ADAPTATIONS SECONDAIRES DES MAMMIFÈRES
ginc plus répandus qu'à l'époque actuelle. On a signalé des analogies avec les Insectivores, avec les Ongulés. Mais elles sont li^lement lointaines qu'il n'y a pas lieu de s'y arrêter.
Indépendamment de ces groupes à évolution normale, due simplement à des changements de régime alimentaire, les Mammifères nous présentent des formes d'adaptation plus profondément modifiées, des types aériens et des types aquatiques.
11 faut considérer comme une tendance h la première adaptation la formation des parachutes que possèdent certains types isolés (Galéopithèque, Polatouche). Un repli cutané, le patagium relie les deux membres de chaque côté et la queue. Lorsque
vca s vL vd vc
Fig. 450. — Squelette de Phoque : vc, vertèbres cervicales, vd, vertèbres dorsales; u/, vertèbres lombaires; X, sacrum; hcét, vertèbres caudales ; co, côtes; se, scapulum; h, humérus; r, radius; e, carpe; me, métacarpe; ph, phalanges; f, fémur; t, tibia, ta, tarse; 7nt, métatarse.
l'animal s'élance du haut d'un arbre en étendant ses membres, le repli cutané se développe et constitue un parachute, qui ralentit la descente, et permet une sorte de locomotion rapide, différente du vol, sans doute, mais s'en rapprochant sous plus d'un rapport.
Le% Chéiroptères seuls sont réellement capables de vol. Leur membre antérieur est transformé en aile, grâce à l'allongement considérable des doigts antérieurs, le pouce excepté, et au repli membraneux (patagium) qui s'étend entre eux et vient se rattacher au corps (ûg. 449). Ce ne sont en définitive que des Insectivores spécialisés.
L'adaptation à la vie aquatique peut s'obtenir chez certains Mammifères, sans que l'anatomie en soit sensiblement modifiée.
L'Hippopotame, plusieurs Rongeurs peuvent rester longtemps sous l'eau des cours d'eau ou des lacs. D'autres, comme la Loutre, l'Ornithorhynque, le Castor, ont les pattes palmées. Trois ordres sont plus spécialement adaptés à la vie aquatique, les Pinnipèdes, les Sirénides, les Cétacés.
Les Pinnipèdes sont des Carnivores nageurs, comme l'attestent la dentition de plusieurs d'entre eux et l'ensemble de lanatomie interne. Les membres se sont fortement modifiés. Ils sont terminés par une large nageoire, formée par un épais repli tégumenlaire emp<àtantles 5 doigts, où persistent les griffes. La patte toutefois est entièrement mobile, et permet une locomotion ler-
Fig. 451. -- Squelette de Dauphin : vc, vertèbres cervicales ankylosées ; vUi, vertèbres thoraciques; vl, vertèbres lombaires; vx, vertèbres caudales; c, côtes ; c', fausses côtes ; si, sternum ; h, os hyoïde ; se, scapuluui ; h, humérus; r, radius; u, cubitus; ca, carpe; me, métacarpe; pa, pouce, ph, phalanges; pl, rudiments de la ceinture pelvienne; pd, nageoire dorsale; pc, nageoire caudale.
reslre, pénible sans doute, mais souvent employée par l'animal (fig. 450).
Les Sirénides doivent être de même considérés comme des Ongulés aquatiques. La forme générale du corps rappelle celle des Phoques. Les membres sont aussi mobiles au coude, et la main qui les termine présente des ongles rudimentaires ; ils peuvent se traîner sur le sol du rivage. Les vertèbres du cou sont encore mobiles, et les doigts gardent les trois phalanges normales; la dentition est hétérodonte. Les membres postérieurs ont disparu ; le bassin seul persiste. Enfin il s'est constitué une nageoire caudale.
Les Cétacés sont de beaucoup les mieux adaptés à la vie pélagique ; ils ont pour toujours abondonné les rivages et la terre ferme et sont exclusivement marins. Le cou est immobile, très court; les membres antérieurs existent seuls, et sont transformés en palettes ankylosées ; les doigts qui les terminent montrent de