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CHAPITRE IX

un idéal de tels et tels types, ce qui était permis, et prenait ses mesures avec quelque aisance, sans règle fixe, en corrigeant ce qu’il eut volontiers appelé les erreurs du type. Une mesure doit être prise brutalement, quelque résultat qu’elle donne et sans faiblesse personnelle. On adopte une règle, on l’indique avant tout et on la suit impitoyablement. Si l’on agit autrement les mesures ne sont que le reflet de nos idées préconçues, elles prouvent ce que l’on désire.

Le bregma,le lambda sont des points anatomiques parfaits sur lesquels il n’y a pas de malentendu possible. S’il y a des dentelures à un os wormien qui gênent à leur niveau on y pare facilement en traçant avec une ficelle le trajet de chacune des sutures qui viennent concourir à la formation de leur point de rencontre. Ces points peuvent donc se trouver par hasard en un endroit où ne sera pas la suture, mais il importe peu, avec la ficelle tous le détermineront de même. Le basion, l’opisthion, l’astérion sont également excellents. L’ophryon, le point spinal, le stéphanion, sont moins bons, nous verrons plus tard pourquoi. Le point malaire est très mauvais. La meilleure catégorie de mesures est celle qu’on qualifie de maximum et de minimum. Le diamètre bizygomatique maxima sera exactement le même pour cent observateurs éloignés ; de même pour les deux éléments de l’indice céphalique courant. Le diamètre frontal minimum, qu’il ne faut pas confondre avec le diamètre frontal inférieur, sera le même pour tous les observateurs, la largeur des narines antérieures est dans le même cas.

isîstrumeHits. — La crâniométrie n’étant que l’application des instruments de précision à l’étude du crâne, l’une de ses premières nécessités primant peut-être l’unité des points de repère est d’être en possession i de bons instruments, c’est-à-dire d’instruments n’étant pas par euxmêmes une cause d’erreur dépassant l’erreur permise, ne jouant pas ; dans les articulations, ayant des gradations rigoureuses, en un mot bien construits. Si j’insiste sur une vérité aussi simple, c’est que tous ne répondent pas à ces exigences, qu’on ne contrôle pas suffisamment l’exac- * titude de la gradation sur un mètre étalon avant de commencer une suite i de mensurations et que dans le choix des méthodes et mesures à préconiser et recommander, on perd de vue trop facilement cette condition. . Ainsi en Allemagne, on a inventé comme moyen courant la méthode de { Thering, dite mathématique ou géométrique, et qui à ce titre exige des • instruments spéciaux s’y adaptant. Or, ainsi que je l’ai constaté par moi- j même ces instruments n’existent pas; l’instrument de Spengel, le seul à i ma connaissance qui y réponde, n’est pas répandu sans doute à cause de son prix élevé et de sa complexité. A sa place, on se sert en Bavière et I dans le Wurtemberg du compas de Hôlder qui semble satisfaisant, mais i joue dans ses jointures, donne des erreurs considérables et manque de : la partie essentielle : le système pour orienter le crâne qui est la base ; de la méthode. A Berlin, on continue à se servir du vieux, système

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