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APPAREIL MODÉRATEUR DE LA LUMIÈRE. H

Chez les Oiseaux et les Reptiles, ce sont des fibres striées qui le constituent. Ce sont les premiers qui, de tous les Vertébrés, ont le muscle ciliaire le plus puissant. Ce muscle devient très faible dans les Batraciens, et se réduit à un simple ligament chez les Poissons ; il ne joue donc plus aucun rôle dans l'accommodation, assurée uniquement par des fibres musculaires delà cloche de Haller.

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Fig. G2T. — Mécanisme de l'accommodation. A, œil accommodé; B, œil au repos; 1, cornée; 2, conjonctive; 3, membrane basale de la conjonctive; 4, membrane de Descemet; 5, anneau tendineux, où s'insère le muscle ciliaire; 6, canal lymphatique de Schlemm ; 7, sclérotique- 8, choroïde; 9, rétine; 10, procès ciliraires; 11, libres radiées du musclé ciliau'c; 12, ses fibres circulaires; 13, iris; H, uvée ; 15, IG, portion ciliaire de la rétine (ora sc-rala); 17, membrane hyaloîde; 18, 20, zone de Zinn; 1'.), limite du corps vitré dépourvu eu ce point de membrane •

22, canal de Petit, compris entre la zone de Zinn et le corps vitré-

23, cristallin accommodé; 21, cristallin au repos (Beaums). '

8" Appareil modérateur de la lumière. — L'appareil modérateur de la lumière est, nous l'avons vu, Xiris. C'est un voile annulaire, placé en avant du corps ciliaire et du cristallin, et percé en son centre d'une ouverture, la Tpupille. Il renferme des fibres musculaires circulaires, qui agissent comme un sphincter et rétrécissent la pupille. Ces fibres sont généralement des fibres lisses, mais il y a des exceptions (Ganoïdes, Plagiostomes, Oiseaux)' On a décrit parfois des fibres radiées qui seraient antagonistes des précédentes et dilateraient la pupille. Leur existence n'est pas dé montrée; la dilatation de la pupille, due au grand sympathinuc est un phénomène d'inhibition, analogue à l'action des nerfs Vaso-dilatateurs.

Outre ses fibres musculaires, entremêlées de vaisseaux, l'iris

comprend une couche poste'rieure, Vuvée, qu'on doit rapporter à

la rétine.

Les deux rangées de cellules qui la forment, chargées d'un pigment noir, représentent respectivement les deux parois de la coupe optique. En avant, l'iris est aussi revêtu d'un épithélium très pigmenté, qui donne aux yeux leur couleur.

Lapupille, que circonscrit l'iris, est généralement ronde; mais souvent aussi, elle se présente sous la forme d'une fente horizontale (Cheval, etc.) ou verticale (Chat, etc.). Dans quelques types (plusieurs Ruminants ; Sélaciens Hypotrèmes), son bord offre des franges irrégulières qui peuvent se rabattre dans le plan de la pupille et fermer complètement celle-ci, h la manière d'un opercule. D'autres fois, les franges vont d'un bord à l'autre, et divisent en deux parties l'orifice pupillaire, qui semble alors être double [Anableps, Teirofhthalmus).

Les mouvements de l'iris, d'intensités fort variables, sont purement réflexes, et se produisent sous l'irifluence des variations de l'intensité lumineuse.

9" Appareil protecteur de l'ceil. — Cet appareil protecteur peut comprendre : 1° les parois osseuses qui forment l'orbite ; et 2° des replis membraneux pouvant former au-devant de l'œil un voile plus ou moins complet. Ce sont les paupières.

a) Orbites. — L'orbite, quand elle est complète, a la forme d'une cavité conique, ouverte en avant, et présentant dans ses parois trois ouvertures principales: l'une, située en ari'ière, au sommet du cône, laisse passer le nerf optique : l'autre, au côté interne, livre passage aux vaisseaux et aux nerfs nourriciers de l'œil. C'est la fente sphénoïdale. Enfin une autre fente fait communiquer l'orbite avec la fosse lemporo-maxillaire. Elle est faible chez les Primates, mais le plus souvent, elle s'élargit au point que l'orbite ne forme plus avec la fosse susdite qu'une seule et même cavité. Les variations sont d'ailleurs trop grandes pour que nous puissions y insister plus longtemps dans ces leçons élémentaires.

