I CERVEAU DES BATRACIENS
3» Le mésencéphale, qui constitue chez les Urodèles une portion rétrécie, une sorte de col reliant le cerveau antérieur au ■cerveau postérieur, est au contraire, chez les Anoures,\^ portion
Fig. 596.— Ct i veau de Rana e4cu/e?i<a. — f, scissure intcrhémisphérique; eu arrière la lamelle terminale, en avant la commissure des lobes olfactifs ; Tr. opt., bandelettes optiques; Jnf, infundibuliim ; les autres lettres comme dans la figure 593 (WiEDEnsiiEisi).
la plus large de l'encéphale. Elle présente dorsalement deux gros mamelons, les tubercules bijumeaux, qui dans certains types [Tritons, G ijmnophiones) sont assez volumineux pour s'étendre en arrière sur le cerveau postérieur et l'arricre-cerveau.
L'aqueduc de Sylvius, réduit à l'état de simple canal chez les Pérennibranches, est au contraire, chez les Salamandrines,\invérilable ventricule; chez les Anoures, il s'est élargi transversalement. Chez la Bana, il se divise même, et chaque tubercule a un ventricule distinct, communiquant séparément en avant et en arrière avec le troisième et le quatrième ventricule.
4° Le thalamencéphale est lùuiours plus étroit, et, chez les Ui'odèles, peu distinct du mésencéphale. Le troisième ventricule, creusé à son intérieur, a un oriflce dorsal assez réduit, recouvert comme ailleurs par une membrane épendymaire, et par les plexus choroïdiens, où se trouve insérée l'épiphyse, ici fort réduite. Inférieurement le thalamencéphale se termine par le tuhei- cinereum ou infundibulum, et par l'hypophyse, attachée au cerveau moyen, dont elle cache la surface ventrale.
5° Les hémisphères cérébraux sont placés tout à fait en avant, et en continuité avec les lobes olfactifs, dont les sépare seulement une légère dépression. Complètement séparés chez les Urodèles, où ils ne sont reliés que par la commissure antérieure placée tout à fait en avant du thalamencéphale, ils sont chez les Anoures unis par une mince lamelle grise [lame terminale) sur la face ventrale, et au niveau de la naissance des lobes olfactifs par une large commissure. Entre les deux commissures, ils sont séparés par une fente, la scissure interhémisphérique. Chez les Gymnophiones, les hémisphères prennent un énorme développement et forment les quatre cinquièmes de la longueur du cerveau.
C. Reptiles. — Le cerveau des Reptiles présente sur celui des groupes déjà étudiés une remarquable supériorité, d'autant plus grande qu'on va des Sauriens aux Crocodiliens. L'un des caractères les plus importants est la présence des courbures encéphaliques définies précédemment : elles sont surtout nettes dans l'embryon ; plus tard elles s'effacent plus ou moins. C'est chez les Axâmes qu'elles sont le mieux conservées. Elles sont au contraire réduites au minimum chez les Ophidiens, où la disposition est presque horizontale.
1" Le myélencéphale est plus réduit que dans les groupes inférieurs. La fosse rhomboïdale, ouverte par une simple fente chez les Plagioti'èmes, est plus large chez les Crocodiliens (1) et surtout chez les Chéloniens.
Sur le plancher du quatrième ventricule se distinguent de part et d'autre du sillon médian, principalement chez les Crocodiliens, deux cordons blancs, les éminences teres, et latéralement deux fu-
(1) Rabl-Ruckhard, Dus Centralnervensytem des Alligators. Z. W. Z., t. XXX,