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I^S^âS^ calcaires anormaux dans
les parois des artères et dans une foule de cartilages, chez les vieillards. Les cartilages costaux montrent, chez les individus âgés, une transformation fibreuse particulière de la substance fondamentale, qui prend ainsi Taspect de Tasbeste.
De même, à la suite de processus pathologiques, il peut se produire, dans les échanges organiques, de nombreuses modifications, qui aboutissent h la formation ou à Taccumulation de substances anormales, soit dans le protoplasme des cellules, soit dans la substance intermédiaire. Mais alors les tissus sont généralement modifiés par des influences nuisibles, de sorte que toutes ces métaplasies affectent les caractères de dégénérescences.
B. Second groupe. La modification des tissus porte, non seulement sur la constitution des produits du protoplasme, mais encore sur la constitution du protoplasme lui-môme et du noyau.
Lorsque Ton recherche en quels points du corps on trouve chez Tadulte des figures de dwision kanjokinétiqiie^ on constate qu'il n'en existe presque jamais dans les cellules douées d'une fonction spécifique, aussi longtemps qu'elles fonctionnent normalement. Dans ses études détaillées, faites en s'aidant des méthodes de coloration modernes, BizzozBRO n'a trouvé aucune mitose dans les cellules sécrétantes les plus variées. Il n'y en a pas davantage dans les cellules nerveuses. De même les ovules, dès qu'ils arrivent au stade où ils commencent à emmagasiner des matières de réserve, deviennent absolument inaptes h la division. Ils acquièrent souvent de grandes dimensions, mais ils ne se multiplient plus. D'ailleurs, en devenant vésicule germinative, leur noyau prend une structure qui le rend très peu propre à la division.
Le fait que les cellules ovulaires passent d'une période de multiplication active à une période où elles deviennent incapables de se diviser est démontré, d'une façon éclatante, par l'étude de l'appareil sexuel femelle des Nématodes. On peut y distinguer trois zones différentes : une zone germinative ou de multiplication ; une zone d'accroissement et une zone de maturation. Dans la zone germinative on trouve les ovules primordiaux en voie de multiplication extrêmement active. Dans la zone d'accroissement, cette aptitude à la prolifération a cona-
plètemcnt disparu; on ne rencontre plus une seule mitose, mais les cellules augmentent progressivement de volume, en accumulant, à leur intérieur, des éléments vitellins.Ce n^est que quand cette période d'accroissement est achevée que, dans la zone de maturation, l'aptitude a la segmentation nucléaire se manifeste de nouveau. La, en effet, la vésicule germinative disparaît; aux dépens d'une partie de son contenu se forme le fuseau de direction et ensuite le premier globule polaire.
En raison de ces observations, la question suivante se pose : quelles sont les causes, pour lesquelles des cellules se trou{>enty pendant un temps souvent très long, dans un état tel qu'elles sont incapables de se diviser ?
La réponse me paraît facile à deviner, si nous songeons que l'inaptitude à la division se constate spécialement dans des cellules qui accomplissent énergiquement une fonction déterminée, spécifique, soit dans des cellules glandulaires en activité sécrétoire, soit dans des cellules nerveuses soumises à l'action de l'influx nerveux, soit dans des cellules ovulaires qui accumulent des matériaux nutritifs en vue du développement futur, etc. Il me semble que, dans ces cas, tous les matériaux nutritifs incorporés dans les cellules sont uniquement utilisés pour l'accomplissement de la fonction spéciale qui caractérise chacune d'elles, tandis que, en même temps, l'idioplasme ne s'accroît pas dans la même proportion. Dans les cellules qui, accomplissant un travail intensif, élaborent des produits exposés à une destruction facile et sont soumises à l'action d'échanges organiques spéciJiqueSy la diminution de l'aptitude à la prolifération se trouve en connexité avec la division du travail. Par contre, les cellules du corps qui restent plus indifférentes conservent plus ou moins cette aptitude à la division.
D'après ce que nous avons dit, les phénomènes de formation et ceux de reproduction dépendent manifestement l'un de l'autre, dans une certaine mesure.
Dans ces états, que nous avons décrits sous les noms d'atrophie et d'hypertrophie, on constate également des relations entre l'activité formatrice et l'activité reproductrice. Dans l'atrophie et l'hypertrophie simples, c'est-à-dire dans les cas où ces processus ne sont pas très accentués, les modifications portent uniquement sur les produits du protoplasme. Mais toutes les causes qui agissent d'une façon plus intense sur le cours normal des échanges organiques de la cellule, les
excitations nutritives de la cellule comme dit VmcHOW, exercent une action, h la Tois sur les produits du protoplasme et sur les substances formatrices de la cellule, c'est-à-dire sur le protoplasme lui-même et le noyau. Des phénomènes de prolifération plus ou moins actifs se manifestent alors dans le tissu, à la suite des changements dans les conditions de son existence. Ils s'observent aussi bien dans Tatrophie profonde que dans l'hypertrophie profonde. Dans le premier cas, on dit qu'il y a atrophie par prolifération ; dansle second cas, hyperpfasie
(ViRCHOw).
l\. ATROPHIE PAR PROLIFERATION
Flbmming a observé dans le tissu graisseux une atrophie accompagnée d'une multiplication des noyaux. Dans des cas où la disparition de la graisse s'effectuait lentement, mais pendant longtemps, par suite d'une nutrition insuffisante, il a trouvé que dans la plupart des lobules graisseux, la grande majorité des cellules, dont la teneur en graisse avait fortement diminué, présentaient deux, trois ou quatre noyaux disséminés dans la couche de protoplasme qui enveloppait la gouttelette de graisse. Dans les cas de dénutrition profonde et de maladies aiguës, il se produit, d'après les recherches de Flemmixg 'après peu de jours déjà, chez les animaux), une prolifération très accusée des noyaux, en même temps qu'une réduction et une désagrégation de la gouttelette de graisse; le protoplasme, devenu plus abondant, s'accumule et se délimite autour de chacun des noyaux, de sorte que l'espace délimité par la membrane de la cellule adipeuse semble occupé par du sérum, de fines gouttelettes de graisse et, en outre, par des cellules lymphatiques, qui y seraient immigrées.
De même, des proliférations nucléaires apparaissent dans les fibres musculaires et nerveuses en dégénérescence. Dans les fibres musculaires striées en dégénérescence très profonde on constate, à la face interne du sarcolemme intact, des masses de protoplasme nucléées et plus ou moins isolées les unes des autres. Lorsque la substance contractile a perdu sa striation transversale et s'est résolue en grumeaux, les masses de protoplasme nucléées absorbent ces grumeaux et en hsitent la désintégration et la résorption ultérieures. Les cellules qui, dans les fibres nerveuses, se sont formées à la suite de la proli-
fération des noyaux de la gaine de Schwann et de Taugmentation du protoplasme qui les entoure, se comportent de même vis-à-vis des produits de la désintégration du cylindre-axe et de la gaine de myéline, qu*elles résorbent.
On a également observé des proliférations nucléaires dans Tatrophie des bourgeons gustatifs.
De tous ces faits, Ton peut tirer la conclusion générale suivante : Dans les cas d'atrophie très prononcée^ les structures spécifiques, qui caractérisent les différents tissus, disparaissent; les cellules ellesmêmes y non seulement persistent comme telles, mais leurs noyaux sont incités à s'accroître et à se dii^iser par le processus même de la destruction des produits du protoplasme et par les modifications produites dans les échanges organiques.