b) Paupières. — L'appareil palpébral n'existe pour ainsi dire pas chez les Poissons. On ne peut guère donner ce nom au bourrelet cutané qui entoure le cercle de l'œil. Chez les ^^ua/es cependant, il e.xiste, au côté interne de l'œil, un repU nettement formé, où peuvent s'apercevoir des muscles et des glandes. Il représente l'organe que nous décrirons tout à l'heure sous le nom de troisième paupière ou membrane nyctilante.

Chez les Batraciens Anoures et les Reptiles, les paupières commencent à prendre un développement plus grand.

PAUPIÈRES. 1137 Les Sauriens possèdent les deux paupières supérieure et inférieure, d'une façon très nette. Mais, on constate dans un certain nombre de types une tendance curieuse à une soudure de ces deux voiles. Dans le Caméléon, l'étendue de l'œil qu'ils laissent à découvert se réduit à une mince fente longitudinale. ^ Chez le Gecko, et tous les Serpents, la soudure est complète, et l'œil est recouvert comme par une s3Conde cornée, formée uniquement par les paupières absolument transparentes, et séparée de la véritable cornée par un sac clos, le sac conjonctival, où s'assemblent les larmes.

Chez les Ghéloniens, au contraire, l'ouverture des paupières est bien fendue, et on voit apparaître le rudiment de la troisième paupière, dans l'angle interne de cette ouverture.

C'est chez les Crocodiliens et les Oiseaux que l'appareil palpébral est le plus parfait. Il se compose de trois voiles ; deux d'entre eux sont mobiles verticalement, surtout l'inférieur. Le troisième, à l'intérieur de ceux-ci, est attaché à l'angle interne de l'œil, et, d'un mouvement horizontal, peut recouvrir le globe oculaire tout entier, par un mécanisme assez compliqué et d'ailleurs fort variable.

Chez les Mammifères (sauf chez les Sirénides), les deux premières paupières sont encore mieux développées, et leur bord hbre est soutenu par un petit arc fibreux, appelé à tort cartilage tarse, qui n'existe pas dans les autres groupes. A l'inverse de ce qui a heu chez les Oiseaux, c'est la paupière supérieure qui est la plus mobile. Les mouvements de ces deux paupières sont amenés, comme d'ailleurs dans tous les groupes : 1" par un muscle orbiculaire, qui agit comme un sphincter occluseur • 2° par deux muscles ouvrant l'œil, Véleveur de la paupière supérieure et Vabaisseur de l'inférieure. '

La troisième paupière n'est, à beaucoup près, pas aussi complète que chez les Oiseaux ; elle ne recouvre jamais la totalité de lœil. Elle n'est d'ailleurs réellement visible que dans quelques types, chez le Chien, les Ruminants, et plus encore chez le Cheval. Dans lesaulres, elle est moins développée, et chez les Primates et les Cétacés elle ne forme plus qu'une toute petite lamelle en forme de croissant, absolument immobile. C'est le repli semilunaire.

lO» Glandes des paupières. - Les paupières contiennent dans leur intérieur un certain nombre de glandes. Les', unes, glandes muqueuses, sont communes à tous les Vertébrés; elles occupent la face interne, et sécrètent un mucus. C'est au même grouoe qu'il faut rattacher les glandes de Harder, qui dépendent de la R. PEnniEn. — Anat. conip. .^2

troisième paupière, et dont l'importance est proportionnelle au développement de celle-ci. Elles sont encore représentées chez l'Homme par un petit bourgeon glanduleux, qui forme la caroncule lacrymale.

Les autres glandes palpébrales sont spéciales aux Mammifères, et ce fait s'explique aisément par l'homologie de ces glandes avec les glandes sébacées particulières à ce groupe. Ce

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