CEINTURE PELVIENNE DES REPTILES
présente à sa partie antérieure une apophyse, déjà indiquée chez ([uelques Sauriens, mais atteignant son maximum de développement chez les Dinosauriens et surtout, comme nous le verrons,
Fig, 520. — Ceinture pelvienue et membre postérieur d'un Dinosaurien [Cainplonotus clispar) : il, iliou; is, ischion; p, pubis; p', post-pubis; /, fémur; <, tibia; f, péroné; a, astragale; c, calcanéum; tnt, métatarsien (Marsh).
chez les Oiseaux, C'est la région préacélabulaire. Le pubis et l'ischion s'unissent par une symphyse médiane à leurs congénères pour former un bassin. Les deux os d'un même côté sont séparés l'un de l'autre par un orifice obturateur. R. PEnniEn. — Anat. comp.
Quelquefois, à leur extrémité distale, les deux pièces osseuses se recourbent l'une vers l'autre ; les deux orifices obturateurs sont alors séparés l'un de l'autre par une portion osseuse, elles deux symphyses se font suite. D'autres fois, les os sont écartés l'un de l'autre à leur extrémité distale; les symphyses sont alors distinctes, et les deux trous obturateurs ne sont séparés que par un ligament médian réunissant les deux symphyses.
Le pubis, transversal chez les Sauriens et les ToriMes, s'allonge au contraire chez les Crocodiliens, et dans certains cas devient presque longitudinal. Dans ce groupe, la symphyse pubienne est constituée par une membrane, se prolongeant postérieurement en un ligament séparant les deux trous obturateurs et allant s'attacher à la symphyse ischienne. En avant, cette membrane s'étale largement, pour aller s'attacher aux dernières côtes abdominales.
Chez les Binosauriens, dont les pattes postérieures étaient adaptées au saut; la ceinture pelvienne est notablement modifiée, et présente des caractères semblables à ceux que nous allons trouver chez les Oiseaux, eux aussi adaptés au saut (fig. 320).
Toutes les pièces en sont allongées dans le sens longitudinal. Nous avons déjà parlé de la partie préacétabulaire de l'ilion. L'ischion {is) est en forme de bâton allongé, dirigé en arrière. Enfin le pubis s'est divisé en deux : le prsepubis [p] dirigé en avant et uni à son congénère ; le postpubis [p') en arrière, parallèle à l'ischion, et dépourvu de symphyse.
D. Oiseaux. — Chez les Oiseaux, le prsepubis, rudimentaire chez l'Aptéryx et les Coureurs, manque totalement en général. Les symphyses disparaissent complètement, et la ceinture est formée de deux parties entièrement séparées (Qg. S21). L'Autruche est le seul exemple où existe une symphyse pubienne, et, chez le lihea, les deux ischions sont soudés non pas à la face ventrale, mais dorsalement, immédiatement au-dessous de la colonne vertébrale.
L'ilion est un os lamellaire irrégulier, très allongé, portant en son miUeu la cavité acétabulaire percée en son centre d'un orifice. A celle-ci aboutissent aussi l'ischion également aplati, et le postpubis, grêle baguette plus ou moins soudée au bord externe de l'ischion.
En résumé, le caractère le plus net du bassin des Oiseaux est l'absence de symph3'se et l'allongement en arrière du pubis et de l'ischion,
E. Mammifères. — A l'exception des Cétacés, où elle est formée par des rudiments appartenant soit à l'ischion (Manaliis),