NEZ SUR LE VIVANT
fiancs, je ferai lemarquer les suivantes.' chez les Européens un premier gioupe secondaiie formé par les Berbers et les Italiens que quelques-uns réunissent sous le nom de race méditerranéenne ; un groupe central formé pai Parisiens, les Fiisons, les Auvergnats et les Anglais et un groupe, le plus leptorhinien de tous, formé par les Guanches et les Basques, rapprochement que Broca avait noté avec soin; dans les groupes préhistoliques mis à part 1 indice nasal le plus faible (leptorhinie) chez la race issue de celle de l’âge du renne qui ensevelissait ses corps dans la caverne de l’Homme-Mort (Lozère) ; l’indice se relevant avec la race des dolmens, •s’abaissant à nouveau à l’époque gauloise pour se relever fortement avec l’apparition des Francs mérovingiens.
J’ai dit que les points de repère pour la mensuration de l’indice nasal crânien étaient les mêmes pour tous les crâniologistes. Il n’en est pas de même de sa nomenclature. Les Allemands se séparent de la majorité. Voici par exemple la nomenclature de M. Kollmann :
Indice nasal de Kollmann.
Leptorhiniens . de 42 à 47 inclusivement.
Mésorhiniens . 48 à 51 —
Platyrhiniens . . . . . 52 à 58 —
Hyperplatyrhiniens . . . . au-delà de 58.
On doit donc se défier lorsque les Allemands parlent de la mésorhinie, il peut s’agir de platyrhinie. Broca a créé la première nomenclature de l’indice nasal ; pendant longtemps, il n’y en a pas eu d’autres. Pourquoi, en acceptant l’indice, en avoir changé le langage? C’est introduire de la confusion volontairement.
Nez swr le vivant. — Dans son ensemble il demande à être étudié de face et de profil et se compose des parties suivantes : en haut la racine du nez; en bas la base constituée au milieu parle lobule médian, sur les côtés par les ailes, en dessous par les narines que sépare la sous-cloison dont l’extrémité postérieure s’attache à l’épine nasale ; sur les côtés deux plans inclinés, limités par le sillon oblique naso-buccal prolongé ; en avant, formant arête, le dos du nez composé de trois parties, une première répondant aux os propres du nez, une deuxième répondant aux cartilages latéraux, la troisième répondant à l’intervalle des cartilages des ailes.
Les cartilages du nez sont particulièrement importants à connaître en ce sens que par leur consistance, leur jeu les uns sur les autres, les brisures ou saillies qu’ils facilitent en un point ou en un autre, ils donnent l’explication des différences de formes du nez que nous exposerons. Ce sont le cartilage médian, les cartilages latéraux du nez et les cartilages latéraux des ailes.
Le premier ou cartilage de la cloison, médian et impair, est une lame placée verticalement qui complète en avant la séparation des deux fosses nasales opérée en arrière par le vomer et en haut par la lame de l’eth-