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FOSSES NASALES DES OISEAUX

ble compliqué de lamelles cartilagineuses attachées aux parois latérales. Elles sont localisées exclusivement dans la partie olfactive, c'est-à-dire dans la rampe supérieure.

Des cavités accessoires en communication avec les fosses nasales se rencontrent chez les Crocodiles pour la première fois. On les désigne sous le nom de sinus. Nous les verrons plus développées encore chez les Mammifères. Elles ne servent d'ailleurs pas à l'olfaction, et sont de simples cavités aériennes absolument aveugles.

L'appareil lubrifiant comprend, comme chez les Batraciens, outre les glandes de Bowmann, une grosse glande située dans l'épaisseur du cornet principal, et qui verse ses produits dans la cavité nasale.

D. Oiseaux. — Comme chez les Lézards, les fosses nasales des Oiseaux sont divisées en deux cavités successives : un vestibule antérieur, et la véritable cavité nasale, située en arrièi-e. Le vestibule présente un cornet qu'on a comparé à tort aux cornets du nez des autres Vertébrés. Les homologues de ces derniers ne doivent être cherchés que dans la cavité postérieure. 11 en existe, en général, deux, le plus souvent soutenus par des lamelles cartilagineuses (Qg. 608 F).

Le cornet inférieur correspondant au cornet principal des groupes moins élevés, est, en général, le plus développé. Il atteint quelquefois le septum médian, et forme ainsi deux rampes superposées comme chez les Reptiles; mais d'autres fois, il ne se soude pas au septum, et s'enroule plus ou moins autour d'un axe horizontal.

Le cornet supérieur (CJ est moins développé, il s'étend moins loin en avant, et se creuse parfois de cavités, qui communiquent toujours avec un sinus aérien développé dans les parois de l'orbite.

Les Oiseaux possèdent, eux aussi, une glande nasale, mais, au lieu d'être logée dans le voisinage du maxillaire, elle se tient à la partie supérieure des fosses, dans le voisinage du frontal.

E. Alaniinifcres. ~ G est chez les Mammifères que se trouve l'appareil olfactif le plus développé. Les narines s'ouvrent toujours immédiatement au-dessus de la bouche. La capsule est généralement saillante, et présente une portion extérieure proéminente, qui forme le nez, et qui correspond au vestibule des Reptiles et des Oiseaux. Il est protégé par un appareil de soutien formé par les os nasaux à la partie supérieure et par des cartilages développés dans les parois latérales, les ailes du nez, comme dans la cloison médiane.

Le nez se prolonge parfois d'une façon considérable en avant de la face. Il peut acquérir de nouvelles fonctions, et devenir organe de préhension ou de tact. On le désigne alors souvent sous le nom de groin ou de trompe. L'exemple le plus remarquable est celui dé VÉléfliant, où de très nombreux muscles développés dans la trompe permettent les mouvements les plus variés. La trompe porte à son extrémité un appendice digitiforme, qui joue le rôle le plus actif dans la préhension.

Dans la Taupe, nous avons décrit les terminaisons tactiles qui font du groin un organe de tact délicat. C'est dans le même ordre de formation qu'il faut ranger les appendices qui ornent le nez de certaines Chauves-Souris, et qui sont des organes de tact, ne jouant aucun rôle dans l'olfaction.

L'ensemble des cavités nasales est lui-même plus compliqué que partout ailleurs, mais n'a aucune dépendance de la forme extérieure du nez.

La partie antérieure des deux fosses ne joue pas de rôle dans l'olfaction et ne porte pas de cornet. Elle répond au vestibule des Oiseaux.

La partie postérieure, au contraire, est couverte de cornets plus ou moins nombreux et compliqués, qui sont tapissés par la muqueuse, laquelle subit par suite une remarquable augmentation de surface. On reconnaît généralement trois cornets : l'inférieur, le plus développé, est l'homologue de celui que nous avons décrit jusqu'ici chez tous les Vertébrés déjà étudiés. Comme chez eux, bien qu'il n'atteigne pas le septum médian, il sépare le nez en deux cavités superposées : l'inférieure, sans fonction olfactive, est purement respiratoire; la supérieure, au contraire, sert à. la perception des odeurs. C'est sur les parois latérales de celle-ci que sont attachés les deux cornets supérieurs. Tandis que l'inférieur est soutenu par un os spécial (os fiMiatum), les cornets supérieurs dépendent de l'ethmoïde. Ces derniers ont une disposition très variable et sont d'autant plus compliqués que l'odorat est plus subtil. C'est d'ailleurs le cornet moyen qui est le plus développé et forme parfois, comme chez le chien, un massif volumineux de minces lamelles, connues sous le nom de volutes etkrnoidales.

