CEINTURE PELVIENNE DES POISSONS
variable. La ceinture pelvienne est toujours articulée avec Ja colonne vertébrale dans la région sacrée, empiétant souvent aussi sur la région dorso-lombaire. Elle varie même, d'après flosenberg, non seulement suivant les espèces, mais dans une même espèce suivant l'âge. Le premier rudiment apparaît dans le voisinage des dernières vertèbres, c'est-à-dire des vertèbres
' Fig. 519. — A. Colonne vertébrale et ceinture pelvienne de Grenouille : a/, atlas; y, vertèbres dorsales ; sr, vertèbre sacrée ; iir, urostyle; il, iliou; ts, ischion; p6,f pubis; ac, cavité acétabulaire. — B, Membre antérieur : h, hunaérus; rc, radio-cubitus; c, carpe; me, métacarpiens; p, pouce. — C, Membre postérieur : f, fémur; pt, tibio-péroné ; as, astragale; cl, calca-
• néum; l, tarse; ml, métatarse (Gmoo).
caudales. Il y a donc pour ainsi dire déplacement du bassin.
• En revanche la disposition de la ceinture est assez constante.
I Elle se compose de deux pièces symétriques, dont chacune se di- 'vise plus ou moins nettement en trois parties : l'une dorsale, ViHon, les deux autres ventrales : le pu/ns en avant, Vischion • en arrière. Ces deux dernières parties sont séparées l'une de l'au- ' tre, au moins chez les Amniotes, soit par une échancrure, soit
par un orifice, le Irouoblurattur. Nous retrouvons, on le voit, les dispositions de la ceinture scapulaire.
Au début, les deux pièces sont séparées l'une de l'autre, et ne touchent pas la colonne vertébrale. Mais bientôt l'ilion s'articule avec le sacrum, et en général, les deux pubis et les deux ischions se rejoignent aussi sur la ligne médiane ventrale, et s'articulent par des symphyses, la symphxjse pubienne et la symphyse ischienne, qui peuvent être en continuité (Mammifères, Batraciens).
B. Batraciens. — La cavité acétahulaire où vient s'insérer le fémur divise le bassin des Urodèles en deux segments : un segment dorsal, Vilion, en forme de baguette osseuse, fortement attaché à. la colonne vertébrale, et une plaque ventrale, soudée par une symphyse à la plaque congénère. Cette plaque ne présente pas de divisions ; mais la partie antérieure reste cartilagineuse, tandis que la partie postérieure s'ossifie; on peut considérer celte dernière comme Visckiun, le cartilage représentant le pubis; ce dernier porte en son milieu un petit trou obturateur.
En avant de la symphyse, sur la ligne médiane, se trouve un cartilage, qui se divise antérieurement en deux branches divergentes. Il existe aussi chez le Dactylethra Capensis parmi les Anoures. On le désigne sous le nom d'épipuljis.
Chez les Anoures, le type est assez différent. Le bassin tout entier est attaché par les deux liions aux deux côtés de la vertèbre sacrée. Ces iUons sont très longs, et recourbés en sabres. A la partie postérieure ils se réunissent en une lame élargie, placée sur la ligne médiane. Cette lame est tout ce qui représente la portion ventrale. Elle porte sur les côtés les deux cavités acétabulaires, et intérieurement présente une crête, qu'on peut admettre comme le rudiment de la portion ischio-pubienne (fig. 519 A).
C. Reptiles. — La ceinture pelvienne manque chez les types dépourvus de pattes postérieures (la plupart des Serpents), ou tout au moins elle y est réduite à des rudiments représentant l'ischio-pubis [Boïdés, Pythonidés, Tovtricidés], ou l'ilion [Sauriens apodes).
Chez tous les autres Reptiles, la ceinture pelvienne est formée, de chaque côté, par les trois os que nous retrouvons partout. Tous les trois prennent part à la formation de la cavité arliculaire, sauf chez les Chéloniens, où le pubis n'y intervient pas. L'ilion a son axe dirigé en avant et en bas, et s'attache en général à la colonne vertébrale par sa partie antérieure. C'est aussi ce niveau que se trouve l'acétabulura. Mais chez les Crocodiliens, l'ilion