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RESPIRATION

tentaculaires des bras, et d'une manière indirecte toute la cavité générale. "*

Tandis que le système absorbant reste indépendant, les deux autres communiquent au niveau du plexus labial. Leur ensemble constitue ainsi un vaste système d'irrigalion, où coule incessamment de l'eau de mer, plus ou moins rapidement renouvelée par les entonnoirs et les corbeilles vibratiles. C'est le véhicule de l'oxygène et des matières assimilables. Elle remplace donc le sang.

4° Appareil plaslidogène. — La partie la plus importante est la gla)ide ovoïde, qui a été aussi décrite sous le nom de stolon génital, et qui occupe l'axe du corps (PI, I, g). A la partie supérieure, son sommet se divise, pour pénétrer dans les bras, et donner les dix rachis génitaux {rg). Ces rachis sont exactement disposés comme dans les Étoiles de mer : ils occupent l'intérieur d'un septum, divisant en deux parties juxtaposées les cavités sous-ambulacraires des bras (fig. 173, cg).

^ En résumé, on voit que, typiquement, l'appareil circulatoire n'est pas aussi éloigné qu'il le paraît d'abord de celui des autres Echinodermes. A la fin de la phase fixée, il y a une ressemblance parfaite; plus tard cette ressemblance est masquée par les formations complexes qui se produisent, mais toutefois les traits principaux persistent. Nous retrouvons les mêmes systèmes d'appareils, et chacun d'eux a gardé en somme son plan de structure primitif.

§ 8. — Respiration.

Il n'existe généralement pas d'organe spécial pour la respiration. Celle-ci peut s'effectuer de trois façons principales :

1" La plus typique est celle que présentent les Crinoïdes, dont la cavité générale est pénétrée tout entière par l'eau de mer que lui apportent les entonnoirs vibratiles.

Il n'existe plus ici de milieu intérieur; le milieu extérieur est en contact direct avec presque tous les éléments anatomiques Les Crinoïdes présentent à cet égard une disposition qui, au point de vue physiologique, n'est pas sans analogie avec celle des Arthropodes trachéens. Les tubes aquifères sont autant de trachées incomplètes, amenant l'eau chargée d'oxygène au milieu des éléments anatomiques, comme les trachées amènent l'air en présence du sang.

Dans les autres classes, ce mode do respiration est bien réduitil n'existe plus qu'un seul tube hydrophore, et même n'est-il pas bien sûr qu'il serve à l'introduction de l'eau.

2» L'intestin joue dans bien des cas un rôle respiratoire, prin-

cipalement dans sa partie postérieure. Chez les Crinoïdes, l'anus s'ouvre et se ferme alternativement, et on a voulu voir la des mouvements respiratoires; mais rien n'est bien cerlam à cet égard, et la partie terminale de l'intestin ne diffère en rien des autres régions. Mais chez les Ecdinides, nous avons déjà montre que le tube digestif se divisait nettement en deux régions, dont la seconde semble être purement respiratoire ; elle est presque toujours vide de substances alimentaires, et ne possède pas d appareil absorbant. De plus, l'eau pure peut toujours y arriver par le siphon intestinal, alors même que la première partie de 1 intestin est obstruée par les aliments.

Enfin, les Holothurides, tout en conservant ce caractère physiologique, montrent une division du travail plus avancée. Ce n'est plus l'intestin lui-même, mais le curieux organe connu sous le nom de poumon, lequel n'est qu'un divertlcule de l'intestin, qui semble le siège exclusif de la respiration Intestinale.

3° La plus grande partie du travail respiratoire, dans toutes les classes d'Échlnodermes, s'effectue à travers les téguments, et notamment à travers ceux qui confinent aux diverses parties de l'appareil ambulacralre.

Immédiatement interposés entre le milieu extérieur et le liquide interne. Us doivent être, sans nul doute, le siège d'une osmose très active, surtout dans les tubes ambulacralres, dontla paroi est

si mince.

Quelquefois même, ces tubes perdent la faculté locomotrice; Ils deviennent purement respiratoires. C'est ce qui a lieu constamment lorsque l'animal se meut toujours sur la même partie du corps. Les ambulacres dorsaux des Holothuries rampantes sont transformés de la sorte. 11 en est de même des tubes ambulacralres de la région dorsale des Oursins Irréguliers, qmsont déchiquetés et aplatis en lame foliacée.

Chez les Holothurides et les Crinoïdes, les tentacules péribuccaux qui sont parfois abondamment ramifiés, et qui reçoivent un vaisseau spécial issu de l'anneau ambulacralre, doivent aussi être considérés, au moins partiellement, comme respiratoires.

Enfin il existe parfois des émergences creuses, à téguments extrêmement minces, et dont la cavité n'est qu'un diverticule de Ja cavité générale. Ce sont de véritables branchies. Chez les Oursins, sauf les Cidaridiens, il en existe cinq paires très ramifiées, disposées sur lepérlstome autour de la bouche. Chez les Flodes de mer, ces branchies se trouvent sur la face dorsale qui est tellement couverte de petites houppes de ces cœcums simples et transparents, que tous les autres appendices sont caches.

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