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TÉGUMENTS

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§ 2. — Téguments.

Le tégument des Plathelminlhes est intimement soudé au parenchyme sous-jacent, puisqu'il n'existe pas de cœlome libre.

Il se compose : 1° du revêleinent épilhélial exodermique ^ qu'on appelle encore ici hypoderme, parce qu'il est généralement placé au-dessous d'une cuticule, sécrétée par lui; 2° du revêlement musculaire .

La surface du corps est tout entière ciliée chez les Turbellariés, ainsi que chez les Trématodes, durant les premiers stades larvaires. Grâce à ces cils, l'animal peut se mouvoir avec rapidité, sans aucune contraction musculaire. Le corps des Trématodes adultes et des Cestodes est au contraire revêtu d'une cuticule épaisse et dépourvue de cils.

Chez les Turbel- LARiÉs en particulier, le revêtement ectodermique est

particulièrement intéressant à étudier. Limité par une mince cuticule, formée simplement de l'ensemble des plateaux ciliés, il est très différencié (fîg. 315). La surface du corps est parsemée de petites glandes unicellulaires, auxquelles s'ajoutent d'autres cellules glandulaires profondes, à contenu granuleux, ànoyaux basilaires, noyées dans le parenchyme mésodermique et venant s'ouvrir à l'extérieur par un canal.

De plus, on trouve chez tous les Turbellariés des cellules spéciales en forme de bouteilles, contenant des corps hyalins très réfringents, le plus souvent en forme de bâtonnets. Ce sont les rhabdilcs (fig. 31S, rh). Ils sont produits par une sécrétion du protoplasma de la cellule. Les cellules qui les ont formés sont ensuite résorbées, pour faire place à d'autres. Les amas de rhabdites restent épidermiqucs chez les Polyclades; dans les autres groupes, ils cheminent à travers les tissus et vont se disper-

Fig. 315. — Coupe du tégument de la surface dorsale du corps à' Anonymus virilis. — o, acicules ; rh, rhabdites; nem, nématocystes en formation; »2, muscles transversaux; w, nerf (Gros. env. 600) (Lang).

PLATHELMINTUES.

ser çà et là dans les couches superficielles du parenchyme, qui en sont parfois bourrées. Ces rhabdiles sont quelquefois considérés comme des éléments urticants. On les a regardés aussi comme liés à l'exercice du tact (?). Il ne faut pas les confondre avec les vrais nématocystes (fig. 313, nem), qu'on retrouve, bien que peu fréquemment, chez les Turbellariés {Steiiostomum Sieboldii, Microslomum lineare, Anonymus). Ils sont formés d'une cellule où peut se retirer un long prolongement urticant, ou même une petite pointe libre {Sagittocysti^, Planaria A-oculola).

Au-dessous de l'exoderme, vient la couche musculaire, dont la disposition varie beaucoup.

Dans la plupart des cas, toutefois, il existe trois sortes de fibres musculaires, qui forment, de dehors en dedans : des muscles longitudinaux; des muscles obliques, et enfin des muscles transversaux; cette superposition est d'ailleurs loin d'être générale.

En dehors de ces muscles tégumentaires, il existe des brides musculaires dorso-ventrales, reliant la face dorsale et la face ventrale. Elles sont particunèrement développées chez les Turbellariés, oij elles se disposent entre les branches du tube digestif. Si celles-ci sont régulières, les muscles forment des cloisons transversales, dans l'épaisseur desquelles sont logées les glandes génitales. Ces cloisons n'ont rien de commun avec les dissépiments des Vers annelés, qui sont des productions primaires, fondamentales, résultant de l'accolement des parois de deux somiles successifs.

§ 3. — Tissu conjonctif et cavité générale.

La cavité générale fait toujours défaut chez les Plathelminthes.

L'espace compris entre le tégument et le tube digestif, lorsqu'il n'est pas occupé par les divers organes, est comblé par du tissu conjonctif, tantôt compact, tantôt réticulé, et contenant alors un liquide dans ses mailles irrégulières. Une cavité n'apparait à aucun stade de l'existence.

PARENcnYME DES Tqrbellariés. — Le parenchyme des Turbellariés est formé d'une substance gélatineuse, granuleuse, conjonctive, dont la constitution est fort variable. Chez les Acèles dépourvus de tube digestif, il est constitué par des cellules éloilées, anastomosées en réseau et laissant entre elles des lacunes irrégulières. Les substances alimentaires gagnent donc de proche en proche tout le corps de l'aninal.

Chez les Polyclades, on constate de nombreuses cellules nu-

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