GLANDES SALIVAIRES
queuse, on peut y distinguer trois paires de glandes : les parotides, les sons-maxillaires et les sublinguales. La parotide, placée entre la branche montante du maxillaire et le conduit auditif interne, débouche, parle canal de Sténon, dans la joue, au niveau de la deuxième molaire supérieure. Elle est surtout aquipare et destinée à humecter les aliments; aussi est-elle particulièrement développée chez les animaux qui se nourrissent d'aliments secs, comme le Cheval ; elle manque au contraire chez les Phoques et les Cétacés, animaux aquatiques, et elle est peu développée chez les Carnivores. On l'a longtemps niée chez l'Échidné ; mais Viallanes a montré que cela tenait à un changement dans sa situation (I). Elle est placée en effet vers le milieu du cou, et, par un long canal de Sténon, débouche entre les deux maxillaires.
Les glandes sous -maxillaires, placées le long du bord interne de la mâchoire inférieure, débouchent par les canaux de Wharton de chaque côté du frein de la langue. Les deux glandes se réunissent chez les Edentés en avant du cou, et, chez l'Échidné, où elles sont très volumineuses, elles débouchent chacune par deux orifices. Leur rôle est de favoriser la gustation.
Enfin les glandes sublinguales, placées de part et d'autre du frein de la langue, sont les plus constantes ; elles sont liées à la déglutition et débouchent à la fois par le canal de Barlholin et les conduits de Rivinus.
Outre ces glandes, il existe toujours sur l'une et l'autre des mâchoires d'autres glandes nommées les glandes molaires; elles prennent quelquefois une importance considérable et portent le nom de glandes de Nûck ou de Duvernoy.
C'est l'ensemble de toutes ces sécrétions qui constitue la salive mixte dont le rôle est de saccharifier l'amidon. Mais la ptyaline semble localisée dans les glandules buccales.
PoARYiVX. — Chez les Vertébrés inférieurs, la partie antérieure de l'appareil digestif sert non seulement au passage des aliments, mais aussi au trajet de l'air destiné à la respiration. Chez les Vertébrés aériens les moins spécialisés, cet air pénètre dans les narines et arrive par celles-ci à la partie antérieure de la bouche ; la glotte se trouve à. la base de la langue, et est extrêmement étroite. Il en résulte que la cavité buccale se continue avec l'œsophage sans solution de continuité, sans qu'il y ait danger d'introduction de particules alimentaires dans les voies aériennes. Mais, par suite du développement d'un palais secondaire chez les Vertébrés plus élevés, les arrière-narrines ont reportées très loin
(1) A. S. N. G« série, t. VII, 1878.
en arrière de la bouche, juste en face de la glotte, elle-même rejetée fort en arrière. Il en résulte une sorte de carrefour, ïarrière-bouche ou pharynx, où se croisent les deux conduits digestif et aérien. Le bol alimentaire, amené par les contractions de la langue, pourrait s'engager dans les fosses nasales ou dans la glotte; une sorte de pont cartilagineux, Vépigloite, recouvrant ce dernier orifice, empêche l'accès de la trachée artère ; de plus un voile membraneux, continuant la voûte palatine, le voile du palais, ferme en partie l'oriQce des fosses nasales et, au moment de la déglutition, les muscles du pharynx se rapprochent de ce voile et ferment complètement l'orifice des fosses nasales. Le bol alimentaire ne peut donc plus s'engager que dans la partie de l'intestin que nous allons maintenant étudier.
§ 2. — Etude de lintestin moyen.
A la suite de la bouche, se trouve un tube de longueur variable, {'œsophage, qui conduit le bol alimentaire dans une poche plus ou moins vaste, quelquefois séparée par des constrictions en un certain nombre de poches successives : c'est l'estomac ; l'orifice par où il communique avec l'œsophage est le cardia. Les aliments, après avoir subi dans l'estomac leurs premières transformations,' s'en échappent par un second orifice, le pylore, qui les conduit dans l'intestin proprement dit, où s'achève la digestion ; c'est dans cette partie que débouchent les canaux excréteurs du foie et du pancréas.
^ Toutes ces parties dérivent sans exception du mésentéron de l'embryon ; nous pouvons réunir leur étude dans un même paragraphe.
Intestin moyen des Poissons. — La division en trois parties que nous venons d'indiquer ne se trouve pas réalisée à ce point chez les Vertébrés inférieurs, où le tube digestif s'étend en ligne droite de la bouche à l'anus; les diverses parties de l'appareil sont à peine distinctes chez les Cyclostomes, les Dipneustes, les Chimères et quelques Téléosléens.
Chez les Cyclostomes, une valvule marque la place du pylore, et les différentes parties de l'intestin n'ont pas la même structure anatomique.
Chez les Chimères, où l'estomac est peu distinct, l'intestin n'est caractérisé que par un repli spiral, caractéristique de tous les Sélaciens (on l'appelle souvent valvule spirale), qui le divise de la même manière qu'un escalier à vis divise la cage où il est logé.
Si on excepte les quelques types que nous venons d'indiquer,