LABYRINTHE DES CYCLOSTOMES
Ces dernières parties constitutives ne sont que des organes destinés à conduire les vibrations dans l'oreille interne, qui s'enfonce loin du tégu-
Ch-
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Fig. 61 1. — Coupe transversale de l'oreille interne d'un emtryon de Brebis de 28 mm. : DM, dure-mère; RV, rccessus vestibuli (canal endolymphatique); HVB, canal semi-circulaire vertical postérieur ; IIB, canal horizontal ; ï/, utricule; S, saccule; a, canal iitriculo-sacculaire; f, sa cavité; b, canalis rcuniens: C.C, canal cochléaire; C.C, sa coupe; KK, capsule cartilagineuse; KH, plaque basiiaire; Ch, notochorde (BorrciiEn).
ment pour trouver un abri plus sûr. Elles sont aussi naturellement les moins constantes.
1". — Oreille intehne.
A. Poissons. — Labyrinthe des Cyclostomes. — C'est, comme toujours, chez les Myxines, qu'il faut chercher le type le plus inférieur d'organisation (fig. 612).
mO VERTÉBRÉS. — ORGANES DES SENS.
L'oreille interne y est réduite à un canal annulaire, présentant trois renflements contigus, dont le médian plus volumineux. Cet ensemble correspond évidemment au vestibule, encore indivis, et h un canal semi-circulaire unique. Celui-ci néanmoins possède deux ampoules, munies chacune d'une c?'êle auditive. Le vestibule, de son côté, possède une tache auditive, recevant comme les deux crêtes un rameau du nerf acoustique. Le canal endolymphatique existe déjà, dans cet appareil si rudimentaire.
Chez les Lamproies, se manifeste déjà un perfectionnement : Le vestibule présente ses deux divisions ordinaires, saccule et utricule, séparées par un simple repli de la paroi.
De l'utricule partent deux canaux semi-circulaires bien développés, ayant chacun une ampoule.
Ces deux canaux, bien que situes dans un même plan, représentent les deux canaux verticaux des Vertébrés plus élevés. Comme cela a heu d'ailleurs, pour ces canaux, dans la plupart des cas, ils sont réunis par leur branche non ampuUaire, et débouchent ainsi dans le vestibule par un canal commun.
Une tache auditive commune s'étend dans les deux parties du vestibule.
Labyrinthe des Poissons. — Dans les Poissons plus élevés, l'appareil se complète un peu plus : les deux portions du vestibule se séparent déûnilivement ; les trois canaux semi- circulaires apparaissent avec la position qu'ils conservent toujours.
Enfin, le saccule présente latéralement un très court prolongement, la lagena, qui est le premier rudiment du limaçon. Il ne manque que chez la Chimère.
L'utricule et le saccule sont en communication par l'intermédiaire du canal de Bôtlcher qui apparaît pour la première fois. Il se continue par le canal endolymphatiqw, qui, chez les Sélaciens, au lieu de s'appliquer contre la dure-mère, s'ouvre réellement à l'extérieur (fig. 613, ode). C'est là un reste de la disposition ancestralc, qu'on ne retrouve nulle part ailleurs.
Enfin, dernière marque de supériorité, les différentes taches ou crêtes auditives s'individualisent et reçoivent chacune un rameau nerveux spécial.
ils
Fig. G12. — Labyrinthe membraneux de Myxine : v , renflement représentant le vestibule ; ds, canal semi-circulaire unique ; am, ses deux ampoules
(J. MijLLER).