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ARTÈRE RYALOIDE ET ORGANES QUI S'Y RAPPORTENT

3» Enfin la hyaloïde s'épaissit aussi, forme la zone de Zinn, et va s'attacher sur l'équateur de la capsule cristallinienne.

Dans celte région, le corps vitré se sépare de la hyaloïde, pour passer derrière le cristallin; il laisse entre lui et la hyaloïde un canal circulaire, le canal de Petit (fig. 619, n et fig. ,627, 3.2).

6" Artère hyaloïde et organes qui s'y rapportent. — Le corps vitré lui-même ne mériterait pas de nous arrêter longtemps. Mais il est bon d'insister sur un point de l'histoire de son développement. Nous avons vu qu'au moment de la fermeture de la coupe optique, une artère persistait, et, entourée peu à peu par le nerf optique, méritait le nom d'artère centrale de la rétine. Cette artère pénètre à l'intérieur de l'humeur vitrée, la traverse et se ramifie abondamment autour du cristallin, en un riche réseau, formant la capsule vasculaire du cristallin.

Chez les Mammifères, elle disparaît dès le septième mois de la vie fœtale. On peut cependant en trouver des vestiges, soit tératologiquement, soit normalement dans certains types (Ongulés), sous forme d'un petit filament blanchcâtre . Ailleurs, sa place est occupée à l'état adulte par un canal lymphatique, allant de la papille à la face postérieure du cristallin. Dans les autres groupes, elle persiste, en se modifiant plus ou moins profondément, et donne naissance à une série d'organes divers qu'il nous faut étudier.

a) Peigne des Oiseaux (flg. 626). — Chez les Oiseaux, part du centre de la papille un organe membraneux, de forme variable, couvert de plis, qui lui ont fait donner le nom de peigne. Il s'avance dans la chambre postérieure de l'œil, mais reste toujours séparé du corps vitré par la hyaloïde qui le recouvre. Parfois, il reste libre dans cette chambre, sans atteindre le cristallin (Poulet) ; d'autres fois, au contraire, il vient se souder h. la cristalloïde postérieure. Sa structure interne ne dénote la présence d'aucun élément Fig. 62G. — Peigne des Oiseaux : musculaire, mais celle d'un lacis N, uerf optique ; G, cristallin ; vasculaire extrêmement développé, ^' P"'?"" (Leuckaut et Sô.msoutenu par des fibres élastiques,

entremêlées de cellules pigmcntaires. On a fait beaucoup d'hypothèses sur le r(jlc de cet organe, dont la seule fonction semble être en définitive de nourrir le corps vitré, la rétine' des Oiseaux

n'étant pas vasculaire. V Aptéryx seul ne possède pas de peigne. On le retrouve moins développé chez les Reptiles, sauf chez les

Chéloniens.

b) Repli falciforme et cloche des Poissons. Leur rôle dans V accommodation. — Enfin chez les Poissons, les organes qui représen tent le peigne jouent un rôle un peu plus important. Du centre de la papille, part un ligament légèrement recourbé, qui traverse la chambre postérieure dans la direction du cristallin; arrivé non loin de ce dernier, ce ligament, le repli falciforme, se recourbe vers l'axe optique, pénètre dans le cristallin, où il se termine par un renflement de forme variable, connu sous le non de cloche ou campanula Halleri. Parfois le ligament falciforme est rattaché à un point latéral de la choroïde, par un second ligament parlant près de la cloche.

Dans d'autres cas enfin, la cloche existe seule, sans trace de repli falciforme . Le ligament ne renferme pas de muscles, mais une artère et une veine non ramifiées et un nerf; il est comparable par suite au peigne des Oiseaux, et ne joue pas d'autre rôle que celui de porter et de nourrir la cloche. 11 n'en est pas de même de cette dernière. Celle-ci est, en effet, constituée par des fibres contractiles. Elles s'iusèrent d'une part sur l'enveloppe conjonctive de la cloche, d'autre part sur la capsule du cristallin. Lorsqu'elles se contractent, elles attirent en avant la face postérieure de celui-ci. Le cristallin devient donc moins bombé, et peut voir les objets plus éloignés. L'œil des Poissons, disposé au repos pour voir les objets rapprochés, a donc un appareil d'accommodation qui lui permet de voir les objets éloignés.

7° Appareil d'accommodation des Vertébrés supérieurs. Muscle ciLiAiRE. — Tout différent est l'appareil d'accommodation de l'œil chez les autres Vertébrés. Il est constitué essentiellement par le muscle ciliaire. Celui-ci est un muscle annulaire, dont la figure 027 indique la forme et qui dépend de la choroïde. Ses fibres s'attachent d'une part à cette membrane, de l'autre à la ligne suivant laquelle la cornée s'unit à la sclérotique. A sa face interne, il est tapissé par la couronne ciliaire, formée ellemême de soixante-dix à quatre-vingts replis ou procès ciliaires e.\trèment vasculaires, qui convergent vers le centre du cristallin. Lorsque le muscle ciliaire se contracte, en prenant le point 6, comme point fixe, il est clair que la cboroïde est attirée en avant. Par suite, le point marqué .20esl lui-même attiré plus près de l'axe optique, et, en vertu de son élasticité, le cristallin se bombe en avant comme l'indique la partie gauche de la figure.

Cet appareil est formé chez les Mammifères de fibres lisses.

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