‹ Eléments d'anatomie comparéeChapitre 234 sur 412 · TUNICIERS · texte numérisé non relu

TUNICIERS

par J. Millier sons le nom de Tornaria. Elle présente avec les larves adaptatives des Échinodermes une ressemblance extérieure si grande que le savant cmbryogénlste crut devoir faire du Balanoglossus une classe d'Échinodernies, les Biluleralia. Mais il ne fut pas suivi dans cette voie, qui Détenait aucun compte de l'anatoaiie de l'adulte. L'hypothèse doit être abandonnée depuis l'étude d'une larve à développomeut direct, celle du B. Koivalevskii.

Les recherches de Bateson ont montré d'assez nettes affinités avec les CAo?-dala, et eu particulier avec V Ampliioxiis.

Les pritacipaux traits qui autorisent ce rapprochement sont les suivants :

l" Le singulier organe d'origine endodermique que nous avons décrit sous le nom de notochorde est comparable à la corde dorsale des Vertébrés. A la vérité, son faible développement et ses rapports persistants avec le tube digestif ont permis à plusieurs zoologistes d'élever des objections contre un rapprochement avec l'axe squeletlique des Chordala; mais si l'on prend en considération l'origine de la notochorde, le singulier mode de dégénérescence qu'offrent les cellules de sa partie antérieure dépourvue de lumière, et la structure (jui en résulte, tout à fait semblable à celle de la corde dorsale des Vertébrés, l'homologation s'impose à l'esprit; d'ailleurs c'est \'Amphioxus, qui montre les connexions les plus proches, à cause du développementque prend la corde dans la portion préorale;

2» La disposilion de l'appareil branchial rappelle nettement celle de l'appareil branchial des Chordala aquatiques, et n'a d'analogue nulle part ailleurs. Les fentes branchiales ont, comme chez V Amphioxus, la forme d'un U extrêmement allongé, et leurs parois sont soutenues, comme dans ce dernier type, par des baguettes solides ;

3° Chez VAinii/iio.riis, ces fentes ne font pas communiquer le tube digestif avec l'extérieur, mais avec une car ild atria le, qui s'ouvre au dehors par un pore. Le repli operculaire des Hémichordes peut être considéré comme le rudiment de la paroi d'une cavité atriale; cette paroi naît en effet chez les Céphalochordes, comme un repli légumentaire, qui prend un énorme développementel vifnt se souder en arrière avec le tégumentne laissant qu'un orifice;

4" Les enl' unoirs ciliés qui fout communiquer la cavité du collier avec l'extérieur ont leurs homologues chez VAmphioxus, d'après les indications de Hatschek et de Laniiester ;

5" L'origine et la position du ganglion central du Bala?ioglossiis sont tout à fait analogues à ce qui a lieu chez tous les Chordala. La seule différence consiste dans la localisation du ganglion des Hémichordes ;

6° L'origine du mésoderrae est due, comme chez l'Amphioxus, à des invaginations de l'hypoblaste, dont une antérieure impaire, et les suivantes paires et symétriques; le nombre seul de ces dernières varie: il en existe deux paires chez le Balanoglossus, vingt-huit c\\gzV Ampinoxus ;

7» Quant au pore proboscidien, il est nettement l'homologue du caual qui, chez VAmpliioxas, fait communiquer la cavité antérieure gauche avec l'extérieur. 11 devient, dans ce dernier type, la fossette olfactive. Bien qu'il n'ait pas chez le Balanoglossus le même sort, il n'est pas sans intérêt de remarquer qu'il est aussi en connexion avec un fort bourrelet nerveux. Bateson a montré aussi que le pore proboscidien et la glande proboscidienne peuvent être comparés à l'entonnoir cilié et à la glande neurale des Ascidies, ainsi qu'au corps pituitaire des Vertébrés.

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