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FIBRES CORNÉES. ^Q

quatre pointes dérivés du système précédent, les spicules à quatre axes et à quatre rayons des Télraxonidés . Ges.derniers, appelés télraxiles, sont formés de quatre branches, mais leurs extrémités occupent les sommets d'un tétraèdre. Par réduction, on obtient chez les Plakinidés des spicules à trois ou à deux pointes. De ces formes à quatre axes, par des additions ultérieures de silice,> produisant des renflements, des soudures, des courbures variées, dérivent les spicules de formes comphquées et irrégulières qui caractérisent le groupe des Lithistidés.

Fibres cornées. — Le squelette de soutien des Éponges cornées est composé par une substance appelée spongine, qui présente la plus grande analogie avec la chitine, la conchyoline et lacornéine. Sa formule dans Euspongia est, d'après Krukenberg,C^0H«'=Az«O'^Elle est soluble dans les acides bouillants, mais non dans les alcools. Les fibres de spongine sont souvent biréfringentes; elles sont stratifiées en couches concentriques. A leur intérieur sont englobés des spicules siliceux, ou bien des corpuscules étrangers. D'autres fois, elles offrent à leur centre un axe, d'aspect tout différent, appelé moelle.

Les premières observations sur la production des fibres cornées sont dues à F. E. Schullze. La -Spougospongine estsécrétéepardes cellules glandulaires .çl^o^l'S piriformes, tout à fait semblables aux cellules filtre cornée ; sécrétrices du tégument. On les appelle des spon- 'P°°&°^|^s'^ goblasles (fig. 86). Ces éléments, pourvus d'un protoplasma épais et granuleux, d'un noyau arrondi, et de prolongements basilaires, forment un revêtement plus ou moins serré et continu sur le pourtour de la fibre, mais seulement aux points ou celle-ci s'accroît. Ils sont particulièrement abondants au sommet de la fibre et s'y disposent en amas serré. On les a retrouvés dans toutes les Eponges cornées où on les a recherchés. L'action de ces éléments doit être intermittente, puisqu'on observe des couches successives dans l'épaisseur de la fibre. La présence des corpuscules étrangers à l'intérieur des fibres s'explique par la propriété qu'ont les cellules glandulaires, aussi bien superficielles que profondes, de déposer une faible couche de spongine autour de tous les corps qui viennent à leur contact ; c'est ce qui a lieu en particulier pour les grains de sable qui tombent à la surface de l'Éponge

I est probable que, lorsqu'un corps étranger a pénétré dans 1 inteneur de 1 Eponge, les cellules amiboïdes se rassemblent autour de lui et se changent en spongoblastes (Lendenfeld). En R. PEnniEii. — Anat. comp.

^g2 SPONGIAIRES.

tout cas, il est remarquable que certaines espèces aient la faculté de trier, pour ainsi dire, les corps d'une certaine nature et d une certaine dimension, pour les retenir dans leurs ùlamenls, et de

reieter les autres. . , , , i ,

La moelle des Hexacératinés est formée d'articles places bout à bout. Elle contient parfois des cellules h son intérieur ; c est le cas de la Dendrilla rosea (Lendenfeld) et surtout de la Janthella flabelliformis (Flemming, etc.), où ces éléments se trouvent disposés en couches successives avec une grande régulante. ^ Les variations dans l'importance respective des sp.cu es et de la spongine sont de la plus haute importance, pu.squ elles son en liaison intime avec la structure anatomique de 1 Eponge et renseignent d'une façon précise sur son port et sur ses affinités.

10 Chez les Halichondrines, le squelette consiste primitivement enspicules siliceux, associés comme les rayons et les côtes d un hexagone ; la spongine n'existe qu'aux angles. Sur cette trame, s'étendent des filets longitudinaux ramifiés, formés de faisceaux de spicules soudés par une faible quantité de spongine Ces filets prennent une importance croissante chez les Hahchondria, Truncatella etc. ; enfin chez les Chalhiidés,\3. trame hexagonale disparaît, en même temps que la couche de spongine s'épa.ssit et que les fibres du réseau secondaire s'anastomosent et se compliquent.

20 Les Axinellidés sont caractérisés par l'adjonction, aux spicules longitudinaux qui occupent l'axe des filaments, de spicules extérieurs à ceux-ci, disposés normalement, et pourvus d epmes.

30 L'importante famille des Spongidés présente deux sortes de filaments : les filets principaux (fig. 81 M), radiaux, très épais, et les filets d'union (V), plus minces, disposés dans le sens tangentiel 11 n'y existe pas de spicules, mais on trouve dans tous une moelle distincte ; la moelle des petits filets n'est pas en communication avec celle des grands ; ceux-ci renferment souvent des corps étrangers (Foraminifères, grains de sable, spicules d'Epongés).

40 Les Bircinidés contiennent, outre le réseau habituel, de très longs filaments non ramifiés, très nombreux, et formant un tissu enchevêtré ; ce sont simplement des dépôts de spongine eflectués autour d'oscillaires parasites (Lendenfeld). Polejaefl" et Carter les avaient pris tout d'abord pour les osciUaires elles-mêmes.

50 Les Aplysinidés sont pourvus de filaments qui forment un réseau régulier. La moelle est en continuité dans toute l'étendue

du réseau. ,

6" Enfin dans le petit groupe des Apbjsillidés, le squelette n est plus en forme de réseau, mais il est arborescent [Dendrilla. arborescens etc.).

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