PARENCHYME
cléées, très serrées, et oblitérant tout l'espace cœlomiqiae. Il n'en est pas de même chez les Rkabiocèles, où les lacunes intercellulaires sont si étendues, qu'elles se transforment en larges espaces périviscéraux remplis de liquide. Le parenchyme se réduit même à une sorte de membrane endothéhale autour de certains organes.
Dans tous les groupes, cette masse est traversée en tous sens par des fibres musculaires. On y trouve aussi de distance en distance des cellules arrondies, bourrées de granulations jaunes, qui existent aussi dans des cellules très ramifiées et anastomosées qu'on trouve à la partie postérieure du corps des Rhabdocèles. Ici se présente une question déjà posée plusieurs fois. Ces éléments font-ils partie intégrante de l'animal, ou sont-ce des organismes végétaux vivant à l'état de symbiose dans le corps des Turbellariés ? La seconde hypothèse est rendue vraisemblable pour les Rhabdocèles, par le fait que les cellules jaunes sont absentes chez le jeune animal, et n'apparaissent quelquefois que fort tard, tandis que d'autres fois elles sont abondantes au point de former une couche continue. Les cellulesarrondies, d'un jaune vert, qui donnent à la Comolula sa couleur, et sont abondantes à la périphérie de l'animal, sont regardées également comme des algues parasites et appelées Zoochlorelles.
PareiVcoyme des Trématodes et des Cestodes. — Le parenchyme des Trématodes est constamment composé de cellules polygonales assez régulières, pourvues de noyau et séparées par une substance interstitielle résistante. Il est traversé par de nombreuses fibres musculaires dorso-ventrales.
La substance interstitielle liquide prend un grand développement chez les Cestodes, dont le corps est entièrement mou : il y a ainsi de nombreuses lacunes irrégulières.
Les éléments figurés sont : 1» des cellules isolées, ovales, fusiformes ou étoilées; 2» des noyaux épars dans une couche granuleuse périphérique, qui envoie des traînées dans la substance mlerstitielle; 3» des globules graisseux; 40 des corpuscules calcaires abondants surtout dans les proglottis mûrs. Ils proviennent de la calcification de cellules conjonctives.
§ 4- — Tube digestif.
Le tube digestif fait complètement défaut chez les CESiooics Nous n avons donc à l'étudier que chez les Turbellariés et les Trématodes, où il est toujours dépourvu d'anus.
Il débute toujours par un pharynx exsertile, qu'on dé
esigne
PLATHELMINTHES
aussi sous le nom de trompe, et qui conduit dans un intestin simple ou ramifié.
Tube digestif des Turbellariés. — Parmi les Turbellariés, l'appareil digestif atteint son maximum de complication chez les Triclades (fig. 318). La bouche se trouve assez loin en arrière du milieu du corps . Elle donne accès dans une cavité spacieuse, la gaine du pharynx (comp. la fig. 319 D, pph). Le pharynx [ph), semblable à une trompe, est un tube allongé, horizontal, logé
Fig. 316. — Schéma de l'organisation d'un Polyclade : E, estomac, et Ç, orifices mâle et femelle. Les autres lettres comme dans la fig. 318 (Lang).
Fig. 317.— Schéma de l'organisation d'un Triclade d'eau douce (Lang).
dans celte gaine, et pouvant faire saillie par l'orifice buccal. En arrière, il conduit dans un carrefour (fig. 317, o) où aboutissent les trois branches de l'intestin, une médiane, antérieure, les deux autres postérieures latérales, disposées symétriquement. Chez les Triclades marins {Gunda) (fig. 318) chacune de ces branches donne des diverlicules latéraux simples, réguhèrement disposés, en alternance avec les testicules et les cordons nerveux.
Ces diverlicules deviennent chez les Triclades d'eau douce abondamment ramifiés et beaucoup plus irréguliers.
Le type, quoique homologue au fond, se modifie fortement