APPAREIL CIRCULATOIRE DES CRINOIDES
résultant de l'accolement des parojs dés deux sacs. Les bras naissent à cheval sur cette cloison ; cette dernii>re se prolonge par suite à leur intérieur, et la cavité des bras se divise par suite, elle aussi, en deux cavités superposées communiquant respectivement avec les deux moitiés de la cavité générale (Pl. I, et fig. 175) : la cavité sous-ambulacraire {csa), en haut; au contact du canal ambulacraire ; la cavité dorsale en bas [cd).
Le sac inférieur se prolonge dans le pédoncule, par un tractus auquel prennent part ses deux parois. Sa cavité est par suite devenue annulaire, et on l'appelle quelquefois anneau basilaire (Pl. I, AB).
Bientôt, le mésentère subit une résorption considérable, et se réduit à un réseau de trabécules, pendant que d'autres trabécules, extrêmement nombreux, se forment, obstruant la cavité générale primitive, et constituent un ensemble difficile à démêler. Ils forment aux divers viscères des gaines qui les entourent sans les toucher. Une d'elles (Pl. I, S) entoure le stolon génital.
Une autre est disposée en forme d'entonnoir entre le tube digestif et la paroi du corps à égale distance des deux; on la désigne sous le nom de sac viscéral (Pl. I, V).
On peut par suite considérer la cavité générale comme formée de 4 parties : 1° Vanneau basilaire, dans la région centro-dorsale ; 2° la cavité sous-iégumentaire entre le tégument et le sac viscéral; 3» \a. cavité péri-inlestinale placée à l'intérieur de ce sac et contenant le tube digestif; 4" la cavité axiale à l'intérieur de laquelle est le stolon génilal. Celle-ci se pi'olonge inférieurement jusqu'au sommet du calice, entourée en ce point de toutes parts par l'anneau basilaire.
Ces diverses divisions se retrouvent dans les bras (fig. 175) qù on distingue ; une cavité dorsale [cd), communiquant avec l'anneau basilaire; nx\e cavité génitale {cg), en rapport avec la cavité axiale ;
Fig. 175. — Coupe d'uu bras de Comatule. — «a, vaisseau ambulacraire ; t, Leutacules; csa, cavités sous-aœbulaci'aires ; cg, cavité génitale contenant à son intérieur un rachis génital; cd, cavité dorsale; v, corbeilles vibratiles creusées dans les parois de cette cavité; N, nerf a.xial; ni, nerfs latéraux; an, anastomose entre les deux nerfs; m, muscles ; /c, tissu calcifère (Edm. PEnniEn).
des cavités sous-ambulacrah^es (csa), en rapport avec les autres divisions.
3° Appareil absorbant. — L'appareil absorbant a pour origine un réseau de canaux ou plutôt de lacunes, le plexus viscéral (Pl. I, pv) creusé entre le tube digestif et la membrane périlonéale. Ce réseau est en relation : i° avec un plexus de vaisseaux, entourant le stolon génital et appelé plexics génital [pg); 2» avec un second plexus annulaire, disposé autour de l'œsopliage, et^ communiquant d'une iaçon complète avec le plexus génital, c'est le plexus labial (p/). Autour de ces plexus, les trabécules de la cavité générale, forment des gaines largement fenêtrées, les isolant au moins théoriquement.
Le moment est venu de rechercher les rapports de ces diverses parties et de revenir sur une question réservée plus haut : le sort définitif des tubes hydrophores et des entonnoirs vibratiles. Ces derniers, on se le rappelle, ont atteint un nombre considérable, qu'Edm. Perrier évalue à 500, Ludwig à plus de 1300. Ils couvrent toute la surface orale du disque. Ces entonnoirs, très obliques par rapport à la surface extérieure, se prolongent par des tubes intrapariétaux parfois très longs, parallèles à la paroi. Us se divisent à ce point de vue en deux groupes : les plus rapprochés de la bouche (Pl. I, el) s'inclinent vers le centre ; les autres (e^), plus voisins des bords du disque, se dirigent en sens contraire.
Les premiers se terminent dans les gaines qui entourent le plexus labial ; les autres dans les gaines qui entourent le plexus génital."
Ils entrent également en communication avec l'anneau basilaire, et par suite avec les cavités dorsales des bras. Celles-ci renferment sur leur paroi dorsale des groupes de cavités hémisphériques, les corbeilles vibratiles (fig. 173, v) ; les nombreux cils qui les tapissent entretiennent un courant continu à. travers le canal.
Enfin, les tubes hydrophores nés de l'anneau ambulacraire, se dirigent à leur tour vers le plexus labial, et viennent s'ouvrir dans les mailles que forment ses canaux, entrant ainsi en communication indirecte avec les entonnoirs vibratiles (Pl. 1, A).
En résumé, il existe trois systèmes de canaux ou de cavités :
i° Le système ambulacraire, comprenant l'anneau péribuccal, les tubes hydrophores, les canaux ambulacraires, les tentacules;
2° Le système des canaux absorbants, comprenant les vaisseaux intestinaux et ceux du plexus génito-labial;
3° Le système d'irrigation qui comprend la presque totalité des entonnoirs vibratiles et les tubes qui leur font suite, la cavité axiale, l'anneau basilaire, les cavités génitales, dorsales, sous-