ORIGINE DES CORALLIAIRES
La Paléontologie semblait infirmer ces résultats. Les premiers Hydrocoralliaires typiques apparaissent dans le Crétacé supérieur et ne pcuventjnullemeut être considérés comme les ancêtres des Rugueux, qui sontjdéjà nombreux dans le Cambrien. Mais l'étude, faite récemment par Nicholson, du groupe des Stromatopores a montré que dans le Silurien existaient [des formes analogues aux Hydractiuics, et d'autres, voisines des Millépores. Il ne reste plus qu'un hiatus entre ces Milléporoïdes et les Rugueux; mais l'étude du groupe est de date si récente qu'il est permis d'espérer que cette lacune sera comblée.
A quoi correspond maintenant le squelette des Coralliaires ? Il est clair
Fig. I3G. - Cnjpllwhelm pudica, Milnc-Edwards et Ilaimc, grossie 3 fois —
A, cycle montrant les polypes épanouis ; A', un pareil cycle, vu de profil;
B, un cycle avec les polypes rétractés; C, coupe axiale d'un cycle ; C, coupé iT5 ';f"'^«''"f."t une larve; D, cycle dont l'opercule a été coupé et les part es mol es partiellement enlevées, pour montrer la disposition générale , rj, gastrozoidc ; d, dactyiozoïde ; o, opercule ; v, canaux.
aïcunëTnlon Mp''"' correspondent au centre d'un tentacule, ne peuvent en sont nKcéifs assimilées aux cloisons des Ilvdrocoralliairesf lesquelles
n^îf nn ofr / CoraUiaire. D'après de Lacaze-Dulhiers, un tel calice
naît en effet comme ormé de deux parties indépendantes : la muraille et es lames «e forment d'une façon tout à fait disti'ncte. La murai^^le , eut ê re considérée d'après la théorie énoncée plus haut, comme reprtseSt lis parties extérieures des calices des dactylo.oï.ies. Les lames et la co ^meUe ont une toute autre origme. En effet dans de nombreux genres d' llyTro-
coralliaires, Moseley a décrit de petites pièces calcaires, correspondant aux divers individus, et ayant la forme d'une colonnette pointue. Il leur a donné le nom do gasti osltjles et de daclylostyles. Ces derniers sont aplatis, et rayonnent autour du gastrostyle. Ils séparent en deux moitiés la loge du dactylozoide, et vont se souder à la muraille extérieure. Ces pièces sont donc, en forme et eu position, respectivement correspondantes à la columelle et aux lames des Coi'alliaires. Nous sommes par suite autorisés à les y assimiler.
§ 6. — Constitution des Cténophores.
Les Cténophores (1) sont des Cœlentérés pélagiques, transparents, ne formant jamais de colonie. Les plus typiques ont une
Fig. 137. — Ilormip/iora phimosa, Sars. — A. Coupe optique de l'animal suivant le plan sagittal. — B. Coupe optique de l'animal, vu par le pôle supérieur: T, T', tentacules déterniinantle plan sagittal ; i\IM', plan latéral; ph, pharynx; vph, vaisseaux du phai-ynx; e, entonnoir; V, canaux primitifs ; V, canaux secondaires; vc, canaux costaux; c, côtes, portant les rangées de palettes natatoires ciliées; 7i, bandes nerveuses; pp, plaques polaires, situées dans le plan latéral;*, pôle sensoriel; ex, orifices terminaux de l'appareil gastrovasculaire; gl, gaine du tentacule (Chvn).
forme ovale (ûg. 137), la bouche se ti-ouve à l'un des pôles et leur corps peut se diviser en quatre quadrants égaux par deux plans de symétrie passant par l'axe longitudinal. L'un de ces plans (TT') porte le nom de plan sagittal et divise le corps en deux moitiés, droite et gauche; l'autre est le plan latéral [UM) et sépare la moitié dorsale de la moitié ventrale.
(1) CnuN, Die Ctenophoren des Golfes vo7i Neapel, Fauna und Flora des Golfes von Neapel, Leipzig, 1880. — R. Heutwig, Uber den Bati der Ctenophoren, J. Z., t. XIV, 1880.
CTÉNOPHORES.
Le corps peut s'aplatir latéralement, en s'allongeant suivant le plan latéral. Gliez les Gestes (fig. 138), il arrive à former un long ruban dépassant parfois 1 mètre de Ion ueur. Enfin, dans
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