APPAREIL MALE DES MAMMIFÈRES
Appareil male des Mammifères. — Le faille plus caractéristique qui soit à mentionner dans l'étude des testicules des Mammifères,
Fig. G42. — Organes mules de Tropiclonolus natrix IJoie : cl, cloaque; endd, rectum ;m(Z, iutestia moyeu; ?•, reiu ;/j, pénis; pug, papille uro-génitale; t, testicule; u, uretère ; canal, déférent. — B, partie inférieure des mêmes : il, petite vessie, commune à l'uretère et au canal déférent; bV, la vessie ouverte ; mp, muscles du pénis. '
c'est le déplacement considérable qu'ils subissent chez la plupart d'entre eux, dans la suite du développement.
La première appariiion des glandes sexuelles mâles se fait, comme dans les autres types, au niveau du pronéphros, dans la partie postérieure de la cavité abdominale. Mais ce n'est que dans des cas assez rares qu'elles gardent cette position primitive (Monotrèmes ; quelques Édentés : Bradypus, Myrmecophaga, Dasypus ; GÈrhcÉs-jPROBOSCiDiEm). Elles sont enveloppées par une membrane^dépendant du péritoine, la tunique albuginée ; elle se relie au reste du péritoine par un repli disposé comme le mésentère, le mesorchium.
Dans le plus grand nombre des Mammifères, cette position des testicules se modifie, et ils ne tardent pas à atteindre l'extrémité postérieure de la cavité abdominale; ce phénomène, connu sous le nom de descente embryonnaire du testicule, n'est pas dû à un déplacement réel, à une descente du testicule, mais bien à un développement inégal des diverses parties. C'est la disposition que présentent les Chameaux, les Lamas, la plupart des Rongeurs [Castor, Myopotamus) et beaucoup de Carnivores [Viverra, Lutra, Phoca). Ailleurs, le processus ne s'arrête pas là. Une perforation, l'anneau inguinal, se produit dans la paroi abdominale, et par cet orifice fait sailiie un diverticule du péritoine, qui va former entre la paroi abdominale et le tégument une poche, le diverticule vaginal. La portion rétrécie qui traverse l'anneau inguinal et fait communiquer le diverticule vaginal avec la cavité péritonéale est le canal vaginal.
Deux cas peuyent alors se présenter : dans le premier, réalisé chez les Marsupiaux, beaucoup de Rongeurs, les Chéiroptères, les Lnsectivores, les testicules restent normalement dans la cavité abdominale ; mais le canal vaginal reste large, et, pendant la période de reproduction, les testicules descendent dans le diverticule, et forment une saillie externe, recouverte par une poche de la peau, le scrotum. Dans le second cas, la descente du testicule dans le scrotum est définitive, le canal vaginal s'oblitère et se réduit à l'état d'un ligament, le Ligament vaginal.
La tunique albuginée forme autour du testicule une enveloppe épaisse ; elle envoie à son intérieur des septa qui convergent vers le hile du testicule, mais ne se rejoignent pas; ils divisent le testicule en un certain nombre de chambres coniques (de 100 à 200 chez l'Homme), à base périphérique, à sommet dirigé vers le hile, et occupées chacune par un lobule ou peloton de canaux spermatiques , extrêmement longs et anastomosés de place en place (fig. 643,
A leur base, c'est-à-dire au-dessous de l'albuginée, les lobules s'unissent entre eux; de leur sommet part un canal, qui va s'anastomoser aux canaux voisins en formant le réseau de Haller {$). A ce niveau, les septa se continuent par un réseau compliqué de trabécules, qui comble les mailles du réseau de Haller et constitue le corps d' Highmoj'e. Du réseau de Haller, partent un certain nombre de canaux plus volumineux, les canaux efférents[45], qui se rendent à Vépididyme. Chacun d'eux forme dans la tète de cet organe un pelotonnement dont l'ensemble forme un lobule conique (6), et tous débouchent dans un canal commun, courant sur le bord externe de l'épididyme, et se continuant sur la queue de celui-ci,
A ce canal collecteur fait enfin suite le canal déférent (9), qui traverse le canal inguinal pour aller s'ouvrir dans le sinus uro-