‹ Eléments d'anatomie comparéeChapitre 217 sur 412 · SYSTÈME NERVEUX DU DENTALE · texte numérisé non relu

SYSTÈME NERVEUX DU DENTALE

Ptéropodes est à peu près semblable à celui des ïeclibranches : les ganglions cérébroïdes sont éloignés des deux autres groupes de ganglions, tandis que les ganglions pédieux sont au contraire assez voisins des ganglions palléaux, surtout chez les Gijmnosomes, dont les centres sont peu concentrés; leurs ganglions cérébroïdes rapprochés, et leurs ganglions palléaux tangents aùx ganglions pédieux, les rapprochent particulièrement des Aplysies. Au conlraire les Thécosomes ont le système nerveux très concentré ; les ganglions palléaux sont entièrement fusionnés avec les cérébroïdes, eux-mêmes en contact avec les ganglions pédieux et les ganglions viscéraux; il n'y a plus de triangle latéral, les ganglions cérébroïdes sont très écartés l'un de l'autre; ces divers caractères rapprochent les Thécosomes desBullidés. Cette double affinité des Ptéropodes a conduit Pelseneer à scinder entièrement le groupe, dont il rattache une partie aux BuUidés (CepAa/aspu/es), l'autre aux Aplysies {Anaspidés).

L'orthoneurie s'explique dans ces groupes d'une façon assez simple. Chez les Opisthobranches, la torsion est peu prononcée et n'est pas poussée assez loin pour influer sur le système nerveux. La question ne se pose même pas pour les Nudibranches. Enfin, chez les Pulmonés, la torsion est complète et aurait pu influer sur la commissure viscérale; l'orthoneurie trouve une explication suffisante dans la concentration extrême du système. La chiastoneurie suppose nécessairement une longueur relativement grande dans les filets nerveux qui unissent les uns aux autres les ganglions de la commissure viscérale. Le premier effet de leur raccourcissement est précisément la suppression de cette chiastoneurie et la régularisation de la symétrie du système.

Système nerveux du Dentale. — Suivant de Lacaze-Duthiers, le système nerveux du Dentale serait réduit, comme il l'est chez la majorité des Lamellibranches, à trois paires de ganglions : les ganglions cérébroïdes, pédieux et viscéraux, les premiers étant unis aux autres par des connectifs. Il existerait donc deux colliers sans triangles latéraux. Mais les recherches de Plate ont montré

Fig. 406. — Système nerveux central de V Hélix Pomatia. — g-c, ganglions cérébroïdes, trilobés ; gp, ganglions pédieux; s'il, ganglions viscéraux; ca, commissure cérébroïde ; cn/i, conuectif cérébropédieux; cnv, connectif cérébroviscéral; 1, connectif cérébrobuccal ; 2, nerfs labiaux ; 3, nerfs olfactifs (petits tentacules) ; 4, nerfs optiques (grands tentacules) ; na, nerf auditif; ot, otocyste ; p, nerfs pédieux; a, b, c, rf, nerfs viscéraux ; ao, aorte (Ginoo).

qu'il existe rcellemenl deux ganglions palléaux, mentionnés par de Lacaze-Duthiers comme deux renflements dépendant du cer-

a', otolithes ; 6, b', b", nerfs palléaux; c, uerf buccal; c', ganglion palléal; d, connectif cérébro- et palléo-pédieux, soudés; e, nerf tentaculaire ; /, commissure viscérale; g, ganglion viscéral; h, nerf respiratoire allant jusqu'au pavillon M en i; j, g. cérébroïde; k, origine du sympathique; l-p, système nerveux stomato-gasti'ique; q, commissure viscérale.

2, Ganglions pédieux (a), grossis, avec les otocystes (a'). — 3, Un otocyste très grossi. — 4, Des otolithes isolées (De Lacazb-Duthiers).

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