RESPIRATION
se déplissent, et chacun de ces petits sacs présente alors une cavité où existe le vide, attirant l'air extérieur qui s'y précipite par les canalicules bronchiques : les poumons, augmentés de tout le volume d'air qu'ils contiennent, occupent la totalité de la cavité thoracique agrandie, et refoulent en bas la cloison mobile du diaphragme.
Quand les muscles intercostaux cessent de se contracter, les côtes retombent, la cavité thoracique reprend son volume premier et exprime l'air contenu dans les poumons.
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Fig. 111. — Surface interne des vésicules pulmonaires. a. a, réseau des vaisseaux capillaires; 6, 6, épithélium pulmonaire avec c, les noyaux de ses minces cellules pavinientaires, dont on voit le contour marqué par un trait noir. On remarque que les noyaux sont dans les mailles du réseau capillaire.
Les mouvements d'inspiration et d'expiration peuvent être comparés, on le voit, aux mouvements d'un soufflet, aspirant l'air quand on écarte ses valves (inspiration), et le repoussant, le soufflant, quand on les rapproche de nouveau. Effort. — L'air expiré, chassé, passe par la glotte : celleci peut, par suite du rapprochement des cordes vocales, se fermer tout à fait, empêcher cette sortie ; le thorax est gonflé d'air, résistant; c'est ce qui se produit dans le phénomène de
A. Pozzi. — Anatomie. 6
X effort. Alors les muscles de la paroi abdominale (fig. 53), ayant un point d'appui solide, peuvent presser sur les organes que contient la cavité de l'abdomen organes qui sont déjà, par suite de l'abaissement du diaphragme, à l'étroit dans son intérieur. C'est là le phénomène de V effort