CALICES PIGMENTAIRES
nent chez les Poissons, ce sont les cônes chez les Reptiles et les Oiseaux.
Leurs dimensions sont également très variables. Chez les Poissons, les bâtonnets atteignent une longueur énorme. Quant a leur diamètre, tandis que chez les Batraciens il n'en existe que
; non nn'."''"'"''^'' ^ ^n a chez l'Homme de 2o0,000
2° Calices pigmentaires. - Lesextrémités des terminaisons nerveuses sont en rapport avec une couche pigmentaire spéciale, longtemps confondue avec la choroïde, mais qui doit en être nel-
Fig. G24. - Aspect du fond de l'œil, montrant la papille, la tache Jaune, et
les vaisseaux de la réliiie.
lemenl dislinguée, bien qu'elle soit en contacl avec elle s™ S::et îa"c^'^' ^"'""r^-"'- -^He provient' pti poT
•nels et d cftnes re ' *"/»™™' des bâton-
n,is et des cunes. Ces cellules renrerinent un nismcnt nolo,-é l„
objets environnants. Cette image porte le nom d'optogramme. C'est là le mécanisme de la vision par les bâtonnets. Mais il semble que les cônes ne jouissent pas de la même propriété. Ils n'ont aucun rapport avec le pourpre rétinien, et si on détache la couche des bâtonnets de sa matrice pigmentaire, on voit les bâtonnets seuls colorés par le pourpre. Il ne faut donc pas s'étonner si cette matière colorante, et par suite aussi la couche qui la produit, manquent dans la foveacentralis, où existent seulement des cônes. De là le nom de tache jaune, qui rappelle l'absence de pigment. C'est ce qui a lieu aussi chez les animaux où les cônes existent presque seuls, comme chez beaucoup de Reptiles.
On a voulu voir là une négation de l'importance du pourpre rétinien. Ce n'est pas là une conclusion forcée, et la seule qui s'impose c'est que le mécanisme de l'impression des cônes est différent.
Suivant des recherches toutes récentes, le mécanisme serait du à un raccourcissement des cônes soumis à la lumière, qui s'allongent au contraire à l'obscurité. Des mensurations ont été faites, qui ont donné des résultats très différents suivant les animaux, mais toujours fort nets. Le mécanisme de la photesthésie serait ainsi entièrement trouvé.
Contraireaieut à ce que l'on pouvait supposer a pnori contrairement aussi à ce qui a lieu chez presque tous les Invertébrés, les bâtonnets et es cônes optiques tournent leur extrémité dans la direction opposée a celle d'où vient la lumière, c'est-à-dire, à proprement parler, vers la face postérieure delà rétine. . •> .. j + „„„,.^o,.
La lumière, pour arriver à l'appareil d'impression, doit donc tiaverseï toutes les couches internes de la rétine, ce qui suppose leur transparence absolue. Le mécanisme de la vision n'est pas plus difûcile a «^^P'^fl^^''' on est fort embarrassé quand il s'agit de comprendre la raison délie phyloeénétique d'une disposition aussi singulière et aussi Paradoxale.
La plus remarquable tentative d'explication à «^^^ ^gard a été ém .c d'aboM par Balfour, puis reprise et développée Pf>^ f °"r,ï;,,^,t.t sur a oculaire des Protovertébrés était primilivemeut placée dn-ectemeut sur la peau, exposée à la lumière, tournant ses ^lénients unprcssioni ables vbato v fiets) vers celle-ci, comme chez les Invertébrés. Plus tard, cette fossette se trouva englobée dans la gouttière encore ouverte qui représentait le cerveau. Lorsque cette gouttière fut fermée en une vésicule, la lumière cessa d'arriver directement à l'ocelle ; mais ces yeux primitifs s aHongercut Idteralement, pour gagner, sur les côtés, la périphérie du corps, et y ctrouver la lumièret dans ce mouvement, la couche des ^T^^^ ^JZ cessé de regarder la cavité intérieure de la vésicule; l^^'^ K\rche optique s'est formée, cette couche vient donc se P'^^'^'^^ ^«"J ^ pigmentaire postérieure, et la disposition que nous avons décrite setiouve
''^sùiSnt DoH«N et Houss.vy, la vésicule optique aurait fait sou au uiveau d'une fente branchiale, qui aurait dès lors cesse de dontl'iuvaginatiou épiblastique serait devenue, d'après Houssav, le cristallin.
M) M. S. Neapcl, t. VI, 1883.