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CLASSIFICATION

considère dans l’ensemble de l’humanité. Mais, au lieu d’une gamme linéaire de couleurs se succédant, on a affaire à un petit nombre de taches jetées ça et là, dont le centre a une nuance et un ton typiques, tandis qu’il y a dégradation vers la périphérie et finalement fusion progressive entre les bords voisins de taches contiguës; en sorte qu’en certains endroits, il devient impossible de dire à quelle tache se rattache la nuance présentée.

Et cependant, tout en répétant que la couleur est un mauvais caractère, le plus altérable par les milieux chez les individus, le plus variable accidentellement ou congénitalement, le moins facile à constater et à exprimer, malgré tout, c’est par les dénominations de blanc, de jaune, de noir et même de rouge qu’on désigne habituellement les trois ou quatre embranchements de races. Elles sont de suite comprises des masses, et ce qu’elles ont de vague est justement ce qui plaît. Le Polynésien a-t-il ou n’a-t-il pas le cheveu droit, à coupe plus ou moins ronde? est-il mésorrhinien ou leptorrhinien? La réponse n’est possible que par un oui ou un non ferme. Mais est-il jaune ou rouge ? c’est toute une question ; on est certain qu’il n’est ni blanc, ni noir, c’est l’essentiel. Soit le blanc : tout le monde comprend ce que l’on désigne par là; le mot européen ne le remplace pas, car il laisse de côté le Sémite, qui assurément a plus de rapport avec le blanc qu’avec le Chinois et le nègre, ce que personne ne conteste. Celui d 'aryen, qui appartient à la linguistique, vaut encore moins, car, outre qu’il exclut aussi le Sémite, il laisse à part les Basques, les Méditerranéens et les Finnois (l’un de leurs deux types). Le mot caucasique ne vaut pas mieux, il repose sur une hypothèse non étudiée.

Par conséquent, un langage clair pour tous étant la première nécessité, nous céderons à l’usage. Tout en rejetant la couleur comme caractère primordial de classification, nous nous en servirons avec les trois mots de Cuvier : blanc , jaune et noir , de préférence à ceux pius justes de leptorrhinien, mésorrhinien et platyrrhinien. C’est nue concession à la pratique usuelle. En revanche, nous utiliserons sans arrière-pensée, dans les divisions dichotomiques secondaires, les types de couleur désignés sous les noms de blond, brun, roux, dans l’embranchement des races blanches et quelques autres distinctions de moindre importance dans les autres embranchements.

Le tableau ci-après résume ces diverses applications :

Classement des races par la couleur.

Blancs. .

Blonds. — Anglo- Scandinaves ou Kymris.

Châtains. — Celto-Slaves.

Bruns. — Méditerranéens et Sémites.

Roux. — L’un des deux types finnois.

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