‹ Eléments d'anatomie comparéeChapitre 244 sur 412 · S.-O. Plathyrrhinicns. — Ex. : Mycetes, Atelcs · texte numérisé non relu

S.-O. Plathyrrhinicns. — Ex. : Mycetes, Atelcs

Cebus.

2. S -O. Arctopithéciens. — Ex. : Hapale. 3. S.-O. Catarrhiniens. — Ex. Cynocephalus, Inuim,

Cercopithecus, Semnopilhecus, Nasalis, etc. — Anthropomorphes : Hylobates, Pithecus, Gorilla, Simia.

Les faits anatomiques qui caractérisent d'une manière générale les Vertébrés sont assez connus de la plupart des lecteurs, pour que nous puissions nous contenter de les énumérer rapidement.

1° Le système nerveux central, dont la disposition a été invoque'e par Guvier comme le caractère dominateur prépondérant, se compose d'une longue tige cylindrique, la moelle épijuere, placée sur la ligne médiane, dans la région dorsale; el'»

est en continuité avec un massif nerveux antérieur, le cerveau.

Toutes ces parties sont dorsales par rapport au tube digestif, il ne se forme jamais de commissures nerveuses entourant le canal alimentaire. Ce caractère de position n'est pas aussi exclusif que l'avait cru Guvier, car nous avons vu, chez plusieurs Plathelminthes notamment, tout le système nerveux central localisé dans la région dorsale. Mais si l'on prend à la fois en considération la constitution et la position du système nerveux, cet ensemble forme un caractère très net et très typique.

2° L'appareil de soutien est un squelette interne, très généralement formé de pièces distinctes (os ou cartilages) articulées entre elles. La portion axiale primitive est une coi^de dorsale, existant chez les types inférieurs et chez tous les embryons, au-dessous de l'axe nerveux, sur toute la longueur du corps. Une gaine l'entoure, et renferme en même temps la moelle épinière. C'est aux dépens de cette gaine que se forme (sauf chez les Cyclostomes) le squelette axial définitif, la colonne verlébi^ale. Celle-ci est formée de vertèbres successives, dont le corps est placé au-dessous de la moelle ; chacune d'elles donne dorsalement deux apophyses qui se rejoignent, pour former un anneau où passe la moelle épinière. Cet axe se continue en avant par le crâne, qui protège le cerveau, la bouche et les organes des sens.

Il est en relation latéralement avec le squelette de soutien des membres, au nombre de deux paires. Ce nombre est absolument fondamental : il n'est jamais dépassé, et généralement, lorsqu'il se réduit, l'embryogénie ou l'anatomie comparée nous montre que cette réduction est due à un phénomène régressif portant sur une paire, ou sur les deux à la fois.

Chez les Vertébrés inférieurs, se rencontrent aussi des membres impairs, situés dans le plan de symétrie, qui disparaissent chez les Batraciens adultes et ne sont plus représentés chez les Verté- . brés aériens, à aucune période du développement.

3° Le tube digestif est ouvert à ses deux extrémités. La partie antérieure est toujours adaptée à la fonction respiratoire. Chez les Poissons, les larves des Batraciens et chez les embryons de tous les Vertébrés — comme chez les Protochordes —, des fentes percées dans les parois latérales du corps, mettent le canal digestif en communication avec l'extérieur. Ce sont les fentes branchiales. Tandis que l'eau passe à travers, le sang s'hématose en circulant dans les travées qui les séparent et que soutiennent des arcs solides; l'ensemble de ces arcs forme le squelette branchial ou viscéral.

Chez les Vertébrés aériens, ce système respiratoire est rem-

placé par un double divcrlicule de la portion anlérieure du tube digestif, qui devient ï appareil pulmonaire.

4" Le sang est rouge, grâce à la présence de corpuscules colorés par V hémoglobine. Le cœur est en avant, près de la face ventrale; le sang, destiné aux divers organes, part d'une aorte dorsale, placée au-dessous de la colonne vertébrale, et naissant du cœur «oit directement (Vertébrés supérieurs), soit par une ou plusieurs paires d'arcs aortiques. Vappareil circulatoire est absolument ilos.

S" Les organes présentent tous une s!/?ne7?*îe bilatérale parfaite, au moins quand ils font leur apparition. Plus tard, ils peuvent perdre cette symétrie, par suite du développement des organes voisins. Mais la sj'métrie externe est, sauf de rares exceptions, rigoureusement conservée.

6" Un point sur lequel il convient d'insister ici, bien qu'il doive nous occuper un peu plus tard, d'une façon plus approfondie, est la mélamérisalion que présentent la plupart des organes; le corps montre une tendance très nette à se diviser en somiles, en métamères disposés en série linéaire. A la vérité, cette métamérisation n'apparaît pas dès les premiers stades de la vie embryonnaire. La notochorde est continue, et il en est de même toute la vie pour la moelle épinière, l'appareil digestif, et l'appareil circulatoire central. Mais elle se montre de bonne heure dans le développement, par la formation des myocommes primitifs, ces disques qui séparent les masses musculaires, et que l'on avait appelés improprement les protoverlèbres. Elle se manifeste plus tard, et persiste h l'état adulte, pour les vertèbres et leurs dépendances (arcs, côtes), les nerfs rachidiens, les muscles du tronc, les branches issues de l'aorte.

Cette métamérisalion est d'une importance extrême. Elle nous montre que les Vertébrés participent de tous les caractères des Artiozoaires, et peuvent être considérés comme des colonies linéaires hautement individualisées, présentant un degré d'organisation analogue à celui que nous avons trouvé chez les Arthropodes et chez les Annélides.

7° Le développement de l'appareil rénal vient préciser d'une façon remarquable la signiûcation véritable du type Vertébré. Nous y trouvons une métamérisation plus nette encore que dans les autres systèmes d'appareil. De plus ce sont des organes segmentaires, tout k fait semblables à ceux des Annélides. Les Vertébrés rentrent donc dans le grand groupe des Néphridiés, et sont étroitement alliés aux Annélides.

Comment s'est produite l'évolution qui a conduit d'un groupe

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