IV. Il faut y ajouter les os de membrane suivants
1" Les pariétaux (fig. 498 A, p) et les frontaux (f), distincts chez les Urodèles, réunis de chaque côté en un parié ta- frontai chez les Anoures ;
2» Les nasaux (supra-ethmoïdes) {na);
3° Deux uowm (fig. 498 B, Vo), qui se soudent en un os médian chez le Daclylethra, et disparaissent chez le Pipa et le Pelotâtes;
4° Le parasphénoïde au-dessous du crâne, s'étendant de l'occipital à la région ethmoïdale. Nous le rencontrons ici pour la dernière fois (fig. 498 B, y, et 499, pa. s);
5° Les maxillaires [mx) et les prémaxillaires (px), qui afl'ectent surtout des rapports avec la mâchoire supérieure.
A l'inverse des autres groupes, les Gymnophiones, adaptés au creusement des galeries souterraines, ont un crâne entièrement ossifié; le nombre des pièces osseuses se réduit, plus encore que chez les Reptiles, par la soudure des os primitifs au moyen de nombreuses sutures (Wiedersheim).
Squelette viscéral. — La branche supérieure de l'arc mandibulaire, qui forme la mâchoire inférieure, est, à la difi^érence de ce qui a lieu chez les Téléostéens, intimement attachée au crâne. C'est le mode de suspension autostylique. Chez les Anoures, lé ptérygoide et le palatin forment par leur ensemble une baguèlle osseuse arquée, et très écartée du crâne, pour laisser place à R. PenniER. — .\nat. comp. t^-^
l'orbite. Elle s'attache par ses deux extrémités en arrière à l'exoccipital, en avant à l'os en ceinture (fig. 498).
Chez les Urodèles, la disposition est très différente; une apophyse qui ne s'ossifie pas part de la région occipitale, et se dirige en avant ; elle représente certainement le palalo-plérygo'idien. Mais on a donné également ces noms à deux os de membrane, qui occupent à peu près la position des os décrits chez les Anoures, mais ne sauraient, d'après leur origine, leur être comparés (fig. -499). Le reste de la branche supérieure de l'arc mandibulaire forme le cartilage cari^é [q), soudé intimement au crâne; il ne s'ossifie pas, et envoie chez les Anoures un long prolongement cartilagineux, qui double l'arcade palalo-ptérygoïdienne ; c'est le pala(o-car7-é. Il manque chez les Urodèles. Au-dessous du carré s'articule le cartilage de Meckel, dont la partie postérieure s'ossifie sous le nom ^'articulaire (ar).
A ces parties fondamentales, s'ajoutent des os de membrane. Les uns recouvrent la portion otique et l'articulation mandibulocrânienne. Le plus important est le squamosal ou suspenseur, qui relie l'articulation quadrato-meckelienne à l'os pétreux (prootique). Il correspond d'une part au ptérolique des Poissons, et d'autre part à l'écaillé du temporal des Vertébrés plus élevés.
Il recouvre la capsule auditive, et c'est à ses dépens que se constitue l'anneau tympanique, sur lequel est tendue la membrane du tympan.
Le quadrato-jugal [qj) recouvre le cartilage carré et va s'unir au maxillaire, complétant ainsi la mâchoire supérieure. Il manque aux Urodèles.
A la mâchoire inférieure se trouvent les os de membrane ordinaires : dentaire, splénial, angulaire.
V. On ne connaît rien, chez les Batraciens, d'analogue à l'hyomandibulaire des Poissons. 11 est probable toutefois, sans qu'on l'ait expressément démontre, qu'il est représenté par la columelle. La portion hyoïdienne de l'arc hyoïdien s'articule avec la portion carrée de l'arc mandibulaire ; plus tard elle s'unit aux arcs branchiaux placés en arrière, et se comporte comme eux.
YI. Les arcs branchiaux de la larve sont au nombre de quatre. Mais trois seulement portent des branchies; le quatrième est rudimentaire et réduit k l'épibranchial. Tous ces arcs s'articulent sur la ligne médiane avec une pièce ventrale, le basibranchial.
Après la disparition des branchies, cet appareil se modifie profondément.