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MÉTHODES GÉNÉRALES. — PHOTOGRAPHIE

variations analogues se produisent dans nos vitrines ; il n’est pas certain que pendant l’humidité de l’hiver les mesures soient rigoureusement semblables à celles prises pendant la sécheresse de l’été. Broca a publié un travail remarquable sur l’influence de l’hygrométrie sur la capacité du crâne (1). A cela il n’y a pas de remède, sauf de conserver les crânes dans des salles moyennes comme sécheresse et humidité. Du reste ces alternatives ont les plus grands inconvénients sur leur conservation sous tous les rapports. Quel sera le sort à venir des crânes que nous rassemblons à grand’peine? Le meilleur mode pour les préserver individuellement est de les stéariner ou de les stuquer.

Méthode figurative. — • La comparaison de l’homme avec les animaux, la recherche des différences que présentent les variations de proportions du corps dans le cours de la croissance avant l’âge adulte, la mensuration du squelette, la pesée des organes, la description des traits du visage, l’emploi de numéros conventionnels pour exprimer les degrés d’un caractère descriptif sont des méthodes. La représentation des objets partiellement ou en totalité parle dessin, la stéréographie, le système des lames de plomb pour les courbes crâniennes, la photographie, les moulages, les empreintes dans l’argile (pas de l’homme), la stéréométrie de Sauvage en est une autre. Plus tard à propos de la méthode particulière des projections crâniométriques nous parlerons des divers stéréographes en usage et des principes qui doivent présider à leur emploi. Nous ne dirons ici un mot que de la photographie.

Photographie. — Elle est appliquée à l’homme dans une foule de circonstances: à la reproduction des pièces anatomiques, du crâne, du sujet entier ou de la tête prise à part. Les plus belles photographies de crâne que j’aie vues sont celles que M, Moreno a exposées en 1876 et dont il a fait don au Laboratoire Broca; elles sont presque de grandeur naturelle. N’était cette question de la quantité dont elles ont dû être réduites, on pourrait prendre sur elles certaines mesures avec confiance. Assurément, par un système de grossissement mathématique, on pourrait obtenir des photographies de ce genre de la même grandeur exacte que l’objet. Le point capital à surveiller tout d’abord est la position du crâne dans l’attitude voulue, semblable à celle du vivant, ce qu’on obtient aisément avec le crâniophore représenté figure 19.

Un crâne est facile à orienter, à placer symétriquement. Il n’en est plus de même du sujet nu et de la tête vivante. C’est cependant la condition première et sine qua non de toute photographie de cette nature : tête découverte et droite, les deux yeux regardant à l’horizon sans affectation, naturellement; le buste droit, les deux membres inférieurs tombants; une horizontalité parfaite de la ligne bi-iliaque prouvant qu’il n’y a nulle tendance à l’attitude hanchée d’un côté ou de l’autre, telle est la règle.

(1) Paul Broca, Etudes sur les propriétés hygrométriques des crânes , considérées dans leurs rapports avec la crâniométrie. Bull. Soc. anthr. Paris, 1874.

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