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CHAPITRE X

des distinctions de race satisfaisantes. La médiane ou le milieu de la série des moyennes tombe entre 50 et 51. Broca a effectivement placé son groupe moyen au point de vue de la moyenne de AS inclusivement à 52.9 inclusivement ou 53 exclusivement, c’est-à-dire à 2 unités et demie audessus de la médiane et 2 unités et demie au-dessous. C’est correct, ce sont ses mésorhiniens. Au-dessus sont les platyrhiniens (nez large et plat) et au-dessous les leptorhiniens (nez mince ou étroit). Voici du reste sa nomenclature complète.

Indice nasal du crâne (Broca).

Leptorhiniens . à 47.9 et au-dessous.

Mésorhiniens . de 48 à 52.9

Platyrhiniens . à 53 et au-dessus.

Or dans la liste précédente on constate ce qui suit : tous les nègres d’Afrique sont leptorhiniens (dans les moyennes, bien entendu). Tous les noirs ou nègres d’Océanie également, moins les Néo-Calédoniens sur lesquels nous reviendrons. Tous les groupes de races dites jaunes sont mésorhiniens, à l’exception d’un groupe que nous réservons encore. Tous les Européens, y compris les Berbers de Biskra, sont leptorhiniens. Ces résultats sont assez nets pour qu’on en conclue de suite que l’indice nasal du squelette est un bon caractère pour séparer les trois grands embranchements les plus visibles de l’humanité.

Mais il y a un groupe paradoxal, qui trouble l’harmonie, et des groupes de transition comme on en rencontre partout, qui ne modifient pas la conclusion. Le premier est le groupe esquimau; il est rejeté hors des races jaunes et est plus leptorhinien que les Européens eux-mêmes. Lorsqu’on a vu un seul crâne esquimau, il n’y a pas à s’en étonner : essentiellement harmonique, il est long de crâne et long de face; l’appareil maxillaire, l’orifice nasal et les os propres du nez s’allongent en conséquence. Les autres races jaunes sont au contraire brachycéphales et les mieux caractérisées ont la face plutôt courte. Malgré tout, cet indice en apparence paradoxal des Esquimaux demeure un fait curieux à noter qui le distingue au sein des races jaunes dont il est un échantillon typique sous tous les autres rapports.

Les groupes de transition sont les suivants : 1° les Néo-Calédoniens modifiés quant à l’indice nasal par leur croisement avec les Polynésiens, plus dans le groupe de Kanala que dans celui de Pile des Pins, et dont le type primordial a dû être le Fidjien ou l’un de ses congénères; 2° les Polynésiens peut être et les Américains dont la mésorhinie des races jaunes touche à la leptorhinie des races européennes ; notons le rapprochement de ces deux groupes que nous retrouverons plus tard par d’autres caractères ; 3° les quatre groupes que j’ai qualifiés de transition, les deux de l’Inde et les Négritos, des races nègres aux races jaunes.

Quant aux distinctions secondaires dans les trois embranchements

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