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SCHÉMA DE L'APPAREIL GÊNITO-URINAIRE DES VERTÉBRÉS

A et B, Poissons; C, Batraciens mâles; D, Batraciens femelles; E, schéma général de l'appareil chez les AUantoïdiens [stade hermaphrodite); F, AUantoïdiens mâles; G, AUantoïdiens femelles.

JV. B. — Le système du pronéphros a été représenté en rouge; le système du mésonéphros en bleu; le canal de Mûller, appartenant aux deux systèmes, est violet; le canal de Wolff, rouge.

Gg, glande génitale; n, pavillons du pronéphros; n, pavillons du pronéphros en voie de développement ; n', pavillons du mésonéphros ; n'i, ces pavillons en voie de développement; (n) pavillons du mésonéphros non ouverts dans la cavité générale ; gm, glomérules de Malpighi; cp, canal du pronéphros; cm, canal du mésonéphros; W, canal de Woliî; Wc, corps de Woltî; Wd, restes du canal de Wolff; M, canal de Miiller; ve, canaux elFérents, rudimentaires chez la femelle (v'e'j; vs, vésicule séminale; Od, oviducte; tr, trompe de l'oviducte; Ut, utérus; (Ut), utérus masculinus; R, rein définitif (métanéphros), U, uretère; V, vessie; Cl, cloaque; pa, pores abdominaux des Poissons; I, intestin; a, anus; Pst, glandes prostatiques; cd', conduit séminal; Cp, glandes de Cooper; vag, vagin; te, tissu éreclile; pen, pénis (se reporter au texte).

Rémy Perrier.

— Anatomie comparée.

Planche VIII.

DESTINÉE DU MÉSONÉPHROS. ^43 ' S?PoJîet/''°" ' il ^'en forn.e une quarantaine

Division du canal de Wolff ; canal de Muller ; conduits génitaux

sauf chez'^l i-?''°'''^n"°' ''''' ''^ ^"'^^ '^'^ les Poissons, es nrod .• r''"!' P"^^"^^"^ ^'"^«lère définitif

expE o r ' '^'"^ '^"^ cavité générale, son;

expulses par des orifices spéciaux, les pores abdominaux.

vise en T"'' ^ ^^"^^ ^«"^--e se di-

V e en deux canaux parallèles : l'un d'eux, qui reste en communicat.on avec les tubes segmentaires, est le canal de Wolff ( P^) •

au re est le canal de M aller [M) ; celui-ci se montre d'abord comme un cordon cellulaire plein, formé par une prolifération des cd

ules du canal de Wolff suivant une des génératrices ; ce corSon se crease secondairement d'un canal central. Le cana de Muller ne garde aucune connexion avec les organes urinaires ; sa de ti née est différente dans les deux sexes : chez la femelle il sert de condui génital; son extrémité antérieure s'ouvre dan la cavité g nerale par un entonnoir, la trompe; le canal est l'o.ll Chez le maie cet orifice n'existe pas ; le canal de Muller n a aucun rôle physiologique; mais il n'en persiste pas moins loute

Chez les Batiiaciens, la division du canal du mésonéphros est out à fait semblable, ainsi que les connexions définit ves de deux canaux qui en résultent.

Chez les Amniotes, le canalde Muller a une origine notablement différente : i se forme, au moins en partie, aux dépens d'un 'nva gination de l'epithélium péritonéal (fig. 630 B, M) ; mais son hômoogie avec le canal de Muller des Anamniotes n'est cependant pas

lemejje pi. VIII, G) il donne les conduits génitaux (trompe ovi-

he?l;tmenel'"^''"'^™'^^' ^''''^''^ développ7comme tuez la lemeile, il entre en rée-rptjQinn ot ;i , ,

ri^o j- . régression et il n en reste plus mip

?pl Yllt F). ' "^^""^

Destinée ultéhieure du mésonéphros. - Le mésonéphros tout entier constitue le rein définitif chez les Ganoïdes et chez T 11" ipart des Téléosténs. Le canal de Wolff est l'uretère définUif '

Chez les Selacns (fig. 631), les tubes du mésonéphros se di visent en deuxgroupes ; les postérieurs (st) perdent leur connevin primitive avec le canal de Wolff et volt sLvr.r dans r^^^^^^^ 3xtr me de ce canal, soit côte à côte, soit par l'intermédial h ^anal commun. L'ensemble forme 1 rein définit fTs T ^érieurs ne modifient pas leur relation avec îetiia; Wolff, 1

restent tels quels chez la femelle, et le canal de Wolffest encore un uretère ; mais chez le mâle, les trois ou quatre premiers entrent en connexion avec le testicule et se mettent à fonctionner comme canaux efférents du liquide spermatique. Quelques tubes cependant conservent leur rôle purement urinaire, de sorte que le canal de Wolff cumule les fonctions de conduit déférent et d'uretère.

La même différenciation se produit chez les Batraciens; mais les deux parties de la glande ne se séparent pas et restent unies entre elles, au moins dans les formes inférieures.

Chez les Amniotes, le mésonéphros perd de très bonne heure sa fonction urinaire ; chez le mâle, les tubes antérieurs se mettent en relation avec le testicule, et, en s'anastomosant, constituent le réseau de Halkr; ils se continuent par le canal de Vépididyine, qui les réunit, et par le canal défé7'ent, qui représente le canal de Wolff dont le rôle d'uretère a complètement disparu.

Quelques tubes n'atteignent pas le testicule et restent à l'état de tubules aveugles rudimentaires, en connexion avec le canal de Wolff; les antérieurs sont les vasa aberrantia (fig. 643, 8); les postérieurs constituent le paradidyme ou organe de Giraldès.

Enfin c'est aux dépens d'une invagination du canal de Wolff que se forment les vésicules séminales, où le sperme vient s'accumuler avant de s'écouler au dehors par le canal éjaculateur.

Chez la femelle, où le système du mésonéphros perd son rôle d'appareil urinaire, sans gagner de connexion avec l'appareil génital, il y a une régression bien plus complète, et l'adulte ne renferme plus que des rudiments sans rôle physiologique : l^paromrium ou organe de RosenmûUer, correspondant au réseau de Haller du mâle, mais sans aucune issue (ûg. 648, c); le paroophore, homologue du paradidyme.

3° Méïanépuros. — Chez les Amniotes, le rein définitif se constitue de toutes pièces, comme un nouvel appareil, le métanéphros. Un diverticule part du canal de Wolff, près de son arrivée dans le cloaque, et s'étend en avant, jusqu'à une masse mésodermique située derrière le corps de Wolff. Le canal est l'uretère, et la masse mésodermique est leblaslème du rein dé fini lif qui nesi pas, comme on le voit, sans présenter quelque connexion avec le mésonéphros.

Arrivé dans le blaslème rénal, l'uretère envoie dans la masse des diverlicules ; ils donnent les tubes colkcleitrs, qui se mettent en continuité avec les canalicides urinaires. Ceux-ci, comme les capsules de Boivman, qui entourent les glomérules de Malpighi, dérivent directement du blaslème rénal (Kupffer, Braun, Balfour).

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