CHAPITRE X
chez un Parisien mesuré par moi, qui a 51.8, et chez un Galtcha mesuré parM. de Ujfalvy, qui a 50.0. L’intervalle est donc de 100 en nombre rond, c’est-à-dire le plus colossal que j’aie rencontré dans aucun indice pris sur le vivant ou sur le crâne, ce qui apporte une preuve de premier ordre en faveur de ce caractère.
Dans les moyennes ensuite l’indice va de 108.9, chez les Tasmaniens à 63.0 chez les Français de la zone kymrique de Broca, l’intervalle est donc un chiffre rond de 47.
Or, dans un premier groupe que nous appellerons platyrhinien pour rappeler la dénomination de Broca sur le crâne, se trouvent tous les nègres aussi bien d’Afrique que d’Océanie, avec les Australiens que nous avons déjà dit être nègres par tous les caractères, sauf la chevelure. Il s’étend de 108.9 à 89.1. Dans le second ou mésorhinien , allant de 81.4 à 69, il n’y a que des groupes appartenant à ce qu’on appelle les races jaunes et rouges. Dans le troisième ou leptorhinien allant de 69 à 63, il n’y a que des blancs.
C’est une répartition très correcte de toutes les races, à peu d’exceptions près, en trois embranchements, ceux que l’anthropologie est obligée d’admettre par l’ensemble de leurs caractères, quel que soit celui qu’elle juge ensuite plus avantageux de choisir comme caractéristique principale.
L’indice nasal est donc un caractère excellent; il exprime le degré d’écrasement ou d’épatement du nez, d’une part, et son degré de saillie et de resserrement transverse de l’autre, la hauteur dans les deux cas étant en raison inverse. Lorsqu’on a sous les yeux une grande série de bustes de toutes races, comme celle du muséum et celle du musée Broca, avant même de les mesurer on est frappé de sa valeur. Rien n’indique mieux le degré de métissage entre deux races, l’une leptorhinienne ou platyrhinienne, et l’autre mésorhinienne, c’est merveilleux. La mensuration rend parfaitement les impressions qu’on reçoit.
Il est supérieur à l’indice nasal du crâne non seulement parce que le registre de ses variations de race est plus grand, et parce que les séparations entre les races nègres, jaunes et blanches typiques sont plus profondes, mais parce que la contradiction que cet indice offrait sur le crâne avec les Esquimaux y est corrigée. Ce groupe, l’un des plus légitimes des races jaunes, est ramené par l’indice du vivant dans le cadre de celles-ci.
De plus, mieux que l'indice du crâne, il dispose les races inférieures en série comme les autres caractères nous les font comprendre. En Océanie ce sont les Tasmaniens et les Australiens qui sont au bas de l’échelle. Il est vrai qu’en Afrique les Hottentots ont un indice moins fort que les nègres de l’intérieur; loin d’en être gênés, nous y trouvons une remarque curieuse à faire, c’est que cette différence donnerait raison à Barrow qui trouvait que les Hottentots offrent de nombreux points de ressemblance avec les races jaunes.
La seule objection à adresser à l’indice du vivant, c’est de rejeter les