METHODES GENERALES. — AGE ET SEXE
Macro-céphale (pxxp oç, grand).
Micro-céphale (y.txpoç, petit).
Plagio-céphale (TtXàyio;, oblique), crâne oblique.
Klino-cépbale (xXtvo;, j’incline), crâne en selle.
Cymbo-céphale (xu fxSà;, cavité), crâne en besace.
Scapho-cépbale (a*a<poç, bateau).
Sphéno-céphale (acp-nv, coin).
Trigono-céphale (Tpfywvov, triangle).
Pachy-céphale (na, yi>;, épais), crâne à parois épaisses.
Lorsque l’élève a acquis les connaissances anatomiques et même physiologiques les plus indispensables sur le crâne, il passe à la pratique. Le plus souvent il commence par la crâniométrie qui l’attire et lui semble plus facile. Il se croit volontiers crâniologiste le jour seulement où il tient un compas entre ses mains, comme l’étudiant en médecine qui se dit anatomiste lorsqu’il a tenu un scalpel et pratiqué une première incision à la peau. Logiquement c’est par la crâniologie qu’il devrait débuter. La première chose dont il ait à s’inquiéter c’est de reconnaître l’âge et le sexe.
SHagnostic de Pâg-e et d« sexe. — Les âges se diagnostiquent aux dents et à quelques sutures accessoirement jusqu’à l’âge adulte; puis à l’usure de ces dents, à l’atrophie plus ou moins ancienne du bord alvéolaire consécutive à leur chute, après trente à trente-cinq ans environ; enfin dans une période sénile avancée, à l’atrophie de la voûte du crâne, spécialement à deux affaissements ou dépressions avec amincissement qui se montrent symétriquement allongés d’avant en arrière sur chaque pariétal.
Le sexe ne se reconnaît à aucun caractère précis infaillible, mais à un ensemble de caractères qu’on peut résumer ainsi. Les formes du crâne féminin adulte sont intermédiaires à celles de l’enfant et de l’homme adulte, elles sont adoucies, plus gracieuses, plus fines, les apophyses et crêtes d’insertions musculaires y sont moins fortes. Les points suivants doivent attirer de préférence l’attention : le front qui est, toutes choses égales, plus droit, à ce point qu’on a pu prendre dans un groupe de crânes les deux sexes opposés pour deux types différents; les arcades sourcilières et la glabelle infiniment moins développées, souvent nulles ; la voûte plus horizontale, plus élevée ; le poids du crâne et la capacité de la cavité crânienne moindres; les apophyses mastoïdes, l’inion, les apophyses styloïdes et les condyles de l’occipital d’un volume moindre, les arcades zygomatique et alvéolaire plus régulières, les orbites plus hautes, etc.
Mais pour le sexe comme pour l’âge il y a des exceptions qui défient tout diagnostic ou même qui trompent complètement. J’ai vu des crânes absolument séniles par l’atrophie de la voûte si caractéristique et l’atrophie des maxillaires, dont toutes les sutures de la voûte étaient aussi ouvertes qu’à vingt ans et réciproquement des synostoses sagittales des ptérions en train de se souder à vingt-cinq ans, les dents absentes et l’atrophie