II. Perhier. — An;it. coinp
FjO PaiNCIPES GÉNÉRAUX.
les organes, qu'elles enlourenl d'un réseau extrêmement fin.
L'appel de lair à l'intérieur des appareils de respiration aérienne ne peut se faire comme dans les branchies par un mouvement ciliaire. 11 se l'ait le plus souvent par la contraction rythmique des muscles du corps, qui dilate et rétrécit alternativement la portion de la cavité générale où sont plongés les poches ou les canaux aériens; ceux-ci participent dès lors aux mêmes mouvements; ils se remplissent ou se vident d'air.
La respiration aérienne peut coexister avec la respiration aquatique. C'est le cas des Dipneustes, des Pérennibranches, où deux organes distincts remplissent cette double fonction. Il ne faut pas confondre cet important cumul physiologique, avec le cas des animaux amphibies, qui ne respirent l'air qu'en nature, mais peuvent cependant rester longtemps plongés dans l'eau, en empêchant celle-ci d'envahir la cavité pulmonaire (Mollusques Pulmonés, Batraciens, Cétacés, Pinnipèdes). Ce résultat est simplement atteint grâce à une modification sans importance, soit dans l'activité i-espiratoire, soit dans la capacité des poches pulmonaires, etc.
Enfin la respiration cutanée persiste toujours dans des limites plus ou moins importantes; dans quelques cas (Batraciens), elle contribue très notablement à la respiration, et peut à elle seule y suffire quelque temps.
YI. Appareil d'excuétion. — Les organes d'excrétion ou reins sont déjà représentés chez les Protozoaires par la vacuole pulsatile, chargée de rejeter au dehors par ses contractions les produits de désassimilation.
On ne les retrouve pas à l'état d'organes différenciés chez les Phytozoaires. Il en existe au contraire toujours chez les Artiozaires. Ce sont chez les Arthropodes des vaisseaux terminés en cœcum, qui débouchent dans le tube digestif (<«Aes de Malpighi) ou directement à l'extérieur [glande du iest, glande verte).
Dans toute la série des Néphridiés, les reins sont tout à fait arrivés à l'état d'organes autonomes Ils présentent dans tout le groupe une grande homogénéité. Ce sont des tul)es plus ou moins compliqués et ramifiés qui, d'une part, s'ouvrent par des entonnoirs ciliés {néphroslomes) dans la cavité générale, ou au milieu des cellules du parenchyme qui l'oblitère, tandis qu'ils débouchent d'autre part à l'extérieur.
Des modifications profondes peuvent d'ailleurs se manifester, et changer lout à fait la forme de l'organe, sans modifier ses connexions. L'organe de Bojmus des Mollusques, vaste poche à parois sécrétantes, communique encore avec la cavité générale.