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BRANCHIES

placé à la face dorsale d'une courte queue dans l'embryon.

Le plus souvent, le foie se présente sous forme d'une série de petits sacs, qui repoussent devant eux le tégument externe, et forment ainsi de petites digitations, visibles à l'extérieur. Il arrive même {B. salmoneus) que l'endoderme de l'extrémité de ces sacs se soude à l'exoderme, et qu'il se produise une perforation.

Corde dorsale (fig. 429 A, ne). — A la partie antérieure du pharynx, la paroi dorsale du tube digestif pousse en avant un diverticule qui pénètre dans la trompe. La lumière de ce diverticule, très nette en arrière, s'oblitère peu à peu à mesure qu'on va vers l'exlrémilé antérieure de la trompe, mais il en persiste toujours des vestiges qui restent en communication avec la cavité pharyngienne. En même temps des changements histologiques profonds se manifestent; les cellules qui étaient primitivement des cellules épithéliales ordinaires entrent en dégénérescence, deviennent vacuolaires, perdent leur noyau et l'ensemble prend tout à fait l'aspect du tissu notochordal des Lamproies et des Sélaciens. Les connexions et le développement sont en résumé tout à fait les mêmes que pour la notochorde des Vertébrés inférieurs. On peut donc assimiler ces diverses formations, la notochorde des Balanoglossits se distinguant seulement par son peu de développement et ses rapports toujours nets avec le tube digestif. Il importe d'ajouter que, dans toute la cavité branchiale, un épaississement de l'endoderme se voit dans toute la longueur de la ligne médiane dorsale. Il repi'ésente l'extrémité postérieure de la notochorde, qui ne s'est pas séparée du reste de l'endoderme.

Branchies. — Les branchies sont des fentes ciliées, faisant communiquer la cavité branchiale avec l'extérieur; l'oriQce externe est un petit pore circulaire ; l'oriQce interne est au contraire une longue fente en forme d'U (A, br). Les bords sont soutenus, aussi bien dans les cloisons séparant deux fentes que dans les processus qui séparent les deux branchies d'un U, par des lames squeletliques chitineuses. Les branchies sont irriguées par le vaisseau dorsal.

Les bords postérieurs du collier se prolongent en arrière en un repli tégumentaire assez volumineux (B', op), qui s'étend audessus de la région branchiale du corps, et, chez le /J. lioiualeva/di, recouvre trois des fentes branchiales. Bateson compare ces replis à une sorte d'opercule, et l'espace compris entre eux et les parois fiu corps constitue une cavilé atriak rudimentaire, mal close, l'omparable à celle des Tuniciers et de l'Amphioxus. C'est dans cette cavité que débouchent les canaux excréteurs du collier {ne).

PROTOCLIORDES. — IIÉMICHORDES.

Circulation. — L'organe central de la circulation est un sac musculeux contractile, situé au-dessus delà terminaison de la notochorde. C'est le cœur (c). Il se continue en arrière par un vaisseau médian dorsal ; il existe un autre vaisseau médian ventral ; des sinus sanguins, courant dans les téguments et les parois du tube digestif, unissent ces deux vaisseaux.

Bateson a décrit sous le nom de glande proboscidienne un massif mésodermique, richement irrigué et formé de cellules qui se chargent de granulations [gp). Il le considère avec vraisemblance comme un organe excréteur, dont les produits seraient expulsés par le pore proboscidien.

Système nerveux. ■— Le système nerveux est remarquablement peu développé. Sa portion essentielle consiste en deux cordons médians, l'un dorsal, l'autre ventral. Ils sont plongés dans la partie profonde de l'épiderme, avec lequel ils se confondent plus ou moins. Cependant, dans la région du collier, le cordon dorsal est un tube individualisé (N) et séparé de l'exoderme, dont il dérive par une invagination semblable à celle qu'on rencontre chez les Vertébrés. Il y a tendance à une spécialisation analogue à celle du cordon neural des Ascidies et de la moelle épinière de VAmphioxus. Les deux cordons sont réunis par une commissure nerveuse, située dans la région postérieure du collier, et elle aussi plongée dans l'exoderme. Enfin le cordon dorsal se continue en avant par un plexus nerveux proboscidien, développé surtout à la base de la trompe. On ne trouve de cellules ganglionnaires que dans la portion individualisée du collier. Nous n'avons guère rencontré chez les Artiozoaires, sauf peut-être chez les Plathelmintes, d'exemple d'un système nerveux aussi peu différencié. A part la région ganglionnaire que nous venons d'indiquer, et qu'on peut, avec Semper, appeler le ganglion central, le système nerveux ne s'élève pas au-dessus de l'état que nous lui avons trouvé chez les Cœlentérés. Â

Il n'existe pas d'organes sensoriels spéciaux, mais il existe dans tout l'exoderme une multitude de cellules neuro-épithéliales, en connexion avec les fibres nerveuses sous-jacentes.

Les sexes sont séparés; les ovaires et les testicules sont des follicules simples ou ramifiés, s'ouvrant par des orifices à l'extérieur, et disposés en séries de chaque côté du corps, au-dessous de la ligne des orifices branchiaux.

Affinités du Balanoolossus. — Les traits généraux de l'anatoinie du lialanoglossiis l'isolent singulièrement des Invertébrés. On le classa d'abord paniu les Vers, dans un groupe spécial, celui des Enlâropneusles. MetschuikoLf montra, en 1861, que la larve était un organisme décrit autérieurement

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