours des traces plus ou moins importantes : les trabécules se disposent généralement de façon à former un feutrage circonscrivant des espaces endigués assez réguliers, qu'on désigne sous le nom de smus, mais qui seraient mieux nommés lacu7ies.

Chez les GnatliobdeUidées, la disposition est particulièrement compliquée : les éléments conjonclifs du cœlome se disposent de façon à former des traînées serrées, régulières, dont l'ensemble constitue le lissu bolryoide (Pl. 111, D, b). Ses cellules sont ramiffées, fortement pigmentées, et leurs trabécules s'anastomosent avec ceux des cellules voisines ; ils se creusent ordinairement de canaux

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