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d'autres cas, il peut présenter des lobes aliformes, ([ui ne jouent d ailleurs aucun rôle dans la locomotion.
Le fait le plus saillant de la morphologie extérieure est la présence de 8 rangées longitudinales de paletles natatoires (Qg 137 A placées deux dans chaque quadrant; l'une est sagittale l'aùlré latérale ; elles sont tantôt toutes semblables, tantôt au contraire de
longueur rlifférenle. Ces palettes sont les principaux organes du mouvement; elles sont formées de cils agglutinés, d'une longueur relativement très grande, que portent des cellules ectodermiques, formant des bourrelets saillants tout le long du méridien où sont insérées les palettes. Celles-ci sont mobiles au gré de l'animal qui nage toujours la bouche en arrière.
Outre ces organes caractéristiques, il existe également dans tout le corps des fibres musculaires sous-ectodermiques, dont la contraction peut contribuer puissamment à la locomotion. C'est le cas notamment pour les Cesies (fig. 138), oîi ces mouvements amènent des ondulations du corps, pareilles à celles du serpent.
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Fig. 139. — Cellules préhensiles de YHormiphora plumosa. — A. L'ectoderme du tentacule, vu en coupe optique normale à la surface ; mb, membrane basilaire ; cp, corps protopiasmique ; fs, fibre contractile. — B. Une cellule préhensile, isolée et grossie; mb, membrane basale; 71, noyau; fs, fibre spirale contractile; eu, cuticule; cp, corps protoplamique ; v, enveloppe vacuolaire (Ciiun).
Les nématocystes manquent chez les Cténophores, sauf chez VEuchlo7m rubra. Ils sont remplacés par des cellules préhensiles (Qg. 139). Ces cellules sont portées à l'extrémité d'un filament contractile, enroulé en spirale, mais déroulable comme le pédoncule d'une Vorticelle. Elles ont la forme d'un éventail, et sécrètent à leur périphérie une substance gluante. Lorsque ces cellules viennent à être lancées sur une proie, la gelée s'y attache et la capture.
Ces cellules préhensiles se rencontrent exclusivement sur deux tentacules^ deux filaments pêcheurs à axe sohde gélatineux, placés dans le plan sagittal (fig. 137, T). Ces tentacules, qui ne manquent que chez les Beroè (fig. 140) et les animaux voisins, sont éminemment contractiles, et peuvent souvent se retirer complè-
APPAREIL GASTHO-YASGULAIRE. 239
tement dans deux cavUés latérales. Ils ne sont pas ramifiés et ne portent que des franges. Chez les Lobés, il s'y ajoute de nombreux tentacules accessoires.
Vectoderme général est formé de cellules plus ou moins fusionnées, par suite de la disparition de leur membrane, au milieu desquelles s'aperçoivent des cellules glandulaires et des cellules sensorielles ciliées. Chez le Ceste, on y trouve encore des cellules chromatiques qui donnent à. l'animal irrité une belle couleur bleue.
Appareil gastro-vasculaire. — La bouche est située à l'une des extrémités de l'axe. En général petite, elle offre, chez les Bei'oë, d'énormes dimensions.
Elle conduit dans un tube tapissé d'ectoderme, auquel on donne le nom de pharynx (fig. 137, ph) et qui se continue par V entonnoir (e). C'est la véritable cavité digestive, d'origine endodermique.
C'est de là que partent les canaux gastro-vasculaires. Ils prennent leur origine dans deux troncs horizontaux (V), qui se bifurquent chacun deux fois dans le même plan horizontal (fîg. 137, B).
De là 8 branches terminales, deux dans chaque quadrant; ce sont ces 8 branches qui donnent naissance aux 8 canaux longitudinaux, lesquels sont exactement sous-jacents aux bandes de palettes natatoires, et présentent les mêmes variations. Ces canaux costaux se terminent en culs-de-sac à leurs deux extrémités. Ce système est complété par deux autres vaisseaux partant des troncs gastro-vasculaires primitiis, et se dirigeant parallèlement au pharynx [vph). Ce sont les vaisseaux pharynçjiens.
Deux peliLs vaisseaux partent en outre de l'entonnoir et se renden aux deux tentacules; mais, arrivés à leur base, ils se rennen chacun en deux ampoules, sans se prolonger dans le tentacule. L entonnoir se prolonge vers le pôle aboral, par un tube qui se divise lui-même bientôt en 4 branches, une dans chaque q adrant : deu.x d'entre elles sont closes en cul-de-sac, les deux autres s ouvrent par un petit orifice, habituellement clos, mais
Fig. 140. — Beroë Forskalii Chuu (Milne-Edwakds).
Fig. 141. — A. Vue de profil (plan latéral) de la région aborale du Cestum Veim'is : m, muscles longitudinaux du vaisseau de l'eutonuoir ; ve, branches du vaisseau de l'entonnoir se terminant à droite en cul-de-sac et à gauche par l'orifice excréteur, ex; ci, cils vibratiles; n, gouttière ciliée (nerf?) se continuant par les côtes lauielliféres ; ol, amas d'otolithes; ol', otolithes en voie de l'ormalion ; r, ressorts; cl, cloche.
B. Vue de face du pôle aboral de VEucharis mullicovnis, Eschscli. ; m, muscles courantau-dessous des gouttières ciliées; wc, muscles circulaires; .r, orifices excréteurs; P, champ polaire; p, p', plaques polaires, bourrclels limitantle champ polaire; n et n', gouttières ciliées (nerfs?) correspondant aux deux côtes d'un quadrant et se réunissant deux à deux avant d'arriver au pôle, elles s'élargissent à leur extrémité, ;;/, pl', et aboutissent aux ressorts; k, amas de granulations limitant les deux sillons qui pcrnictleut l'entrée de l'eau de mer dans la cloche; r, ressorts supportant la masse d'otolithes; ol', otolithes en formation (Ciiun).