Entre ces lamelles sont comprises de nombreuses chambres à air, communiquant toutes, directement ou indirectement, avec la fosse nasale, et formant le labyrinthe elhmoidal. Ce ne sont d'ailleurs pas les seules cavités qui soient en relation avec les cavités nasales. 11 existe plusieurs sinus, creusés dans les os voisins, notamment dans les maxillaires, le frontal et le sphénoïde.

ORGANES DE L'OUIE. ,1105 Le nerf olfactif traverse la lame criblée de l'ethmoïde dans une muUiLude de petits trous, qui, dans des cas fort rares (quelques Chéiroptères, Ornithorhynque) se réduisent à un seul II se répand sur les cornets supérieurs et moyens, et dans la portion correspondante du septum.

Les Cétacés présentent sous ce rapport une dégradation fort remarquable, tout au moins les Mysticètes. Le nerf olfactif disparaît presque en totalité ; les plis des fosses nasales n'existent plus, et tout l'appareil est transformé en un organe de projection, qui s'ouvre à l'extérieur par un ou deux orifices, les évents correspondant aux narines. Par là s'échappe le jet de vapeur si connu, particulier aux Cétacés.

Ajoutons en terminant que la muqueuse nasale est lubrifiée par les liquides dus à la sécrétion des nombreuses glandes de Bowmann eparses sur toute sa surface. Il s'y joint très souvent de plus grosses glandes, connues sous le nom de glandes de Sténon.ll en existe une ou deux, en des endroits variables, et leur sécrétion s échappe dans la cavité du nez.

Obgane de Jacobson. — A l'organe olfaotif sp i^^tf-.^i.^ Vorgane de Jacobson, qui sombt lu ausîi LScint !• °T°''

§ 4. — Organes de route (1).

Comme chez un grand nombre d'animaux, l'audition s'effectue chez les Vertébrés, par la transmission des mouvements v bra: toires à des granules snlirlps r,n'^« j - • . "-^ Mura-

hthes. CeUes-c^ viennent frapper sur les terminaisons nerveuses et les impressionnent mécaniquement. '

Les cellules auditives ont la forme de dés à coudre, terminées mfeneurement par une fine fihre au moyen de laque le elles continuent avec les fibres du nerf auditif, et supérieuremen p un plateau, couvert de cils qui en général s'agglutinent, de façon a présenter 1 aspect d'une soie unique (fig. 609). Ces cellules sont

(I) Retzius. Das Gehlirorqan der Wirbelihieve, Stockholm, 1S81-18R/. R. Perrier, — Anat. comp. nn

ii06 VERTÉBRÉS. — ORGANES DES SENS,

généralement associées en groupes, auxquels on donne le nom de taches ou de crêtes auditives. Elles sont entremêlées de cellules de soutien (s), allongées en forme de filaments, qui jouent un rôle purement protecteur.

Les organes chargés de recueillir les vibrations et d impressionner par leur choc les cellules nerveuses sont de grosses concrétions, formées en réalité de petites otolithes calcaires, d as-

Fig. 609. - Coupe verticale de la tache auditive d'une ampoule de Coj«|7!6« domestica ■ à gauche, disposition naturelle; à droite dissociation partielle 'Tn Z ueLu. ; a, cfllules auditives, groupées par quatre au sonjuje d'une fihre nerveuse (la quatrième, à gauche, a été arrachée) , s, cellules de soutien filiformes ; m, paroi membraneuse du labyrmthe (Retzius).

pect cristallisé, agglutinées par une gelée, Votoconie, qui les retient en même temps au-dessus des taches auditives.

