APPAREIL CIRCULATOIRE DES BRACIIIOPODES
tère œsophagien. Il communique par plusieurs orifices avec les la-r cunes périœsophagiennes, où se rassemble le sang venant des bras. Mais dans les lacunes périœsophagiennes, ce sang artérialisé
se mélange avec le sang
veineux qui revient des viscères. C'est donc du sang mélangé qui arrive au cœur. Celui-ci donne une double aorte (n), réunie en arrière en une aorte commun, et donnant de chaque
Fig. 310. — A, Appareil circulatoire de Waldheimia australis. La figure est divisée en trois plans : en haut à droite, est figurée la surface extérieure du lobe dorsal du manteau; en bas au centre, cette paroi extérieure ayant été enlevée, on voit l'intérieur de la cavité générale ; sur la gauche, toute la portion dorsale ayant été enlevée, on voit la surface interne du lobe ventral. — a, veine branchio-viscérale, courant le long de l'estomac; c, cavité générale; d, muscles occluseurs; e, m. occluseurs accessoires; /", m. divaricateurs ; jr, m. ajusteurs dorsaux; /;, m. divaricateurs accessoires; 2, naissance des apophyses ;./, capsule du pédoncule ; /c, pédoncule; l, section des canaux hépatiques se rendant dans l'estomac ; m, artères palléo-génitales dorsales; n, racines de l'aorte, se réunissant ensuite; p, cœur; p', pavillon de l'oviducte ; s, artères palléales dorsales ; t, artères ventrales; u, vésicules contractiles. — B, portion de l'artère palléale ventrale [a], montrant sa bifurcation [b) pour se rendre dans le manteau ; c, cœur accessoire; d, cœur accessoire supplémentaire (Hancock).
côté deux artères palléo-génitales (s, i), l'une destinée au manteau et aux organes génitaux qu'il contient, l'autre destinée aux mêmes parties sur la partie ventrale, Le long de ces vaisseaux se trouvent de petites vésicules contractiles, qui entretiennent le mouvement du sang (fig. 310 A u, et 310 B). Le sort du sang amené par les artères est assez peu connu.
540 VERS CILIÉS
11 semble que les artères débouchent dans la cavité générale, et que par suite la circulation veineuse soit purement lacunaire.
Mais dans quelle proportion s'établissent ces rapports du cœlome avec l'appareil circulatoire? Il semble difficile d'admettre que le sang puisse remplir toute la cavité générale, puisque celle-ci est en rapport constant, comme nous le verrons, avec l'extérieur. Cette hypotiièse semble bien peu probable, surtout aujourd'hui où on tend à nier chez les Mollusques toute communication du système sanguin et du milieu ambiant. Il est cependant possible que des artères le sang passe dans des espaces lacunaires, dépendances de la cavité générale, mais ces espaces doivent être endigués et isolés de la cavité générale proprement dite. C'est ce qui a lieu dans les bras : le sang y circule dans des espaces lacunaires dépendant du cœlome, et non dans des vaisseaux, comme l'avait décrit Hancock qui avait pris pour tels des plexus nerveux, et des Iractus conjonctifs. Mais ces espaces sont complètement endigués et c'est de là que le sang retourne au cœur.
Dans la Cranie et la Thécidie on n'a pu découvrir d'appareil circulatoire distinct.
Organes d'excrétion. — On considère généralement comme organes d'excrétion deux tubes mettant en communication le cœlome et l'extérieur, lis ont tout à fait la structure des organes segmentaires des Annélides et servent comme eux de conduits déférents pour les produits génitaux (fig. 312, R).
Ils débouchent extérieurement tout près de la bouche. Intérieurement ils se terminent dans la cavité générale par un pavillon plissé (fig. 312, R et fig. 311, h) couvert de cils vibratiles, comme aussi sans doute toute la longueur du tube. L'épithélium qui recouvre ce dernier est coloré en jaune par les nombreux granules qui prouvent sa fonction excrétrice.
Chez VArgiope et la Thécidie, ils présentent près de leur orifice externe une dilatation qui sert de chambre incubatrice.
Chez les Rhynchonelles, il existe quatre néphridies semblables, l'une ventrale, l'autre dorsale, sans qu'on soit parvenu à expliquer ce dédoublement dont on ne connaît pas d'autre exemple.
Organes génitaux. — Les sexes sont certainement séparés dans la Cranie et dans beaucoup de Teslicardines. Lai Lingule est la seule que l'on ait considérée comme hermaphrodite (Beyer). Dans tous les cas, les deux sexes ne présentent pas de différences extérieures.
Les glandes génitales sont toujours des dépendances du revêtement de la cavité générale. Elles sont quelquefois insérées