‹ Éléments d'anthropologie généraleChapitre 138 sur 980 · DE BAER · texte numérisé non relu

DE BAER

breux se rattachant à la crâniologie anthropologique qu’on retrouve son continuateur, de llaer, professeur à Saint-Pétersbourg, dont le système de mesures exerça une influence marquée sur les décisions du premier congrès anthropologique allemand réuni àGœttingue en 1861, et se rencontre avec le système de Bush présenté la même année à la Société ethnologique de Londres. Pour ce double motif, il importe, en terminant, de le reproduire ici.

Système de Baer.

4° Longueur du calvarium (crâne cérébral) ou distance maximum entre la glabelle et l’occiput.

2° Hauteur du calvarium, du plan du trou occipital au vertex.

3° Largeur du calvarium, maximum n’importe où elle tombe, en évitant la saillie sus- mastoïdienne.

4° Largeur du front, entre les points les plus rapprochés des deux lignes temporales semi-circulaires.

5° Largeur pariétale, d'une tubérosité pariétale à l’autre.

6° Largeur zygomatique de la face, entre les deux points les plus distants des arcades zygomatiques.

7° Circonférence horizontale par la glabelle et l’endroit le plus proéminent de l’occipital.

8° Arc vertical, de la suture nasale au bord postérieur du trou occipital en indiquant le passage du ruban au niveau : 4° du bregma, 2° du lambda, 3° de l’inion.

9° Longueur du corps des vertèbres, de la racine du nez au bord antérieur du trou occipital, dit-il ; suivant la méthode de Virchow, ajoute-t-il.

10 et 41°. Arc transverse du calvarium d’un trou auditif à l’autre en passant par l’occiput en arrière. Corde biauriculaire répondant à cet arc.

42° et 42 bis. Distances obliques du centre du trou auditif au milieu de la glabelle d’une part, et au point le plus proéminent de l’occiput de l’autre.

13° Endroit où tombe la plus grande largeur, par rapport à la perpendiculaire passant par le trou auditif, abaissée sur le plan du trou occipital (4).

A la suite de l’indication de ces mesures pour chaque crâne décrit en particulier, de Baer ajoute les rapports du diamètre longitudinal d’une part à la hauteur, et d’autre part à la largeur maximum du crâne sous la forme suivante :

Rapport :: 1000 (longueur) : 721 (hauteur) et 843 (largeur).

C’est l’application dans le premier cas à la hauteur du crâne, de la méthode qu’André Retzius, en 1845 et 1852, avait imaginée pour la longueur; l’une donne naissance à l’indice vertical, l’autre à l’indice horizontal plus connu sous le nom tout court d’indice céphalique (2).

(1) De Baer, Crania selecta, Acad. imp. des sciences de Saint-Pétersbourg, 18 mars 1859.

(2) Retzius, Ueber die Schædelformen der Nordbewohner (De la forme du crâne des habitants du Nord) Stockholm, 1842.

Page 1