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TYPES JAUNES

comptons que, pour être entrée la dernière dans la lice, elle n’en fera que mieux. L’idée nationale, à défaut d’autres, lui en fait un devoir; il faut qu’elle sache de quels éléments anthropologiques se composent ses trentecinq millions d’habitants.

Types jaunes. — Des types bruns les plus accentués comme les Tsiganes, les Arabes d’Algérie, et les Hispano-Portugais sans mélange des deux Amériques, on passe sans s’en apercevoir aux typesjaunes. Les cheveux, les yeux et la peau dans les premiers, ne donnaient lieu qu’à un caractère; tandis que les cheveux et les yeux étaient noirs, la peau était brune ou du moins devenait facilement brune par l’action de l’air. Dans les types jaunes, il en est de même : les yeux marrons se rencontrent quelquefois, comme chez les Chinois, mais les cheveux sont invariablement d’un noir absolu ; quant à la peau, elle se fonce avec une plus grande facilité encore par l’action de l’air, mais diffère par une addition constante de jaune ou de rouge, parfois de vert. J’ai déjà montré mes dispositions à ne voir dans la peau des races jaunes, au point de vue de ses qualités pigmentaires physiologiques, qu’une exagération pure et simple du type brun d’Europe, une étape pigmentaire plus avancée. Combien de bruns méditerranéens, par exemple, ne voit-on pas, dans le fond de la coloration cutanée desquels il entre une certaine dose de jaune, qui pousse, lorsqu’on se sert des tableaux chromatiques, à hésiter de préférence entre les échantillons qui en renferment?

Au sein des types jaunes se rencontre d’ailleurs la plus grande diversité de coloration tenant à l’extrême susceptibilité du réseau muqueux de Malpighi cédant à l’action de l’air froid, comme de l'air chaud. Y a-t-il rien de plus étonnant que cette ressemblance de couleur des Esquimaux sous le cercle arctique et des populations de l’Indo-Chine sous l’équateur? Dans un seul petit groupe, comme celui des Esquimaux venus par deux fois à Paris, les diversités de coloration peuvent embrasser tous les tons et nuances observés dans la masse entière des races jaunes : diversité d’un sujet à l’autre, diversité dans les différentes parties du corps. Dans le premier groupe seul de ces Esquimaux, j’ai noté les nos 21, 40, 44 et 50 du tableau de Broca, sans parler des nuances qui n’étaient pas figurées dans le tableau. Ici, c’était un jaune bistré, enfumé, tournant à la suie: là, un jaune verdâtre, olivâtre, donnant des reflets de cuivre vert ; ailleurs, une nuance de cuivre rouge sombre ou d’acajou, sans parler du blanc jaune ou du jaune écorce de citron sur les parties cachées, et du noir bleuâtre au scrotum. Les termes de brun jaunâtre, de brun rougeâtre, de brun verdâtre eussent encore été justes à appliquer. Ce qui, en passant, prouve la nécessité, lorsqu’on cherche à déterminer la couleur d’un sujet ou d’un groupe, de s’en tenir à une vue générale d’ensemble et de renoncer aux détails.

Dans ces conditions, le typejaune est à maintenir dans la nomenclature anthropologique. Je n’ose affirmer que, théoriquement, les deux sous-

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