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APPAREIL MALE DES BATRACIENS

intime, se retrouvent généralement les capsules spermatiques des autres Batraciens. Mais les canalicules efférents ne se réunissent pas en un canal collecteur commun; ils forment un réseau compliqué de canaux internes, sans aucun réservoir. Parfois, les canaux occupent toute la masse du testicule, qui est alors constitué par une série de canaux accolés parallèlement et occupant toute sa largeur; leurs parois sont constituées par l'épithélium germinatif, dont les cellules se développeront en spermatogones.

Les connexions du testicule avec le rein sont particulièrement intéressantes; nous voyons en effet chez les Anoures, le système des canaux déférents devenir de plus en plus indépendant du système des canaux urinaires. Tous les stades sont représentés.

Cliez le Bufo (flg. 641 A), nous retrouvons encore des restes du type Urodèle. Un réseau de canaux assez complexe (r), sans trace de métamérisation, va du testicule au rein. Là,, ils aboutissent à un canal longitudinal [l) plongé dans le parenchyme rénal, d'où le sperme est conduit aux glomérules de Malpighi, et va par suite se mélanger à l'urine. Chez la Rana (fig., 641 B),' le réseau déférent et le canal longitudinal sont disposés de même; mais de ce dernier partent des canalicules transversaux [c], qui traversent le rein dans toute sa largeur, sans affecter aucun rapport avec les corpuscules de Malpighi proprement dits. Toutefois chacun de ces canalicules présente à son origine une ampoule (mj, qui est peut-être un corpuscule de Malpighi modifié. De l'autre côté du rein, les canalicules débouchent dans l'uretère {w) (canal de Wolff).

Chez le Bombinatot' (flg. 641 C), les canalicules transversaux entrent en régression, ils restent très courts et se terminent en cul-de-sac [x). Le canal longitudinal (/) se prolonge en avant, et débouche dans l'extrémité du canal de Wolff, qui a contourné le bord antérieur du rein, pour venir au-devant de lui.

Enfin chez VAlytes (fig. 641 D), le réseau testiculaire, réduit à deux petits canaux, traverse la portion tout à fait antérieure ■du rein, mais sans s'y arrêter; il la dépasse et vient se terminer dans un canal (M), placé parallèlement au rein, en dehors de lui,

avec les canalicules séminaux; m', autres glomérules; c, canalicules transversaux; wt|, dilatation ampullaire représentant sans doute un glomérule; X, canalicules atrophiés, termioés eu cul-de-sac; R, rein; TV, canal de Wolff; W,, sa branche récurrente; M, M', canal de Millier; V, vésicule séminale ; tig, sinus uro-génital.

E, canalicule urinaire de Proleus angtiinus : n, néphrostouie ; gl, glomé- ^ rulc; d, d', D, les diverses parties du canalicule.

F, partie génitale du rein de Triton Lxniutus : r, réseau testiculaire; / canal anastomotique longitudinal; c, canalicules spermato-urinaires ; gl] glomérule; Ru, rein urinaire (Si'Enoel).

et qui n'est autre que le canal de Millier. Celui-ci, qui d'ailleurs se prolonge en avant et se termine en pointe {M'), s'unit au canal de WolfT {w), peu de temps avant son orifice externe, et porte en ce point une vésicule allongée, qui fonctionne comme vésicule séminale (u). Ainsi donc, exceptionnellement, le canal de MûUer fonctionne comme spermiducte. Dans les autres Anoures, il persiste mais à des états de régression très variables.

Au testicule des Anoures, — comme du reste à l'ovaire des femelles — est attachée une masse adipeuse [cj) colorée en jaune d'or, et munie de digitations très longues qui s'étendent dans tout le cœlome. C'est un tissu de réserve, destiné à assurer la nutrition de la glande pendant le sommeil, hibernal.

Enfin, chez les Bufonidés (fig. 641, ob), existe dans les deux sexes, un organe rougeàtre, placé à l'extrémité antérieure de ia glande génitale, entre celle-ci et le corps adipeux, l'organe de Bidder. Son rôle physiologique n'est pas encore parfaitement déterminé ; mais on y distingue des capsules dont certaines renferment des œufs incomplets, d'autres des amas de spermatozoïdes. Il semble donc que ce soit une glande hermaphrodite, ou tout au moins un organe rappelant l'état ancestral primitif d'indifférence sexuelle.

Appareil male des Amniotes : Sauropsidés. — Chez les Amniotes, comme nous le savons déjà, le mésonéphros a perdu sa fonction urinaire, et ne sert plus exclusivement qu'à l'évacuation du sperme. L'appareil urinaire, le métanéphros, n'a plus par contre aucun rapport avec l'appareil génital.

La disposition est partout la même, la forme seule des organes subit des variations.

Chez les Sauropsidés (Reptiles, Oiseaux), les testicules (fig. 642) sont placés dans la cavité abdominale ; leur forme, variant d'ailleurs avec la saison, à cause de l'état de maturité du sperme, est généralement celle d'un ovoïde ;ils sont constitués par un nombre considérable de canaux, longs et contournés, qui forment toute leur masse, et dont les parois sont revêtues par les cellules spermatiques .

Les canalicules efférents forment à leur sortie un réseau compliqué et anastomosé, correspondant au réseau testiculaire des Batraciens, Ils sont réunis par une trame conjonctive, et leur ensemble forme ainsi un corps plus ou moins compact, attaché au testicule ou uni à. ce dernier par un petit nombre de canaux, Vépididijme. Le canal déférent {vd) qui lui fait suite représente le canal de "VVolfT, et reçoit sur son trajet des canaux terminés en cul-de-sac, qui représentent des tubes segmenlaires du mésonéphros atrophiés.

Les deux conduits débouchent séparément dans le cloaque, soit sur deux papilles spéciales (Oiseaux), soit par des orifices communs avec ceux des uretères du môme côté (jo. ug) (Sauriens, Opridiens).

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