COLONNE VERTÉBRALE DES TÉLÉOSTÉENS
restent distincts des corps vertébraux {Amia) (B) ou bien se soudent à ceux-ci {Lepidosteus, Polypterus) (G). Les neurépines ne sont jamais soudées aux arcs, mais leur sont reliées par un ligament fibreux.
Les mêmes dispositions se retrouvent sur les arcs hémaux qui apparaissent seulement dans la région caudale.
Notons en terminant que les corps vertébraux portent chez tous les Ganoïdes osseux, à leur partie inférieure, des apophyses destinées à porter les côtes.
Colonne vertébrale des Téléostéens. — La colonne vertébrale des TÉLÉOSTÉENS, d'abord purement cartilagineuse, se forme comme celle des Sélaciens. La corde dorsale s'étrangle au niveau des corps des vertèbres, reste dilatée entre deux corps successifs.
La seule chose nouvelle à signaler est l'ossification. Le point de départ de celle-ci est dans la membrane limitante externe. Le tissu osseux se développe d'abord aux dépens du cartilage préalablement formé, puis s'accroît en épaisseur, la membrane limitante agissant comme périoste.
Généralement le corps ne s'ossifie pas tout entier, mais seulement suivant quatre secteurs disposés en croix (fig. 474) ; le reste {k,k') demeure cartilagineux : c'est par conséquent une aslérospondylie. Les arcs supérieurs s'ossifient à peu prés complètement. Ils sont unis entre eux par un ligament fibreux courant tout le long de la colonne vertébrale, et présentant en avant et en arrière des prolongements articulaires qui s'unissent aux vertèbre-s voisines.
Les hémapophyses restent presque toujours à l'état de cartilage. Elles restent séparées l'une de l'autre {h) sauf dans la région caudale où elles forment des arcs hémaux complets, où passent l'aorte et la veine caudale.
En résumé, la colonne vertébrale des Poissons est caractérisée par la dilatation de la corde dorsale entre les vertèbres, qui restent toujours biconcaves ou amphicœ ligues, et par l'absence totale d'articulations entre les divers articles, le Lepidosteus excepté.
Dispositions diverses de la portion caudale. — Le plus généralement, la portion caudale de la colonne vertébrale ofTre une
transversale passant par le milieu d'une vertèbre de Brochet (Esox lucius). — c/{, notochorde; es, sa gaine; /c et /c', rayons cartilagineux correspondant aux arcs ; h, héinapophyse ; n, canal neural (GEGENBAun).
différenciation moins avancée, et très fréquemment la corde y persiste intégralcmenL, entourée seulement par une gaine Obreuse •ou cartilagineuse. Toutefois les arcs correspondants se dévelop-
pent. Nous avons vu en effet que leur apparition était plus précoce que celle des corps.
Cette région porte la nageoire caudale. Dans les types primitifs, la corde suit jusqu'à son extrémité la direction de l'axe du corps; la nageoire caudale s'y attache symétriquement, le poisson est