CRANE DES REPTILES
IV. En avant, la portion naso-elhmoïdienne reste cartilagineuse, ou s'ossifle plus ou moins complètement {Sauriens).
V. Les os de membrane de la voûte du crâne sont remarquablement développés. Dans les formes primitives, tous ces os sont pairs- et contigiis seulement sur la ligne médiane; mais il peut y avoir des soudures qui varient avec les divers types.
Fig. 501. — (Jsléologie à' llalleria piinclala. — 1, cràuc vu par la partie inférieure : Ch, narines internes; co, condyle occipital unique; g, cavité glénoïde pour l'articulation quadrato-ineckelienne ; im, prémaxillaire;./, jugal ; m, maxillaire; o, opisthotique ; ob, basi-occipital ; p, pariétal; pa, palatin; pt, ptérygoïde; q, carré; qj, quadrato-jugal ; sù, basi-sphénoïde, avec l'apophyse para-sphénoïdale en avant; si, coliimellc; transverse; u, vomer.
II. Crâne vu de profil, par le côté droit : A, orbite; F, fontanelle frontale; N, fosse nasale; S,S', fosse temporale; rt, angulaire; as, columelle;
dentaire; f, frontal; fa, préfrontal; fp, post-l'ronlal ; im, prémaxil- 'aire; .7, jugal; mx, maxillaire; n, nasal; o, opisthotique (gaucho); op. postorbitaire; p, pariétal; pa, palatin; pl, ptérygoïde; q, carré; q', carré gauche; qj, qnadratojugal ; sq, squamosal.
III. — Schéma du segment vertébral (côtes et côtes abdominales); c, corps de la vertèbre; od, arc supérieur; segment vertébral; ?■', segment sterual de la côte thoracique; b, segment impair; 6', segment pair des côtes abdominales (deux par segment) ; u, apophyse oncinée.
IV. Patte antérieure gauche : H, humérus; anl. cet, trous épicondyliens ; /{, radius; U, cubitus; r, radial; u, uluairc ; i, intermédiaire; c,c', centraux; 1-6, carpions; mf, métacarpiens; I-V, doigts.
Les pa}-ii}(an.v, pairs chez les Chéloniens et les Geckos, sont impairs dans tous les autres groupes; sur la ligne médiane, se rencontre chez les Sauriens, et aussi chez les Batraciens fossiles, un orifice remarquable, où est enchâssé Vœil pinM.
Les frontaux, impairs chez quelques Sauriens et chez les Croco-
diliens, forment le toit des cavités orbitaires, et ne prennent qu'une faible part à la proleclion du cerveau. Il n'en est pas ainsi toutefois chez les Ophidiens, où il n'existe pas de septum orbitaire, et où la région optique du cerveau est recouverte par les frontaux.
Il existe en outre très généralement deux os pairs, les p?'e- et les post-frontaux qui contribuent à former la ceinture orbitaire. C'est en avant de cette région qu'apparaissent pour la première fois les os lacrimaux [Sauriens, Crocodiliens).
Enfin les nasaux recouvrent plus ou moins complètement les capsules olfactives ; ils manquent chez les Chéloniens.
A la base du crâne, n'existe qu'un seul os de membrane, le vomer. Cet os est pair dans les types primitifs [Rhynchocéphales, Plagiotrèmes) ; dans les autres, les deux parties se soudent sur la ligne médiane en un vomer impair.
Sur les côtés du crâne, se trouvent encore d'autres os de membrane : en arrière, le squamosal, dans la région otique, à la fois en connexion avec le crâne et l'os carré dépendant de la mâchoire ; en avant, les maxillaires et les prémaxillaires, qui forment l'arcade dentaire; enfin, dans la région moyenne, les os jugal et quadrato-jugal, qui forment une arcade zygomatique, reliant le squamosal au maxillaire.
Appareil mandibulaire. — La mâchoire supérieure est attachée directement au crâne. Il y a donc autostylie. Les pièces qui dérivent du segment palato-carré sont toujours parfaitement ossifiées, et au nombre de trois : l'os carré, le ptérygoide, le palatin. Chez VHatteria, le plus primitif des Reptiles, l'os carré est soudé au massif crânien, dont il fait partie intégrante. Ce caractère se retrouve chez les Chéloniens et les Crocodiliens. Afais chez les Sauriens et les Ophidiens, que nous avons réunis dans le groupe des Plagiotrèmes, l'os carré est mobile, et a la forme d'une longue baguette qui s'articule d'une part au crâne (squamosal), d'autre part à l'angle des deux mâchoires (fig. 502 et 504). Nous verrons le rôle de cette disposition chez les Serpents.
Dans ce même groupe, les pièces ptérygoïdes et palatines ont la forme de longues baguettes; elles conservent vis-à-vis du crâne une assez grande indépendance, et s'unissent avec lui par une articulation mobile, permettant à l'ensemble des deux mâchoires de se mouvoir tout d'une pièce.
Cette disposition se modifie notablement chez les Crocodiliens (fig. 503). Dans ce groupe, les ptérygoïdes (s), les palatins {pt), et en même temps qu'eux les maxillaires (m) et les prémaxillaires {prm) présentent à leur côté interne des expansions hori-