RÉGIONS DE LA. COLONNE VERTÉBRALE
espèces à long cou, comme la Girafe. Leurs apophyses transverses sont soudées aux côtes, de façon qu'il persiste entre ces deux parties, près du corps de la vertèbre, un orifice où passent l'artère et la veine vertébrales.
L'atlas et l'axis sont bien développés; celui-ci porte une apophyse odontoïde, qui passe à travers l'atlas, et va jusqu'au crâne, auquel elle sert de pivot. C'est en réalité l'atlas qui tourne autour de cet axe, et entraine la tête dans son mouvement.
Par exception, les vertèbres cervicales sont peu mobiles chez les Cétacés, où leurs corps peuvent même se souder (1). De plus, comme la tête n'est pas susceptible de mouvements, l'apophyse odontoïde disparaît.
2» Les vertèbres dorsales sont en nombre variable ; si toutefois
Fig. 479 - Vertèbre lombaire d'Ane. - 1, corps; 2, apophyses transverses soudées aux côtes; 3, apophyse épineuse ; 4, apophyses articulaires.
on leur adjoint les vertèbres lombaires, le nombre ainsi obtenu est un peu plus constant ; il est d'à peu près 20 (minimum : 14 chez le Tatou; maximum : 30 chez le Daman).
Les apophyses transverses naissent ici par une seule racine, soit de l'arc neural pour les vertèbres dorsales, soit du corps pour les vertèbres lombaires.
Les apophyses épineuses sont énormément développées. Elles servent d'attache à un ligament qui s'insère d'autre part sur les apophyses épineuses des vertèbres cervicales, et sur l'occipital C'est le ligament cervical qui soutient la tête et qui est particulièrement développé chez les animaux à tète lourde;
3° Les vertèbres sacrées primaires sont au nombre de 2 o.i elles forment seules le sacrum chez les Marsupiaux. Maisil'sV adjoint, chez les Placentaires, des vertèbres secondaires, le plus
di gfnre tZf^" '''' «l^Ptodons, et les Rats-Taupes
R. Perrier. — Anat. comp.
souvent 2 ; le nombre des vertèbres sacrées peut d'ailleurs s'élever davantage, notamment chez les Édentés, où on en trouve jusqu'à 9. Ces vertèbres sont en général soudées en un seul os, le sacrum; mais on peut toujours reconnaître assez facilement leur existence.
Chez les Cétacés, les vertèbres sacrées ne sont pas différenciées, et les vertèbres lombaires passent peu à peu aux vertèbres caudales. Cela s'explique parla disparition des membres postérieurs, en vue desquels le sacrum s'est constitué ;
4» Les vertèbres caudales sont de beaucoup les plus variables en nombre. Chez le Pangolin {Manis longicaudata) il en existe 46. Par contre, elles peuvent se réduire énormément. Chez l'Homme par ex:emple et chez les Anthropoïdes, il y en a 3 ou 4, rudimentaires, qui se soudent en un seul os, le coccyx.
Les vertèbres caudales antérieures ont la configuration ordinaire ; les arcs neuraux sont bien développés, et dans les cas où Ja queue devient un important organe locomoteur, les arcs hémaux le sont également {Cétacés, Kanguroo). Les dernières caudales sont au contraire rudimentaires et souvent réduites à leur corps.