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APPENDICES DE NATATION

parties d'autres noms, aujourd'hui abandonnés. Pour lui l'exopodite était le palpe, et l'ensemble des deux autres parties constituait la tige.

L'appendice ainsi constitué est typiquement un appendice adapté à la locomotion; c'est un organe natatoire. Mais commenous l'avons déjà dit plus haut, il est soumis à, des adaptations secondaires, et nous pourrons, pour la clarté de l'exposition, diviser en quatre groupes les appendices des Arthropodes :

1° Les appendices locomoteurs souvent localisés sur le thorax ; ce sont eux qui se ramènent le mieux au type primitif. Ils sont très fréquemment aussi adaptés partiellement à l'exercice de la respiration ;

2° Les appendices abdominaux, primitivement semblables aux premiers, mais s'en éloignant chez les Fig. 192. — Patte de la deuxième .Arthropodes supérieurs, soit pour devenir rudimentaires, soit pour s'adapter à des fonctions spéciales;

3° Les appendices préoraux, en général transformés en organes de tact et auxquels on donne le nom d'antennes;

4« Enfin, les appendices masticateurs qui suivent immédiatement la bouche; ils servent à la trituration des aliments, ou du moins prennent une part plus ou moins active à cet acte physiologique.

paire à'Apus jirodiictiis, Leach.

— mu, muscles ; i', /s, lobes de l'endopodite; br, 6, exopodite transformé en deux branchies, l'une lamellaire, l'autre vésiculaire (GERST.ECKEn).

A. Appendices locomoteurs.

Appendices de NATATroN. — Les animaux dont les appendices se rapprochent le plus du type primitif sont les P/iyllopodes (fig. 192), qui sont, k pUisd'un titre, plus qu'aucun autre groupe, voisms de la forme ancestrale des Crustacés. Les appendices thoraciques ne diffèrent pas des appendices abdominaux, et on peut compter de K) k AO paires de rames natatoires, h peu prèsloute<= semblables entre elles, mais devenant cependant de plus en plus petites et simples, h mesure qu'on se rapproche de la partie postérieure du corps. Ces rames sont aplaties, foliacées, et présentent

les 3 parties typiques de l'appendice. Le prolopodile et l'endopodite constituent la portion locomotrice du membre. Ils sont dans le prolongement l'un de l'autre et présentent des lobes foliacés, surtout vers l'extrémité ; l'un d'eux très rapproché de la base du protopodite, joue peut-être un rôle dans la mastication. Dans tous les cas c'est lui qui en se développant formera le talon triturant des pattes-mâchoires. Quant à l'exopodite il est plus particulièrement adapté à la respiration, et présente deux lobes, l'un lamellaire {br), l'autre basilaire, vésiculeux (6).

On retrouve la même forme d'appendices chez les Cladocères que l'on réunit souvent aux précédents pour former le groupe des Branchiopodes. Mais ici leurnombre diminue dans une proportion considérable; il n'en existe plus que 4 à 6 paires, pouvant au moins en partie servir à la mastication.

Chez les Copépodes, nous allons pouvoir décrire pour la première fois des appendices thoraciques distincts des appendices abdominaux ; les organes locomoteurs sont en effet exclusivement attachés à la partie moyenne du corps, au thorax ; ils prennent en outre une figure nouvelle: ce sont des rames longues et plates, bifides, et munies de longues soies, en un mot, admirablement conformés pour fendre l'eau, au milieu de laquelle ces animaux peuvent nager avec une grande rapidité. Elles se décomposent en un certain nombre d'articles, ce que nous n'avions pas encore vu se produire chez les Phyllopodes. Le protopodite est biarticulé, et chacune des rames a trois segments.

Mais ce que ce groupe nous présente de plus intéressant, et nous avons déjà d'ailleurs insisté plusieurs fois sur ce point, c'est la modification profonde que fait subir au système appendiculaire la vie parasitaire que mènent beaucoup d'entre eux. Le plus généralement c'est une régression entraînée par l'immobilité de l'animal, et amenant d'abord la disparition d'une des rames, puis l'atrophie de toutes les deux, et enfin, l'effacement complet des appendices locomoteurs.

Mais d'autres fois, par exemple chez VArgulus foliaceus, qui vit en parasite sur les branchies des Poissons, les appendices s'allongent au contraire d'une façon considérable ; leurs articles se multiplient, nous amenant pour ainsi dire à la forme que prennent les appendices des Cbripèdes également modiQés par la vie sédentaire. Chez ceux-ci, en effet (fig. 189, A), le thorax porte six paires d'appendices dont les deux rames sont extrêmement longues, et présentent un nombre très grand d'articles; elles portent de longues soies, et l'animal, en les faisant alternativement sortir sous forme d'un élégant panache et rentrer dans la cavité du

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