CHAPITRE X
avec la doctrine de Pruner-Bey; au contraire, si l’on interprète quelques chiffres criards. Dans le premier groupe compris dans les mêmes limites que tout à l’heure il n’y a que des races jaunes franches. Dans le dernier, et dans les mêmes limites encore, il n’y a que des races nègres certaines. C’est dans le groupe moyen seulement qu'il y a deux ou trois chiffres qui pourraient étonner. Tout d’abord les 3 Indous; mais on sait que dans l’Inde se rencontrent des Dravidiens, tels que les Sonthals au cheveu rond, des Moundas au cheveu elliptique, et des Aryens au cheveu intermédiaire; ces trois Indous sont de Calcutta, de la côte de Malabar et de la côte de Coromandel, sans autre indication. Puis les Fidjiens et les indigènes de la Nouvelle-Irlande qui, à l’état de pureté, passent pour des Mélanésiens; mais dans leur zone les Polynésiens sont communs, s’ils ne sont prédominants sur la côte occidentale des Fidji. Quant aux Européens, aux Arabes et aux Kabyles, ils sont bien à leur place.
En somme les recherches très restreintes de M. Latteux confirment absolument les propositions de Pruner-Bey, et les auteurs du Guide de micrographie feront bien de biffer leur page 868, dont les affirmations ne reposent que sur des impressions (1).
Quoiqu’il ne s’agisse que de cas uniques, dont il n'y a aucune déduction à tirer, nous reproduisons ci-après quelques indices de sujets rares et curieux, obtenus encore avec les mensurations de M. Latteux. Ce sont des observations d’attente.
Indice du cheveu.
1 Européen albinos . 88
1 Abyssin . 70
1 Noir de Pondichéry disséqué au laboratoire.. . 66
1 Tasmanien . 63
1 Kaffir du Kaffiristan . . . . 63
1 Parsi . 61
Microcéphale Maximo . 85
— Barthola . 64
Je me borne à une réflexion sur les deux microcéphales dont les deux indices sont si différents. Ce sont des Gafusos de l’Amérique centrale, c’està-dire des métis dTndien et de Nègre. L’influence s’est donc traduite différemment dans les deux; le premier tient de l’Indien par le cheveu, l’autre tend relativement vers le Nègre.
Examen «les coupes au microscope. — Pour que l’examen micrOSCOpique du cheveu donne les résultats qu’on est en droit d’en attendre, il faut s’astreindre à certaines règles que voici : 1° non seulement les cheveux sont fréquemment malades et déformés sur le vivant, mais ils peuvent se déformer par dessiccation et altération après la mort, comme par exemple surles momies d’Égypte ou du Pérou. Toute coupe déformé anguleuse, triangulaire, fendillée ou très excavée d’un côté sera donc mise
(1) Beaurogard et Galippo, Guide de micrographie. Paris, 1880.