D'ailleurs, la conslilulion de ces concrétions peut varier, et, tandis que, chez les Téléostéens, elles forment de grosses masses porcelanées, elles sont, dans d'autres cas, divisées en petits groupes. Ces formations manquent dans le limaçon des Mammifères, où le choc est produit par des organes spéciaux que nous aurons à décrire.

DÉVELOPPEMENT DE L'OREILLE CHEZ LES MAMMIFÈRES. 1107 Ces divers appareils d'impression sont contenus à l'intérieur de deux cavités membraneuses, situées de part et d'autre de la tete, et dont la disposition compliquée les fait désigner sous le nom de labyrinthe. Le labyrinthe, rempli d'un liquide, Vendolymphe, est logé à l'intérieur de l'os pétreux ou rocher du temporal, dans une cavité qui a à peu près la même forme, et qu on peut désigner sous le nom de labyrinthe osseux (1) Entre la membrane et la paroi osseuse se trouve un liquide, cru'on nommQ Idipérilymphe.

Le labyrinthe constitue la partie essentielle de l'oreille On peut lui donner le nom à'oreille interne. Chez les Vertébrés supérieurs , une cavité la sépare de la peau ; c'est Voreille moyenne. Enfln en avant, une dépression du tégument vient s'accolera i oreille moyenne, et constitue Voreille externe.

Développement de l'oueii.le chez les Mammifères. - 1» La formation

I oreille débute par l'apparition, au uiveau du cerveau postérieur d un^ involutiou de l épiblaste, qui se transforme en une vésicule c"eus; C'est la vestczcle audzUve, qui cesse bientôt de communiquer avec l'exîéri^^^^^ vestige du canal de communication persiste cependant en géréraUfiTe H i? n

II s al onge, change de direction et va s'accoler à la pie-,4re mais sai s'ou vrir II forme l'aqueduc du vestibule ou canal endolUp/J^luTZ^^^ rieure d":"; ^rje^r'/?™'^ ""^-^^ invaginatfon^e lî visicule poft J ^^^^^^^^^

Sr^^^tjSï^e»^' " '''--'^ - ^^^^^"^^ une troisième horizontale. Chacune d'elles -, rV.Zl^ I r '^f P'^^s

(1) Ou labijrintlie cartilagineux.

panique et de rampe veslibulaire (fig. 610, rl, rv). L'essentiel est de montrer maintenant la différence profonde qui les sépare du canal cochleaire qui, par son origine même, nous parait déjà autrement importante.

70 L'oreille interne est ainsi complètement constituée.

Mais d'autres parties viennent encore s'y joindre chez les Vertébrés suDérieurs (fi^. 610). Une nouvelle involution de 1 epiblaste amène la formation d'un farge canal qui va au-devant de l'oreille interne, mais sans 1 atteindre, c'est I'oreille externe. Entre les deux, arrive une involution d 0-

Fig 610 — Schéma de l'oreille des Mammifères. E, oreille externe; M oreille moyenne; TE, trompe d'Eustache; t, tympan; m, marteau; en enclume ; l, os lenticulaire ; e, étrier ; fo, fenêtre ovale, obstruée par la sole de l'étrier; /»•, fenêtre ronde et sa membrane; cm, cellules mastoïdiennes ; 17, utricule ; S, saccule, relié à l'utricule par le canal utriculosacculaire; El, canal endolymphatique, partant de ce dernier; Un, canal cochléaire du limaçon ; rl, rampe tympauique ; rv, rampe vcstibulaire ; L, lagena; lU, hélicotrème ; esc, canaux semi-circulaires.

ri^rine hypoblastique, partie du pharynx. Elle forme la Ivompe dEmlache, et° à son extrémité, se dilate en une cavité qui est I'oreille moyenne ou caisse du tympan. Elle est séparée de l'oreille externe par une membrane, le lumpan, et de l'oreille interne par deux membranes, qui sont tendues sur deux oriûces : la fenélre ovale, en face du vestibule, et la fenêtre ronde, où aboutit la rampe tympaniquc du limaçon. Enfin, entre le tympan et la membrane de la fenêtre ovale, se trouve une chaîne osseuse, la chame des osselets de l'oreille, dont nous aurons à étudier plus tard et 1 origine et la constitution.

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