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SABOTS, ONGLES, GRIFFES

iluits parles papilles (fig. 457 A, S) et une substance intcrtnbulairo formée par le reste du bourrelet, et unissant les tubes ( /). Si on étudie la disposition des éléments cornés, restes des cellules épithéliales, on voit facilement qu'elle est en rapport avec la double origine que nous venons d'indiquer. Ce sont des lamelles aplaties. Mais autour des tubes elles sont placées parallèlement à l'a.xo, et en couches couceutriques ; elles sont au contraire disposées horizontalement dans la substance iutertubulaire, c'est-cà-dire, dans les deux, cas, parallèlement à la surface formatrice.

D'après la direction même des villosités, il est facile de voir que la paroi s'accroît de haut en bas, et s'allonge constamment, taudis que la sole ne peut que s'épaissir.

Dans son allongement, la paroi arrive peu à peu à recouvrir toute la troisième phalange. En même temps, elle se soude à l'épiderme qui existait

Fjg. 457. — A. Coupe transversale de la paroi du sabot de Cheval, traitée par la potasse, montrant le mode de disposition des cellules épithéliales dans la paroi des tubes {2), et dans la substance iutertubulaire ( /).

B. Coupe transversale montrant le mode d'union de la paroi avec le tégument de la phalangette : 1, paroi; 2, feuillet de corne ; 3, tégument sousjacent; 4, feuillets du tégument; 5, cellules épidermiques du tégument; 6, coupe des tubes de la paroi (Cuauvead).

préalablement sur celle-ci. L'union se fait d'une facou intime qu'explique la hgure 457 B. La surface interne de la corne, aussi bien que la surface externe du tégument qui recouvre la phalangette, présente des lamelles (i, .5) qui se pénètrent mutuellement et assurent la soudure. Mais ces lamelles semblent ne concourir en rien à l'accroissement de la muraille. Les ongles et les gritfes, qui ne sont que deux variétés du même type, se 1 aéveloppent de la même façon, mais, d'après le développement même que 1 nous venons d'Indiquer, la paroi semble être seule à correspondre à ces orga- ' nés, la sole est une partie surajoutée, comparable sans doute aux callosités

qui garnissent le dessous des pattes chez les chats (1). Les ongles ne se développent qu'à partir des Reptiles. Ils n'existent presque jamais chez les Batraciens (exception : les trois doigts internes de Dactylethra).

C'est encore à ce genre de formation qu'il faut rapporter les cornes des Ruminants à cornes creuses {Cavicornes); elles ont la forme d'un étui conique, lequel vient recouvrir un cône osseux dépendant du frontal.

Poils des mammifères. — Nous arrivons enQn à des organes

Fie 458 — Coupe longitudinale d'un follicule pileux : I, couche dermique externe du follicule; 2, couche dermique interne; 3, membrane basae; 4, épiderme du follicule; 5, épidermicule du poil; 6, substance corticale; 7, bulbe vasculaire ; 8, substance médullaire (Morel et Villemin).

dont l'importance est considérable et dont la genèse est un peui plus compliquée. Nous voulons parler des poils et des plumes, qui sont les éléments les plus caractéristiques des Mammifèmi et des Oiseaux, et dont l'action protectrice contre la déperdition de chaleur joue un rôle énorme dans le fonctionnement vital par^ liculier à ces êtres.

(1) Boas. Ein beilrag zur Morphologie der Nagel, Krallen, Hufe, und Klautn der Saugethiere. M. J. lî. IX, 1883. - Geobnbaor. Zur Morphologie dcsSagels M.J., B. X, 1885.

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